"La désinformation sur les vaccins se propage dans des pays développés, mais aussi dans des pays en développement comme le Pakistan et le Congo, ce qui met en danger la lutte contre la polio et Ebola. Les récentes annonces de Facebook et Pinterest selon lesquelles ces réseaux sociaux comptaient désormais mener les utilisateurs à des informations dignes de confiance sont les bienvenues, mais il faut en faire davantage", a martelé le directeur de l'OMS dans son discours inaugural.

Jason Hirsch, responsable de la politique publique de Facebook en matière de santé, assure que le réseau prend le problème "très au sérieux". "Lorsque nous constatons des publications telles que celles qui lient la vaccination à un risque d'autisme, nous prenons des mesures afin qu'elles n'apparaissent plus dans les premiers résultats de recherche et qu'elles ne soient plus suggérées", a-t-il détaillé.

Maggie De Block était présente au sein du même panel que M. Hirsch, qu'elle avait rencontré plus tôt dans la journée avec d'autres cadres du réseau de Mark Zuckerberg. Il a notamment été convenu que le cabinet de la ministre et l'entreprise californienne restent en contact étroit pour suivre la situation et échanger des informations. "Facebook est bien placé pour restaurer et développer la confiance du public vis-à-vis de la vaccination, et, plus généralement, pour diffuser de l'information correcte sur les questions de santé", a commenté Mme De Block.

Lors du sommet, la ministre a aussi évoqué le cas de la Belgique. "L'accès et le remboursement sont essentiels. Un vaccin sauve cinq vies chaque minute. Nous avons pourtant dû constater une résurgence de la rougeole en Wallonie et à Bruxelles à cause des gens qui ne vaccinent pas leurs enfants. C'est un phénomène que nous devons combattre."

Ces personnes "jouent avec le feu, elles risquent leur vie et celles des autres", a ajouté Jean-Claude Juncker.

Dans les pays les plus pauvres, c'est la disponibilité qui pose problème. "Un enfant sur dix n'a pas accès à la vaccination de base. Un engagement politique, de l'innovation et des investissements sont nécessaires pour parvenir à une solution", a conclu M. Adhanom Ghebreyesus.