Cent millions d'euros seraient débloqués pour soutenir ces nouvelles recommandations, qui tiennent compte des dernières données scientifiques et des progrès technologiques, alors que les précédentes recommandations remontent à 2003. De la sorte, "le programme européen de dépistage du cancer couvrira des types de cancer qui représentent ensemble près de 55% de tous les nouveaux cas diagnostiqués dans l'Union chaque année", a indiqué la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, au cours d'une conférence de presse.

Le dépistage du cancer du sein, actuellement recommandé par l'UE aux femmes âgées de 50 à 69 ans, serait étendu à celles de 45 à 74 ans. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) serait recommandée pour les femmes ayant des poitrines particulièrement denses.

Pour le col de l'utérus, une préférence serait accordée au dépistage du virus des papillomes humains (VPH, ou papillomavirus) chez les femmes âgées de 30 à 65 ans, tous les cinq ans ou plus, par rapport au dépistage par test de Papanicolaou.

Et pour le cancer colorectal, il serait recommandé de recourir à des tests immunochimiques fécaux chez les personnes âgées de 50 à 74 ans au lieu du dépistage par recherche du sang occulte dans les selles.

Étendre à d'autres types de cancer

Quant aux types de cancers qui seraient nouvellement inclus, la Commission recommande un dépistage pour les fumeurs et les ex-fumeurs ayant arrêté de fumer au cours des 15 dernières années, âgés de 50 à 75 ans, qui ont un historique de tabagisme de 30 paquets-années (ce qui équivaut à fumer 20 cigarettes par jour pendant 30 ans).

Pour la prostate, elle propose d'introduire un test de l'antigène prostatique spécifique (PSA), comme un test sanguin, chez les hommes jusqu'à 70 ans, en combinaison avec une IRM supplémentaire en tant que test de suivi.

Enfin, dans les pays ou régions où l'incidence et le taux de mortalité du cancer de l'estomac sont plus élevés, la Commission propose d'introduire un dépistage de la bactérie Helicobacter pylori, qui peut provoquer des ulcères d'estomac et, dans certains cas, un cancer de l'estomac.

Pour les autres cancers, les données disponibles ne justifient pas encore le dépistage à l'échelle de la population, selon la Commission. Un citoyen de l'UE sur deux devrait être confronté au cancer durant sa vie, selon les estimations.

Mme Kyriakides a insisté sur les inégalités d'accès au dépistage dans les catégories de la population les moins favorisées, une problématique qui fera l'objet de campagnes d'informations.

Les 27 États membres de l'UE pourraient adopter ces nouvelles recommandations en décembre prochain.

Cent millions d'euros seraient débloqués pour soutenir ces nouvelles recommandations, qui tiennent compte des dernières données scientifiques et des progrès technologiques, alors que les précédentes recommandations remontent à 2003. De la sorte, "le programme européen de dépistage du cancer couvrira des types de cancer qui représentent ensemble près de 55% de tous les nouveaux cas diagnostiqués dans l'Union chaque année", a indiqué la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, au cours d'une conférence de presse. Le dépistage du cancer du sein, actuellement recommandé par l'UE aux femmes âgées de 50 à 69 ans, serait étendu à celles de 45 à 74 ans. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) serait recommandée pour les femmes ayant des poitrines particulièrement denses. Pour le col de l'utérus, une préférence serait accordée au dépistage du virus des papillomes humains (VPH, ou papillomavirus) chez les femmes âgées de 30 à 65 ans, tous les cinq ans ou plus, par rapport au dépistage par test de Papanicolaou. Et pour le cancer colorectal, il serait recommandé de recourir à des tests immunochimiques fécaux chez les personnes âgées de 50 à 74 ans au lieu du dépistage par recherche du sang occulte dans les selles. Quant aux types de cancers qui seraient nouvellement inclus, la Commission recommande un dépistage pour les fumeurs et les ex-fumeurs ayant arrêté de fumer au cours des 15 dernières années, âgés de 50 à 75 ans, qui ont un historique de tabagisme de 30 paquets-années (ce qui équivaut à fumer 20 cigarettes par jour pendant 30 ans). Pour la prostate, elle propose d'introduire un test de l'antigène prostatique spécifique (PSA), comme un test sanguin, chez les hommes jusqu'à 70 ans, en combinaison avec une IRM supplémentaire en tant que test de suivi. Enfin, dans les pays ou régions où l'incidence et le taux de mortalité du cancer de l'estomac sont plus élevés, la Commission propose d'introduire un dépistage de la bactérie Helicobacter pylori, qui peut provoquer des ulcères d'estomac et, dans certains cas, un cancer de l'estomac. Pour les autres cancers, les données disponibles ne justifient pas encore le dépistage à l'échelle de la population, selon la Commission. Un citoyen de l'UE sur deux devrait être confronté au cancer durant sa vie, selon les estimations. Mme Kyriakides a insisté sur les inégalités d'accès au dépistage dans les catégories de la population les moins favorisées, une problématique qui fera l'objet de campagnes d'informations. Les 27 États membres de l'UE pourraient adopter ces nouvelles recommandations en décembre prochain.