Ces microparticules qui brillent de mille feux sur les visages et les corps sont très polluantes et représentent une vraie menace pour la faune marine: quand on se lave, elles tombent dans les égouts et terminent dans la mer.

"J'utilisais toujours beaucoup de paillettes, je trouvais ça génial. Mais quand j'ai découvert qu'elles étaient faites de plastique et d'aluminium, je me suis dit qu'il fallait faire quelque chose pour changer ça", explique à l'AFP Frances Sansao, 29 ans, en plein préparatifs pour le carnaval qui débute officiellement vendredi.

Cette architecte de formation a lancé il y a deux ans la marque Pura Bioglitter et fait figure de pionnière dans le marché des paillettes écologiques au Brésil. L'importation de produits déjà existants venant de Grande-Bretagne ou des Etats-Unis était trop chère pour être viable, Frances a décidé de les fabriquer elle-même.

En s'inspirant de recettes de cuisine végane, elle a testé plusieurs formules, avant d'obtenir la meilleure, à base d'algues et de pierres de mica.

"Ces paillettes sont plus légères et ne sont pas nocives. Au contraire, elles font du bien à la peau et n'ont aucun impact sur la vie marine", assure-t-elle.

En trois jours à peine, "les paillettes se décomposent et reviennent à leur état naturel, des algues et des pierres, ce n'est pas un problème qu'elles terminent dans la mer".

Contrairement aux paillettes industrielles, les écologiques ont des formes irrégulières et ont un aspect métallisé, le mica brillant moins que l'aluminium.

"Les gens engagés dans la préservation de l'environnement vont comprendre que ça n'est pas exactement la même chose (que des paillettes à base de plastique), c'est une alternative écologique", admet-elle.

L'une de ses clientes, Denise Davidson, chef dans un restaurant, est conquise: "C'est vraiment bien mieux que les paillettes industrielles. Nous vivons dans une époque où l'on fait plus attention à la nature, je crois que beaucoup de gens commencer à utiliser" des produits biodégradables.