En Belgique, quelque 39.000 nouveaux patients sont atteints d'un cancer de la peau (35.836 carcinomes et 3.069 mélanomes) chaque année. C'est la forme de cancer la plus courante et celle qui affiche la progression la plus rapide, soulignent les dermatologues du réseau représenté dans 33 pays européens.

Les patients sont toutefois nombreux à préférer faire l'autruche, alors qu'en cas de diagnostic précoce le cancer de la peau se soigne très bien.

Les médecins observent trois types de déni: celui de se protéger du soleil, celui des premiers symptômes et celui de la nécessité du suivi médical.

En Belgique, 93% des gens sont conscients qu'une trop grande exposition au soleil peut être dangereuse pour la santé, mais à peine 6% se protègent tout au long de l'année.

Le déni des premiers symptômes et la procrastination font courir un risque supplémentaire de diagnostic tardif. D'après une enquête effectuée auprès de 1.300 dermatologues dans le monde, 49% des patients attendent de 3 à 6 mois avant de consulter, 39% attendent entre 7 et 12 mois et 14% attendent un an ou plus.

"Il y a un fossé clair entre le fait de savoir comment se protéger du cancer de la peau et le fait d'adapter effectivement son comportement", déplore le dermatologue et président d'Euromelanoma Belgique, Thomas Maselis.

Or le nombre de tumeurs cutanées est en forte hausse. "Certains patients viennent encore beaucoup trop tard. Les hommes plus âgés restent un groupe particulièrement à risque. Ils se disent souvent que ce n'est qu'une petite tache sur leur peau, que cela n'aura pas d'impact sur le reste de leur corps. Il faut en finir avec ce raisonnement erroné", affirme-t-il.

Comme chaque année, Euromelanoma lancera une campagne de sensibilisation à grande échelle par le biais de brochures, d'affiches, d'activités sur les réseaux sociaux et de journées de consultation gratuites chez les dermatologues participants, du 13 au 17 mai. Plus d'informations via le site web: www.euromelanoma.org.