Les Européens jettent 4 millions de tonnes de vêtements par an. Et ce sont les Belges qui sont les champions d'Europe en matière de gaspillage vestimentaire. C'est que relève une enquête de LabFresh, une marque durable de prêt-à-porter masculin. Chaque année, nos compatriotes jettent en moyenne 14,8 kilos de vêtements à la poubelle. C'est sept fois plus que les Espagnols : 2 kilos par personne et par an.

Heureusement, une partie non négligeable est encore récoltée. Prenons l'exemple de Terre et de ses célèbres conteneurs bleus (ou bulles à vêtements). Cette entreprise d'économie sociale collecte, avec des partenaires, quelque de 36.000 tonnes de textiles chaque année, dont 83% sont revalorisés.

La concurrence du vide-dressing

Il faut considérer que près de la moitié des vêtements récoltés coûtent de l'argent au récolteur. Près de 17% des vêtements collectés vont directement à la poubelle ou en revalorisation énergétique (incinérés). Quelque 30 % des textiles vont à des recycleurs qui les défibrent et les réutilisent dans une fonction autre que l'habillement. Seule une petite partie est revendue en boutique. Ces dernières années, la quantité de vêtements récoltés augmente, mais leur qualité (et donc valeur marchande) diminue. Car les particuliers vendent de plus en plus leurs plus belles pièces sur internet ou lors de vide-dressing. Il y a aussi la problématique des déchets non textiles qui se retrouvent dans les conteneurs et qui empoisonnent la vie des collecteurs. La filière arrive néanmoins encore à trouver un équilibre financier. Ce qui lui permet d'employer de nombreuses personnes sans qualification (le groupe Terre compte 400 travailleurs, pas seulement actifs dans la récolte des vêtements). La finalité de ces entreprises est clairement sociale et peu lucrative. Citons aussi Oxfam Solidarité ou encore les Petits Riens.

La fripe, c'est chic

Mais revenons-en au sujet : que fait-on des vêtements issus des bulles à vêtements ? Concernant Terre et ses 2.500 bulles réparties en Wallonie et à Bruxelles, les vêtements récoltés vont être triés à Herstal ou à Fontaine-l'Evêque. Ils seront répartis en fonction de leur qualité. Dans les bulles à vêtements, il y a des matières plus intéressantes que d'autres comme les jeans de marque. Mais pour des collecteurs comme Terre, seulement de 2 à 5% du gisement représente un réel intérêt, c'est-à-dire qu'il peut être revendu en magasin de seconde main. Ce chiffre est en baisse depuis l'avènement d'enseignes comme Primark. Les vêtements sont toujours récoltés en nombre, mais ils sont de moindre qualité. Il faut pourtant les transporter, les trier et les valoriser.

Un tee-shirt abîmé deviendra un chiffon d'essuyage pour l'industrie. S'il ne l'est pas, reprenons l'exemple de Terre, il partira vers le Burkina Faso où l'entreprise y possède un centre de tri et y développe des projets en faveur des populations locales. Un autre exemple ? Un pull qui est troué sera recyclé en fibres et se retrouvera comme composant d'isolation thermique ou acoustique dans l'industrie automobile. Une partie pourrait même être utilisée dans la production de granulés destinés au... chauffage !

Les Européens jettent 4 millions de tonnes de vêtements par an. Et ce sont les Belges qui sont les champions d'Europe en matière de gaspillage vestimentaire. C'est que relève une enquête de LabFresh, une marque durable de prêt-à-porter masculin. Chaque année, nos compatriotes jettent en moyenne 14,8 kilos de vêtements à la poubelle. C'est sept fois plus que les Espagnols : 2 kilos par personne et par an.Heureusement, une partie non négligeable est encore récoltée. Prenons l'exemple de Terre et de ses célèbres conteneurs bleus (ou bulles à vêtements). Cette entreprise d'économie sociale collecte, avec des partenaires, quelque de 36.000 tonnes de textiles chaque année, dont 83% sont revalorisés.Il faut considérer que près de la moitié des vêtements récoltés coûtent de l'argent au récolteur. Près de 17% des vêtements collectés vont directement à la poubelle ou en revalorisation énergétique (incinérés). Quelque 30 % des textiles vont à des recycleurs qui les défibrent et les réutilisent dans une fonction autre que l'habillement. Seule une petite partie est revendue en boutique. Ces dernières années, la quantité de vêtements récoltés augmente, mais leur qualité (et donc valeur marchande) diminue. Car les particuliers vendent de plus en plus leurs plus belles pièces sur internet ou lors de vide-dressing. Il y a aussi la problématique des déchets non textiles qui se retrouvent dans les conteneurs et qui empoisonnent la vie des collecteurs. La filière arrive néanmoins encore à trouver un équilibre financier. Ce qui lui permet d'employer de nombreuses personnes sans qualification (le groupe Terre compte 400 travailleurs, pas seulement actifs dans la récolte des vêtements). La finalité de ces entreprises est clairement sociale et peu lucrative. Citons aussi Oxfam Solidarité ou encore les Petits Riens.Mais revenons-en au sujet : que fait-on des vêtements issus des bulles à vêtements ? Concernant Terre et ses 2.500 bulles réparties en Wallonie et à Bruxelles, les vêtements récoltés vont être triés à Herstal ou à Fontaine-l'Evêque. Ils seront répartis en fonction de leur qualité. Dans les bulles à vêtements, il y a des matières plus intéressantes que d'autres comme les jeans de marque. Mais pour des collecteurs comme Terre, seulement de 2 à 5% du gisement représente un réel intérêt, c'est-à-dire qu'il peut être revendu en magasin de seconde main. Ce chiffre est en baisse depuis l'avènement d'enseignes comme Primark. Les vêtements sont toujours récoltés en nombre, mais ils sont de moindre qualité. Il faut pourtant les transporter, les trier et les valoriser.Un tee-shirt abîmé deviendra un chiffon d'essuyage pour l'industrie. S'il ne l'est pas, reprenons l'exemple de Terre, il partira vers le Burkina Faso où l'entreprise y possède un centre de tri et y développe des projets en faveur des populations locales. Un autre exemple ? Un pull qui est troué sera recyclé en fibres et se retrouvera comme composant d'isolation thermique ou acoustique dans l'industrie automobile. Une partie pourrait même être utilisée dans la production de granulés destinés au... chauffage !