Les Belges inquiets d'une ingérence des pays étrangers dans la politique nationale

24/10/18 à 12:00 - Mise à jour à 11:24

Source: Belga

Un pays étranger qui profite d'internet pour interférer dans la politique belge, le scénario relève-t-il de la fiction ou de la réalité? Pour 58% des Belges, cette ingérence existe déjà ou va bientôt devenir une réalité, selon l'indice de sécurité 2018 d'Unisys, publié mercredi.

Les Belges inquiets d'une ingérence des pays étrangers dans la politique nationale

© Getty Images/iStockphoto

Cette entreprise mondiale de technologies de l'information a évalué le degré de confiance des consommateurs dans quatre domaines de la sécurité: nationale, financière, internet et personnelle.

Les Belges sont préoccupés par leur sécurité en général. Sur une échelle de 0 (peu inquiet) à 300 (extrêmement soucieux), le score belge se situe à 155, contre une moyenne mondiale de 173.

Ce qui inquiète le plus: la sécurité financière. La moitié (49%) des Belges se déclarent très ou extrêmement préoccupés par leurs obligations financières. La fraude par carte bancaire et le vol d'identité constituent la plus grande menace à la sécurité pour 62% des sondés.

Avec les accusations d'interférence russe dans les élections américaines, 58% des Belges sont convaincus que l'ingérence politique étrangère en ligne existe ou va devenir une réalité. En outre, 45% pensent que les systèmes de vote seront la cible de gouvernements étrangers.

Les données personnelles

Autre constat: le Belge est réticent à partager ses données personnelles. Ainsi, 23% seulement seraient prêts à partager les données de leur appareil de fitness avec leur compagnie d'assurances et 60% y sont opposés. En comparaison, la moitié des sondés au Brésil, en Malaisie et aux Philippines accepteraient de partager leurs données de santé avec leur assureur.

Néanmoins, si l'échange a un effet positif sur la santé, le Belge y est plus favorable. Ainsi, 74% accepteraient la communication directe d'un appareil médical, comme un pacemaker, avec un médecin.

Unisys a interrogé, entre le 17 août et le 3 septembre, 13.000 adultes issus de 13 pays: Argentine, Australie, Belgique, Brésil, Colombie, Allemagne, Malaisie, Mexique, Pays-Bas, Nouvelle-Zélande, Philippines, Royaume-Uni et États-Unis.

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