Sa botte secrète: le lycopène...

De la tomate, on sait surtout qu'elle est un véritable allié minceur. À juste titre car elle est gorgée d'eau (94g/100g) et de fibres (1,2g/100g) lui permettant de rassasier les appétits les plus voraces à moindres frais caloriques: 21kcal/100g, deux fois moins que la carotte râpée ou la mandarine. Mais ce légume-fruit fait bien plus encore!

Anti-cancer... Déjà riche en vitamines C anti-oxydante, la tomate se distingue surtout pas sa teneur en lycopène (3mg/100g): un pigment puissamment antioxydant responsable de sa couleur écarlate. C'est ce lycopène, de la famille des caroténoïdes, qui fait d'elle une panacée pour la santé. Les études ont en effet montré son action notoire sur la prévention des cancers hormono-dépendants (du sein et surtout de la prostate, en inhibant l'action des hormones qui y sont liées) ou encore du rein, de l'estomac, du poumon. Mais aussi du cancer de la peau (en s'accumulant dans notre peau, le lycopène neutraliserait les UV responsables du mélanome).

Anti maladies cardiovasculaires et osseuses... Toujours grâce au lycopène et à son action anti-inflammatoire, la tomate permet aussi de lutter contre le mauvais cholestérol et donc réduire les risques de maladies cardiovasculaires, mais aussi de diabète de type 2 et d'ostéoporose.

Crue, cuite ou séchée, concentrée... elle reste au top!

Contrairement à la majorité des fruits et légumes qui perdent une partie de leurs vertus une fois cuits ou pressés, la tomate conserve ses bienfaits dans tous les cas et même parfois même les développe!

Cuite: le lycopène a la particularité de voir sa biodisponibilité augmentée par la chaleur. Il est donc davantage absorbé par l'organisme quand la tomate est consommée cuite: à la provençale, en soupe, en jus, en sauce, en coulis, en pâte concentrée, séchée. Attention de choisir des pots ou tubes de sauce tomate naturels, et non additionnés de sucre... Le bêta-carotène, autre antioxydant de la famille des caroténoïdes que contient la tomate est lui aussi mieux assimilé après cuisson.

Crue: en plus du lycopène, la tomate conserve alors toute sa richesse en vitamine C (très sensible aux température), vitamine E, magnésium et calcium. Mais il faut la consommer avec la peau.

Comment bien la choisir, la conserver, la préparer

En grappe, cerise, ronde, longue... peu importe le look de la tomate. Mais pour qu'elle fourmille davantage encore de bienfaits pour la santé (et les papilles !), quelques petites astuces à retenir:

Bio et pas trop bien calibrée. Cultivée bio, la tomate est non seulement dénuée de résidus de pesticides mais aussi, selon les études scientifiques, plus riche en antioxydants car obligée d'activer son système de défense naturelle pour bien pousser. Qu'elle ne soit pas parfaitement ronde ou rouge est aussi un gage de culture naturelle, de proximité... et de bon goût.

Pas au frigo. Saveurs et texture se décomposant sous le froid, il est préférable de conserver la tomate à température ambiante... mais à l'ombre et pas plus de 2 jours pour préserver sa vitamine C.

Avec de l'huile d'olive. Le lycopène est liposoluble, autrement dit, son assimilation par l'organisme est accrue lorsqu'il est associé à un corps gras. Le filet d'huile d'olive (à cru ou en cuisson) ou de colza (uniquement à cru) est donc fortement recommandé pour les plats comme pour les sauces!

Deux par jour. À moins d'être allergique à certaines protéines de la tomate comme cela peut être le cas avec le poivron vert ou les fraises, il est conseillé de consommer l'équivalent de 2 tomates par jour (fraîche, cuite, en sauce, en jus...) pour faire le plein de lycopène protecteur. Ou, dans une moindre proportion, de picorer quelques tomates séchées ou ne plus bouder le concentré de tomate.

Auteur : Magali Quent (NT-F.com)