Tout sur Centre fédéral d'expertise des soins de santé

Le bilan des soins apportés aux personnes souffrant d'une affection chronique est mitigé, ressort-il d'une analyse du Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE). Si certains indicateurs sont très bons, comme la qualité de la relation avec le ou la médecin, d'autres, comme la prévention ou le risque de devoir reporter des soins pour des raisons financières, sont à la traîne.

Le Centre fédéral d'expertise des soins de santé (KCE) propose d'assouplir les conditions du droit à l'oubli dont bénéficient auprès des compagnies d'assurance les personnes ayant, par le passé, souffert d'un cancer du sein. Certains délais d'attente avant de pouvoir s'assurer devraient être raccourcis de 10 à un an, plaide-t-il dans un rapport.

Pacemakers et défibrillateurs bénéficient parfois d'un monitoring à distance, pour lequel aucun remboursement n'est prévu. Et pourtant, cette technologie de télémédecine s'avère aussi sûre et efficace qu'un suivi classique par visites à l'hôpital, estime le Centre fédéral d'Expertise des Soins de santé (KCE).

Six mois après une infection au covid, grave ou légère, au moins une personne sur sept en garde encore l'un ou l'autre symptôme, indique le KCE. Il suggère dès lors de mettre sur pied un "bilan interdisciplinaire" au cours duquel médecins spécialisés, kinésithérapeutes, psychologues et travailleurs sociaux pourraient réaliser une évaluation globale du patient.

Le Centre fédéral d'Expertise des Soins de santé (KCE) propose une série de pistes visant une meilleure prise en compte de la santé physique des personnes souffrant d'une maladie mentale grave. Le KCE plaide notamment pour une approche globale, ou "holistique", dans laquelle la dichotomie entre soins psychiatriques et somatiques (ou physiques) est abandonnée.

Les preuves scientifiques de l'efficacité de certains implants auditifs sophistiqués ne suffisent pas à élargir leurs critères de remboursement actuels, ressort-il d'une étude commandée par l'Institut national d'assurance maladie-invalidité (Inami). Des données supplémentaires sont nécessaires.

La maltraitance des personnes âgées concernerait une personne sur six de 60 ans ou plus dans le monde. Mais seul un cas sur 24 serait signalé, la "pointe de l'iceberg", selon l'OMS. Le Centre fédéral d'Expertise des Soins de Santé (KCE) s'est penché sur le problème pour tenter d'y voir plus clair et d'améliorer la détection et la prise en charge des personnes concernées, sachant qu'aucune statistique n'est disponible en Belgique sur le sujet.