L'analyse comparative révèle aussi que, durant la période allant de 2012 à 2017, seuls les trains italiens ont été plus souvent en retard que les belges. C'est en Lettonie, en Suisse et aux Pays-Bas qu'ils sont les plus ponctuels.

L'étude part du principe qu'un train "arrive à l'heure" si son éventuel retard ne dépasse pas 5 minutes et 29 secondes. Pour se conformer à cette définition, différents pays (dont la Belgique) ont dû recalculer leurs statistiques de ponctualité, alors que d'autres ne les ont pas adaptées ou se sont contentés de les estimer.

Le gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire belge, Infrabel, qui est membre de Prime, souligne dès lors qu'une comparaison est très difficile, en raison de spécificités locales (axe Bruxelles-Nord-Midi en Belgique par exemple) et des délais pris en compte dans la méthode de calcul de la ponctualité.

Un calcul interne d'Infrabel révélait néanmoins aussi que les trains en Belgique accusaient en moyenne plus de retards que dans les pays voisins. Dans cette comparaison, seul le Royaume-Uni faisait pire que la Belgique.

Depuis la fin de l'an dernier, la ponctualité des trains repart toutefois à la hausse en Belgique. Au cours des quatre premiers mois de 2019, 90,7% des trains belges n'ont pas fait (trop) attendre leurs voyageurs.