" L'échange de banalités n'a rien à voir avec une véritable conversation, analyse la philosophe Tinneke Beeckman, qui donne des cours de conversation la School of Life à Anvers. Lors d'une bonne conversation, on fait preuve d'une certaine vulnérabilité. On dit des choses qu'on n'a encore jamais dites avant, ou alors des choses difficile à exprimer. Pour cela, il faut être en confiance avec son interlocuteur. C'est tout le contraire pour des banalités. On n'essaie de n'aborder que des sujets sans risque, qui ne mettent pas mal à l'aise. On pourrait penser que ces conversations sont vides de sens mais elles sont plus importantes qu'on l'imagine. Elles permettent en effet de briser la glace et de se sentir à l'aise pour parler, ensuite, de sujets plus intéressants voire même entamer une relation. Il ne faut donc pas les sous-estimer. "
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