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Il est clair que nous ne voulons plus faire la navette entre notre domicile et notre lieu de travail tous les jours. Près de 7 personnes interrogées sur 10 espèrent que leur employeur maintiendra un régime de travail hybride avec des journées flexibles à la maison et au bureau, selon une enquête de la société de services RH Acerta et du cabinet d'études Indiville.

A peine 3% des employés de bureau dans le monde souhaitent retourner au bureau cinq jours par semaine, selon les résultats d'un sondage réalisé par le consultant Advanced Workplace Associates. Le sondage montre également que les travailleurs menacent de démissionner si leurs patrons les obligent à retourner au bureau à plein temps.

Les travailleurs qui bénéficient d'un niveau élevé de formules de travail hybrides, où ils peuvent déterminer de manière flexible le temps et le lieu de leur travail, sont moins exposés au risque d'épuisement professionnel et éprouvent davantage de satisfaction au travail. C'est ce qu'affirme Idewe, un service externe de prévention et de protection au travail.

"Si vous êtes constamment interrompu par les anecdotes et autres conversations de vos collègues, vous pouvez rapidement être surmené." Reste que la plupart des travailleurs sont soulagés de pouvoir travailler en dehors de chez eux.

Si les chiffres évoluent favorablement, les télétravailleurs vont progressivement retourner sur leur lieu de travail à partir de juin. Les employeurs doivent s'y préparer. Les aspects psychosociaux seront aussi essentiels (si pas plus) que les mesures sanitaires.

Le gouvernement a décidé de (ré)instaurer certaines mesures afin de lutter efficacement contre la propagation du coronavirus. L'une de celles-ci concerne le télétravail. Mais qu'en est-il exactement ? Un employeur peut-il obliger ses travailleurs à revenir au bureau si le télétravail est possible ? Ou bien leur interdire de revenir au bureau ?