Davantage de codes de conduite au travail depuis la campagne #MeToo

13/02/19 à 10:00 - Mise à jour à 09:50

Source: Belga

Près de la moitié des entreprises belges ont mis sur pied un code visant à déterminer ce qui est toléré ou non au travail en termes de comportement et de relations. Trois quarts des sociétés ont aussi désigné une personne de confiance. "Depuis la campagne #MeToo, deux fois plus d'entreprises recadrent les comportements (déplacés) au travail", précise Tempo-Team.

Davantage de codes de conduite au travail depuis la campagne #MeToo

© Getty Images/iStockphoto

Tempo-Team a mené une étude en 2018 auprès de 2.050 travailleurs et employeurs. Une enquête similaire en 2016 montrait qu'un quart seulement des entreprises disposaient d'un code de conduite censé déterminé les comportements tolérables. Quatre sur 10 avaient aussi instauré une personne de confiance.

Selon l'enquête de l'an dernier, quatre entreprises sur 10 prennent aujourd'hui de telles mesures, pour "définir plus clairement les limites des comportements déplacés et du harcèlement sexuel". Lorsque naissent des idylles, certaines entreprises agissent spécifiquement, par exemple en changeant de département l'un des collègues amoureux.

Selon Tempo-Team, il reste cependant du travail. En effet, un travailleur sur deux ignore si son entreprise autorise ou non des relations plus rapprochées entre collègues.

"Parfois, cela débouche sur quelque chose de beau entre collègues. Lorsque c'est le cas, de bons accords sont indispensables: les employeurs sont de plus en plus nombreux à préciser un cadre pour protéger leurs travailleurs et veiller à ce que chacun puisse remplir ses tâches dans des conditions agréables", souligne dans un communiqué Valérie Denis, manager. "Des collègues qui entretiennent une idylle ont tout intérêt, eux aussi, à respecter des accords clairs, car au travail, ils sont avant tout des salariés d'une entreprise ou des collègues."

Environ quatre employés sur 10 ne voient pas d'inconvénient à ce qu'un collègue flirte avec lui/elle et un répondant sur quatre reconnaît d'ailleurs avoir déjà flirté avec un collègue. Par contre, ils sont autant à refuser catégoriquement cette éventualité, une proportion qui a légèrement augmenté (45% des répondants contre 37% en 2016).

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