Avec le soutien financier de la Fondation contre le cancer, le professeur Diether Lambrechts (VIB-KULeuven) mène des recherches sur les mécanismes complexes du système immunitaire afin de mieux comprendre comment les tumeurs répondent à l'immunothérapie. Cette thérapie stimule nos propres défenses naturelles pour identifier et attaquer les cellules cancéreuses.

"Au centre de notre recherche se trouve le patient cancéreux chez qui nous prélevons des échantillons de sang et des tissus tumoraux afin de les analyser en utilisant les techniques les plus innovantes. De cette façon, le tissu est décomposé au niveau des cellules individuelles, qui ont chacune leurs caractéristiques propres. Cela permet de déterminer ce qui cloche exactement avec l'immunothérapie au niveau cellulaire. Nous pouvons ainsi déterminer exactement quelles cellules posent problème. Vous pouvez comparer cette approche à un cocktail de fruits. Un fruit qui a mauvais goût peut influencer le résultat final, mais vous ne pouvez trouver le coupable qu'en analysant le contenu étape par étape. Si nous pouvons identifier la cellule qui influence négativement la réponse à l'immunothérapie, nous pouvons trouver des moyens de contourner cette dernière ou d'appliquer d'autres thérapies. Pour ce faire, nous travaillons en étroite collaboration avec des oncologues", explique Diether Lambrechts.

Les tumeurs chaudes et froides

La stratégie suivie consiste à analyser le tissu tumoral avant et parfois aussi pendant et après le traitement. "En cartographiant les changements à chaque étape, nous pouvons examiner plus en détail comment les tumeurs réagissent à l'immunothérapie et comment elles peuvent éventuellement se défendre. Nous pouvons également identifier les propriétés des tumeurs qui font qu'elles répondent ou non à l'immunothérapie."

Par exemple, le tissu tumoral est analysé en détails afin de voir s'il y a beaucoup ou peu de cellules immunitaires présentes. "Si une forte concentration de cellules immunitaires est détectée, on parle de tumeur dite chaude. Dans le cas contraire - peu de cellules immunitaires présentes -, on parle de tumeur froide. Cela explique pourquoi les tumeurs chaudes réagissent très bien à l'immunothérapie et pas les tumeurs froides. Le cancer du pancréas en est un exemple. Cette tumeur contient peu de cellules immunitaires et ne répond pas, pour l'instant, aux critères de l'immunothérapie."

Pour les personnes qui suivent une immunothérapie, l'effet sur la survie et la guérison est souvent spectaculaire, et parfois dès la première séance. Le bénéfice que vous pouvez en tirer est très important et c'est pourquoi il est bien sûr essentiel de trouver de bons biomarqueurs, afin que nous sachions exactement quels patients sont les bons "responders" qui remplissent les conditions requises [pour bénéficier de l'immunothérapie]".

Quels cancers

L'immunothérapie est un terme collectif désignant divers traitements, qui sont appliqués à différents types de tumeurs. "Les tumeurs cancéreuses qui contiennent le plus de protéines étrangères répondent de loin le mieux à l'immunothérapie. Par exemple, l'immunothérapie est aujourd'hui utilisée avec succès pour lutter contre le cancer du poumon et le cancer de la peau, où l'on retrouve beaucoup de ces mutations de corps étrangers. Certains types de cancers du rein et de la vessie, de cancers du sein, de cancers des ganglions lymphatiques et de certains cancers du sang entrent également en ligne de compte. Heureusement, la liste est de plus en plus longue", déclare le Dr Didier Vander Steichel (Fondation contre le cancer).

Diether Lambrechts voit l'importance de l'immunothérapie croître davantage à l'avenir. "Il existe déjà certains cancers qui sont traités avec succès exclusivement par immunothérapie. Et le nombre de cas pour lesquels des combinaisons d'immunothérapie sont administrées est également en augmentation. L'immunothérapie se concentre toujours sur une molécule particulière, mais grâce à des combinaisons, vous pouvez l'étendre à plusieurs cibles. Ces possibilités de combinaison augmenteront et deviendront plus importantes. Mais je ne crois pas que l'immunothérapie finira par remplacer toutes les autres thérapies contre le cancer. Le cancer est une maladie trop diverse pour cela. Dans de nombreux cas, ce traitement est déjà combiné avec succès à des thérapies classiques telles que la chimio et la radiothérapie".

Effets secondaires

Le succès de l'immunothérapie présente également un inconvénient. Car ce traitement a aussi parfois des effets secondaires, dont certains peuvent même être dangereux. Diether Lambrecht : "Les réactions auto-immunes sont les effets secondaires les plus connus de l'immunothérapie. Le système immunitaire n'attaque pas seulement la tumeur mais aussi les organes. Ces effets secondaires doivent être bien surveillés, mais ils indiquent également que le système immunitaire se bat vigoureusement contre la tumeur. "

Source : cancer.be

Avec le soutien financier de la Fondation contre le cancer, le professeur Diether Lambrechts (VIB-KULeuven) mène des recherches sur les mécanismes complexes du système immunitaire afin de mieux comprendre comment les tumeurs répondent à l'immunothérapie. Cette thérapie stimule nos propres défenses naturelles pour identifier et attaquer les cellules cancéreuses."Au centre de notre recherche se trouve le patient cancéreux chez qui nous prélevons des échantillons de sang et des tissus tumoraux afin de les analyser en utilisant les techniques les plus innovantes. De cette façon, le tissu est décomposé au niveau des cellules individuelles, qui ont chacune leurs caractéristiques propres. Cela permet de déterminer ce qui cloche exactement avec l'immunothérapie au niveau cellulaire. Nous pouvons ainsi déterminer exactement quelles cellules posent problème. Vous pouvez comparer cette approche à un cocktail de fruits. Un fruit qui a mauvais goût peut influencer le résultat final, mais vous ne pouvez trouver le coupable qu'en analysant le contenu étape par étape. Si nous pouvons identifier la cellule qui influence négativement la réponse à l'immunothérapie, nous pouvons trouver des moyens de contourner cette dernière ou d'appliquer d'autres thérapies. Pour ce faire, nous travaillons en étroite collaboration avec des oncologues", explique Diether Lambrechts.La stratégie suivie consiste à analyser le tissu tumoral avant et parfois aussi pendant et après le traitement. "En cartographiant les changements à chaque étape, nous pouvons examiner plus en détail comment les tumeurs réagissent à l'immunothérapie et comment elles peuvent éventuellement se défendre. Nous pouvons également identifier les propriétés des tumeurs qui font qu'elles répondent ou non à l'immunothérapie."Par exemple, le tissu tumoral est analysé en détails afin de voir s'il y a beaucoup ou peu de cellules immunitaires présentes. "Si une forte concentration de cellules immunitaires est détectée, on parle de tumeur dite chaude. Dans le cas contraire - peu de cellules immunitaires présentes -, on parle de tumeur froide. Cela explique pourquoi les tumeurs chaudes réagissent très bien à l'immunothérapie et pas les tumeurs froides. Le cancer du pancréas en est un exemple. Cette tumeur contient peu de cellules immunitaires et ne répond pas, pour l'instant, aux critères de l'immunothérapie."Pour les personnes qui suivent une immunothérapie, l'effet sur la survie et la guérison est souvent spectaculaire, et parfois dès la première séance. Le bénéfice que vous pouvez en tirer est très important et c'est pourquoi il est bien sûr essentiel de trouver de bons biomarqueurs, afin que nous sachions exactement quels patients sont les bons "responders" qui remplissent les conditions requises [pour bénéficier de l'immunothérapie]".L'immunothérapie est un terme collectif désignant divers traitements, qui sont appliqués à différents types de tumeurs. "Les tumeurs cancéreuses qui contiennent le plus de protéines étrangères répondent de loin le mieux à l'immunothérapie. Par exemple, l'immunothérapie est aujourd'hui utilisée avec succès pour lutter contre le cancer du poumon et le cancer de la peau, où l'on retrouve beaucoup de ces mutations de corps étrangers. Certains types de cancers du rein et de la vessie, de cancers du sein, de cancers des ganglions lymphatiques et de certains cancers du sang entrent également en ligne de compte. Heureusement, la liste est de plus en plus longue", déclare le Dr Didier Vander Steichel (Fondation contre le cancer).Diether Lambrechts voit l'importance de l'immunothérapie croître davantage à l'avenir. "Il existe déjà certains cancers qui sont traités avec succès exclusivement par immunothérapie. Et le nombre de cas pour lesquels des combinaisons d'immunothérapie sont administrées est également en augmentation. L'immunothérapie se concentre toujours sur une molécule particulière, mais grâce à des combinaisons, vous pouvez l'étendre à plusieurs cibles. Ces possibilités de combinaison augmenteront et deviendront plus importantes. Mais je ne crois pas que l'immunothérapie finira par remplacer toutes les autres thérapies contre le cancer. Le cancer est une maladie trop diverse pour cela. Dans de nombreux cas, ce traitement est déjà combiné avec succès à des thérapies classiques telles que la chimio et la radiothérapie".Le succès de l'immunothérapie présente également un inconvénient. Car ce traitement a aussi parfois des effets secondaires, dont certains peuvent même être dangereux. Diether Lambrecht : "Les réactions auto-immunes sont les effets secondaires les plus connus de l'immunothérapie. Le système immunitaire n'attaque pas seulement la tumeur mais aussi les organes. Ces effets secondaires doivent être bien surveillés, mais ils indiquent également que le système immunitaire se bat vigoureusement contre la tumeur. " Source : cancer.be