Michel Devriese, dentiste et coordinateur à la Fondation pour la santé dentaire

Dès le XIXe siècle, les dentistes utilisent différents matériaux pour obturer les cavités des caries. Le meilleur matériau, c'est l'or, très résistant. Mais il coûte cher. Les dentistes ont alors utilisé un amalgame d'argent et de mercure, appelé " plombage ", bien qu'il ne contienne pas de plomb.

Ces amalgames sont de moins en moins utilisés, bien qu'ils se soient amé-liorés sur le plan technique. Comme ils sont peu esthétiques, on utilise désormais de nouveaux matériaux, les " composites ", qui reproduisent la couleur des dents. Mais ils ne présentent pas toutes les qualités d'un amalgame.

A l'heure actuelle, 70 % des cavités sont obturées à l'aide de composites. Les amalgames, eux, sont utilisés, notamment, pour les cavités importantes. Ils se composent à 42 % de mercure, dont la toxicité a été étudiée de près. Le risque principal ? L'allergie ! Ceci dit, les composites présentent un risque d'allergie encore plus élevé. La consommation régulière de chewing-gum ou le bruxisme usent les amalgames, ce qui peut libérer d'infimes doses de mercure. Mais c'est surtout quand on ôte un ancien amalgame que le risque de libérer du mercure est le plus grand. On conseille donc de ne pas enlever un amalgame sans raison médicale.

Michel Devriese, dentiste et coordinateur à la Fondation pour la santé dentaireDès le XIXe siècle, les dentistes utilisent différents matériaux pour obturer les cavités des caries. Le meilleur matériau, c'est l'or, très résistant. Mais il coûte cher. Les dentistes ont alors utilisé un amalgame d'argent et de mercure, appelé " plombage ", bien qu'il ne contienne pas de plomb. Ces amalgames sont de moins en moins utilisés, bien qu'ils se soient amé-liorés sur le plan technique. Comme ils sont peu esthétiques, on utilise désormais de nouveaux matériaux, les " composites ", qui reproduisent la couleur des dents. Mais ils ne présentent pas toutes les qualités d'un amalgame. A l'heure actuelle, 70 % des cavités sont obturées à l'aide de composites. Les amalgames, eux, sont utilisés, notamment, pour les cavités importantes. Ils se composent à 42 % de mercure, dont la toxicité a été étudiée de près. Le risque principal ? L'allergie ! Ceci dit, les composites présentent un risque d'allergie encore plus élevé. La consommation régulière de chewing-gum ou le bruxisme usent les amalgames, ce qui peut libérer d'infimes doses de mercure. Mais c'est surtout quand on ôte un ancien amalgame que le risque de libérer du mercure est le plus grand. On conseille donc de ne pas enlever un amalgame sans raison médicale.