"Les employeurs semblent les plus enthousiastes vis-à-vis du budget mobilité pour les cas où l'occupation du travailleur requiert une voiture et où celle-ci est donc la moins considérée comme une voiture salariale pure. Néanmoins, dans les cas où la voiture fait clairement partie de la politique salariale, 56% des employeurs estiment encore que le budget mobilité est une solution alternative pertinente à proposer", détaille Acerta.

Toujours selon l'enquête, plus de la moitié des travailleurs sont prêts à échanger leur voiture contre de l'argent (57%), une voiture écologique (54%), des congés supplémentaires (52%) et un abonnement pour les transports en commun (38%). "Se détacher de la voiture salariale demande un effort de la part de toutes les parties: l'employeur doit gérer l'aspect administratif et les travailleurs doivent déterminer comment régler leur mobilité. Il faut peser le pour et le contre, ce qui demande du temps et de la motivation. Nous savons qu'il existe des seuils, car l'employeur ne sait pas toujours bien comment implémenter le budget mobilité. Informer et faciliter sont des éléments clés. C'est pourquoi nous vous demandons de ne pas tirer des conclusions trop hâtives sur l'effet du budget mobilité et la sensibilisation autour du thème de la rémunération personnalisée", explique Olivier Marcq, juriste chez Acerta.