Etre grand-parent aujourd'hui, cela ressemble à quoi? Sans l'avoir cherché, la famille royale britannique nous donne un bon nombre d'éléments de réponse.

Charles, devenu récemment III, a deux fils et cinq petits-enfants, ce qui est tout à fait courant.

Au regard du jeune âge de ses petits-enfants, ce n'est pas un grand-père très jeune (73 ans). Mais lui-même n'est devenu père qu'à 33 ans et son fils à 31 ans. Si l'âge auquel on accède à la grand-parentalité en Belgique est aujourd'hui d'environ 54 ans, le fait qu'on recule de plus en plus l'âge du premier enfant (29 ans côté femmes) devrait produire à l'avenir des grands-parents plus âgés. Et néanmoins encore au boulot, comme Charles III, au sommet de sa carrière.

A l'instar de beaucoup de grands-parents qui n'hésitent pas à le reconnaître, et surtout comme s'en étonnent leurs propres enfants avec un zeste de jalousie, Charles se montre plus marrant dans son rôle de grand-père que de père. Lorsque le petit Louis, 4 ans, saute sur ses genoux en faisant le clown, il n'y a dans ses yeux qu'amusement et indulgence. La rigolade et les câlins, oui ; la discipline, ce n'est plus son rayon.

Et la transmission, c'est pour lui aussi. On l'imagine très bien sensibiliser ses petits-enfants au changement climatique, à l'agriculture biologique et à l'urbanisme durable en inspectant avec eux son beau potager d'Highgrove. Faisant ainsi mentir le cliché ridicule du 50+ fondamentalement pollueur irresponsable.

Comme nous, Charles s'est longtemps inscrit au milieu d'un sandwich générationnel, avec des parents très âgés en haut de la pyramide, et assez autoritaires, il faut le dire.

Comme un certain nombre d'entre nous, Charles s'est remarié, formant ainsi une famille recomposée avec Camilla, elle-même grand-mère. Et comme chez nous, les petits arrivent très bien à savoir qui se situe où dans ce melting pot. Camilla, qui ne s'impose pas trop dans le rôle de grand-mère du fait que les enfants sont très proches des grands-parents Middleton? C'est "Gaga" (sic). Et Elizabeth II, "Granny" de William, c'était "Gan-Gan" pour le petit Georges. Puis, il y a encore "Mamie Diana" dont la mémoire est soigneusement entretenue.

Comme dans beaucoup de familles, débarque un jour celle ou celui qui va jouer le rôle de pétard dans la fourmilière familiale. Passons les différents épisodes de cris et châtiments, Meghan et Harry font sécession et s'envolent pour les USA sans billet de retour. Comme 6% des grands-parents belges, selon les estimations, Charles n'a, on imagine, pas une relation très proche avec ces petits-enfants qu'il ne voit pas grandir au quotidien, qui s'exprimeront dans un anglais très différent du sien et qui adopteront les codes d'une autre culture.

Enfin, Charles a montré lors de son intronisation qu'il était, comme moi, incapable de se servir d'un porte-plume proprement. A force de tapoter ses notes sur un smartphone, c'est ce qui arrive à la génération qui n'a pas attendu ses petits-enfants pour apprivoiser l'informatique. Mais est quand même parfois bien contente de les appeler à la rescousse ; -)

Etre grand-parent aujourd'hui, cela ressemble à quoi? Sans l'avoir cherché, la famille royale britannique nous donne un bon nombre d'éléments de réponse. Charles, devenu récemment III, a deux fils et cinq petits-enfants, ce qui est tout à fait courant. Au regard du jeune âge de ses petits-enfants, ce n'est pas un grand-père très jeune (73 ans). Mais lui-même n'est devenu père qu'à 33 ans et son fils à 31 ans. Si l'âge auquel on accède à la grand-parentalité en Belgique est aujourd'hui d'environ 54 ans, le fait qu'on recule de plus en plus l'âge du premier enfant (29 ans côté femmes) devrait produire à l'avenir des grands-parents plus âgés. Et néanmoins encore au boulot, comme Charles III, au sommet de sa carrière. A l'instar de beaucoup de grands-parents qui n'hésitent pas à le reconnaître, et surtout comme s'en étonnent leurs propres enfants avec un zeste de jalousie, Charles se montre plus marrant dans son rôle de grand-père que de père. Lorsque le petit Louis, 4 ans, saute sur ses genoux en faisant le clown, il n'y a dans ses yeux qu'amusement et indulgence. La rigolade et les câlins, oui ; la discipline, ce n'est plus son rayon. Et la transmission, c'est pour lui aussi. On l'imagine très bien sensibiliser ses petits-enfants au changement climatique, à l'agriculture biologique et à l'urbanisme durable en inspectant avec eux son beau potager d'Highgrove. Faisant ainsi mentir le cliché ridicule du 50+ fondamentalement pollueur irresponsable.Comme nous, Charles s'est longtemps inscrit au milieu d'un sandwich générationnel, avec des parents très âgés en haut de la pyramide, et assez autoritaires, il faut le dire. Comme un certain nombre d'entre nous, Charles s'est remarié, formant ainsi une famille recomposée avec Camilla, elle-même grand-mère. Et comme chez nous, les petits arrivent très bien à savoir qui se situe où dans ce melting pot. Camilla, qui ne s'impose pas trop dans le rôle de grand-mère du fait que les enfants sont très proches des grands-parents Middleton? C'est "Gaga" (sic). Et Elizabeth II, "Granny" de William, c'était "Gan-Gan" pour le petit Georges. Puis, il y a encore "Mamie Diana" dont la mémoire est soigneusement entretenue. Comme dans beaucoup de familles, débarque un jour celle ou celui qui va jouer le rôle de pétard dans la fourmilière familiale. Passons les différents épisodes de cris et châtiments, Meghan et Harry font sécession et s'envolent pour les USA sans billet de retour. Comme 6% des grands-parents belges, selon les estimations, Charles n'a, on imagine, pas une relation très proche avec ces petits-enfants qu'il ne voit pas grandir au quotidien, qui s'exprimeront dans un anglais très différent du sien et qui adopteront les codes d'une autre culture. Enfin, Charles a montré lors de son intronisation qu'il était, comme moi, incapable de se servir d'un porte-plume proprement. A force de tapoter ses notes sur un smartphone, c'est ce qui arrive à la génération qui n'a pas attendu ses petits-enfants pour apprivoiser l'informatique. Mais est quand même parfois bien contente de les appeler à la rescousse ; -)