Selon les Nations unies, plus de 8 millions de tonnes de plastique aboutissent dans nos océans chaque année. Et, selon certaines estimations, au rythme actuel auquel nous jetons nos bouteilles en plastique, nos sacs et récipients après un seul usage, il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans à l'horizon 2050, et environ 99% des oiseaux marin auront ingéré du plastique.

On retrouve dans nos eaux tant des microplastiques primaires (vêtements synthétiques, usure de pneus, cosmétiques, ...) que secondaires (décompositions de déchets plastiques).

Outre l'impact direct qu'ils ont sur les animaux marins ou sur la flore, on finit également par les retrouver dans nos assiettes. Les tests de l'organisation ont "décelé des particules de microplastiques dans du sel marin, des moules et des crevettes grises". "Or, les microplastiques contiennent souvent des additifs qui peuvent se révéler toxiques, comme le bisphénol A qui est suspecté d'être un perturbateur endocrinien et cancérogène."

Il est donc urgent d'agir, estime Test-Achats. "Un des premiers pas est de réduire drastiquement la production et l'utilisation des plastiques à usage unique." La Commission européenne a élaboré une proposition de directive allant dans ce sens, mais elle doit encore être examinée par le Conseil et approuvée par le Parlement. "Le processus législatif est long et on ne peut plus attendre", poursuit Test-Achats. "Nous demandons dès lors à nos supermarchés d'anticiper le changement, d'en être les précurseurs, et d'arrêter d'ores et déjà la commercialisation des plastiques à usage unique tels que bâtonnets de coton-tige, couverts, assiettes, pailles, ..."