Pairi Daiza et Planckendael ont adopté des méthodes de travail différentes avec les éléphants. Si la première a recours au "contact direct", le second utilise lui la méthode du "contact protégé", qui réduit les interactions entre soigneurs et éléphants. Une coopération peut dès lors s'avérer utile car Paira Daiza peut rapidement prélever une plus grande quantité de sang chez ses pachydermes. Si aucun traitement n'existe, une transfusion de plasma peut en effet parfois aider à combattre la maladie.

D'ailleurs, l'été dernier, lorsque Planckendael s'est aperçu que Tun Kai, âgé d'un an et demi, présentait des symptômes de la maladie - une fausse alerte -, il a pu compter sur Pairi Daiza. Ce dernier lui a fourni des prélèvements de sang d'une vingtaine de ses éléphants d'Asie, afin d'en extraire le plasma.

Autre axe pour le combat contre l'herpès: la recherche. Planckendael a réunit la somme de 75.000 euros grâce à des dons, ce qui lui a permis d'envoyer un chercheur à la faculté de médecine vétérinaire de l'Université d'Utrecht (Pays-Bas) pour travailler sur un vaccin.

La Pairi Daiza Foundation finance de son côté des recherches sur la pathogenèse de l'herpès des éléphants, c'est-à-dire sur le processus responsable du déclenchement et du développement de la maladie. Il se penche aussi sur l'élaboration d'un vaccin, en collaboration avec deux institutions anglaises.

Par ailleurs, le centre de recherche scientifique des zoos d'Anvers et de Planckendael (CRC) est désormais à même de détecter préventivement l'herpès des éléphants dans le sang, ce qui permettra de prévoir les épidémies et de cartographier les facteurs à leur origine.