Les plantes graminées, comme le blé ou le bambou, représentent chez nous plus d'une centaine d'espèces herbacées et utilisent le vent pour se reproduire. Elles ont des fleurs disposées en épi et se retrouvent couramment le long des chemins ou dans les prairies. À cause du grand nombre d'espèces successivement en fleurs, leur période de pollinisation, qui débute généralement à la mi-mai, s'étale sur deux mois en moyenne.

Si les tout premiers grains de pollen ont été détectés fin avril, leurs taux ne sont devenus plus réguliers qu'au début du mois de mai. L'été arrivant peu à peu, ces taux ont progressivement augmenté ces derniers jours en Belgique, en particulier à Marche-en-Famenne où le seuil critique de 50 grains/m³ d'air a été atteint vendredi dernier. À partir de cette limite, la majorité de la population allergique aux graminées risque de ressentir des symptômes.

L'allergie au pollen, une maladie chronique diagnostiquée par un médecin, se marque par des picotements, des larmoiements et des rougeurs aux yeux. Les personnes qui en souffrent ont le nez bouché, les sinus encombrés, éternuent... Elles ressentent parfois des démangeaisons à l'arrière de la bouche ou dans la gorge.

Pour limiter les désagréments, l'Institut Sciensano préconise d'éviter les facteurs irritants comme le tabac ou les parfums d'intérieur (bougies, encens, etc.), de porter des lunettes de soleil pour limiter les réactions de contact, de ne pas sécher son linge à l'extérieur ou encore de ne pas se livrer à une activité sportive dehors.