L'été avait permis de recharger les batteries. De 8,47% en juillet, les appels au centre qui mentionnaient directement le Covid-19 comme source de mal-être étaient passés à 6,7% en août, puis 5,5% en septembre. Octobre et son reconfinement ont toutefois fait remonter ce chiffre à 9,8%. Il reste en outre en-deçà de la réalité car "de nombreux bénévoles évoquent le fait que la crise sanitaire impacte directement les appelants mais que ces appelants, par habitude ou usure, ne référencent plus le Covid directement", note le Centre de prévention du suicide (CPS).

Dans son premier bilan publié fin juin, le CPS observait que la crise sanitaire amplifiait les idées noires, bien que le suicide reste multifactoriel. Les conséquences socio-économiques du coronavirus (instabilité, faillites, pertes d'emploi, etc.) ont ainsi "participé à une augmentation des facteurs de risque suicidaire".

Moins d'énergie, moins de motivation

Lors de la première vague, les citoyens ont mobilisé des ressources qu'ils n'ont pas encore eu le temps de renouveler, explique l'organisme. Ils affrontent donc la deuxième vague avec moins d'énergie. De plus, l'apparition du virus en mars nourrissait tout de même l'espoir que la crise soit brève. Après huit mois, cet espoir s'est amenuisé.

La motivation, aussi, s'est érodée. Certains "ont la sensation que leurs efforts ne sont pas récompensés car les résultats positifs attendus - la fin de la crise - ne sont pas là", analyse le centre.

"La crise est censée être un phénomène aigu, avec un début et une fin. Dans le contexte de cette crise sanitaire, elle s'inscrit en revanche dans la durée." Pour certaines personnes, cette deuxième vague constitue "la goutte d'eau qui fait déborder le vase".

"Ne pas rester seul"

"Chaque personne a une histoire singulière", note le Centre de prévention du suicide, mais pour chacun "il est important de ne pas rester seul". "La prévention du suicide peut être exercée par tous", en étant attentifs "aux signes de détresse exprimés par les personnes qui sont en crise" et en prenant "contact avec ceux qui sont isolés ou qui ne donnent plus de nouvelles" pour notamment les rediriger vers les ressources appropriées.

L'été avait permis de recharger les batteries. De 8,47% en juillet, les appels au centre qui mentionnaient directement le Covid-19 comme source de mal-être étaient passés à 6,7% en août, puis 5,5% en septembre. Octobre et son reconfinement ont toutefois fait remonter ce chiffre à 9,8%. Il reste en outre en-deçà de la réalité car "de nombreux bénévoles évoquent le fait que la crise sanitaire impacte directement les appelants mais que ces appelants, par habitude ou usure, ne référencent plus le Covid directement", note le Centre de prévention du suicide (CPS). Dans son premier bilan publié fin juin, le CPS observait que la crise sanitaire amplifiait les idées noires, bien que le suicide reste multifactoriel. Les conséquences socio-économiques du coronavirus (instabilité, faillites, pertes d'emploi, etc.) ont ainsi "participé à une augmentation des facteurs de risque suicidaire". Lors de la première vague, les citoyens ont mobilisé des ressources qu'ils n'ont pas encore eu le temps de renouveler, explique l'organisme. Ils affrontent donc la deuxième vague avec moins d'énergie. De plus, l'apparition du virus en mars nourrissait tout de même l'espoir que la crise soit brève. Après huit mois, cet espoir s'est amenuisé. La motivation, aussi, s'est érodée. Certains "ont la sensation que leurs efforts ne sont pas récompensés car les résultats positifs attendus - la fin de la crise - ne sont pas là", analyse le centre. "La crise est censée être un phénomène aigu, avec un début et une fin. Dans le contexte de cette crise sanitaire, elle s'inscrit en revanche dans la durée." Pour certaines personnes, cette deuxième vague constitue "la goutte d'eau qui fait déborder le vase". "Chaque personne a une histoire singulière", note le Centre de prévention du suicide, mais pour chacun "il est important de ne pas rester seul". "La prévention du suicide peut être exercée par tous", en étant attentifs "aux signes de détresse exprimés par les personnes qui sont en crise" et en prenant "contact avec ceux qui sont isolés ou qui ne donnent plus de nouvelles" pour notamment les rediriger vers les ressources appropriées.