Une correction chirurgicale de la cloison nasale est l'une des interventions les plus fréquemment pratiquées par les médecins ORL. Néanmoins, les mêmes spécialistes du nez, de la gorge et des oreilles discutent encore aujourd'hui de l'utilité et des effets de cette approche. Aucune véritable recherche n'a en effet jamais été menée sur les effets de la procédure par rapport à un groupe témoin qui n'aurait, quant à lui, pas été opéré. Des chercheurs de l'Université Radboud néerlandaise viennent de réaliser une étude sur le sujet, publiée dans la célèbre revue The Lancet.

Plaintes

Une cloison nasale qui n'est pas positionnée symétriquement peut avoir un impact considérable sur la qualité de vie. Les symptômes et les plaintes varient de la sinusite chronique, des problèmes respiratoires, de la congestion nasale aux ronflements intenses et au manque de sommeil. Dans de nombreux cas, cela conduit à une intervention chirurgicale, dont les résultats sont généralement perçus comme positifs.

"Cependant, les recherches antérieures n'ont porté que sur les patients qui ont subi une chirurgie et non sur ceux qui n'en ont pas subi. Par conséquent, on ne sait pas vraiment si l'amélioration était vraiment due à la procédure ou si une approche différente aurait pu avoir un effet similaire ", explique le Dr Machteld van Egmond, chercheur principal.

Des résultats rapides

Afin d'obtenir une comparaison claire et précise, les chercheurs ont réalisé des tests sur des patients présentant ces affections nasales et une cloison oblique, pendant une période de deux ans. Les volontaires ont été divisés en deux groupes : le premier a subi une intervention chirurgicale, le second a été traité d'une autre manière, par exemple via un traitement médicamenteux afin de diminuer les symptômes.

Après seulement 3 mois, il est devenu évident que la qualité de vie des personnes ayant subi une rhinoplastie (chirurgie) s'était considérablement améliorée par rapport à l'autre groupe témoin. Les premiers ont signalé moins de congestions nasales et une meilleure circulation de l'air par le nez. Cet effet positif a atteint son plus haut niveau après seulement 6 mois et a persisté jusqu'à la fin de l'étude (2 ans).