La consommation d'alcool et le surpoids, des caractéristiques préoccupantes en Belgique

12/09/18 à 09:52 - Mise à jour à 09:48

Source: Belga

Selon un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) consacrée à la santé des Européens, l'espérance de vie a augmenté pour les habitants du Vieux Continent, mais les progrès sont très inégaux d'un pays à l'autre ou entre les différents genres et générations. Avec un longue espérance de vie, la Belgique présente des résultats satisfaisants en ce qui concerne le tabac ou la mortalité prématurée. Mais la consommation d'alcool par les Belges et leur surpoids sont en revanche des caractéristiques préoccupantes car au-dessus de la moyenne régionale.

La consommation d'alcool et le surpoids, des caractéristiques préoccupantes en Belgique

© Istock (Montage)

Ce "Rapport sur la santé en Europe", publié tous les 3 ans par l'OMS (l'édition 2018 suit 2012 et 2015), pointe particulièrement le rôle joué par le tabagisme, l'alcool, le surpoids, l'obésité et le manque de vaccination dans les différences observées.

L'espérance de vie globale, à travers la "région européenne", qui est pour l'OMS bien plus large que l'UE, a augmenté sur les 5 dernières années: la moyenne s'est accrue de plus d'un an pour passer à 77,8 ans. Cependant, le gouffre est important entre les deux extrémités du spectre. Il y a plus de 11 ans de différence entre l'espérance de vie la plus élevée et la plus basse des pays européens ( 83,1 ans au Luxembourg et 70,7 ans au Turkménistan).

Certains points problématiques sont relevés, dont de récentes épidémies de rougeole et rubéole et une courbe ascendante de la tendance au surpoids et à l'obésité parmi les adultes dans la région européenne.

En Belgique, l'espérance de vie est de 81,2 ans ( 83,5 ans pour les femmes et 78,8 ans pour les hommes) soit plus longue que la moyenne régionale (77,8 ans). Dans l'UE, les Luxembourgeois, les Français et les Espagnols vivent les plus vieux, avec une espérance de vie de 83 ans.

La mortalité prématurée, imputable aux quatre principales maladies non transmissibles - les maladies cardiovasculaires, le cancer, le diabète et les maladies respiratoires chroniques - est assez basse en Belgique, soit 229,4 cas pour 100.000 personnes, contre une moyenne de 379,6 dans le bloc.

Les Belges mangent et boivent beaucoup trop

Surcharge pondérale et obésité sont des facteurs de risque liés au mode de vie considérés comme un sujet de préoccupation pour l'Organisation mondiale de la santé. Car ces phénomènes sont en hausse dans la plupart des États membres, et la Belgique n'échappe pas à la tendance. Notre pays ne se situe que légèrement en dessous de la moyenne du bloc en matière d'obésité (22,1% contre 23,3%). Le surpoids est davantage encore une problématique à souligner dans le Royaume. La prévalence est de 59,5% (contre 58,7% au niveau régional), soit plus d'une personne sur deux. L'OMS relève que la surcharge pondérale est plus fréquente chez les hommes, une tendance confirmée en Belgique avec 67,5 des hommes en surpoids contre 51,4% des femmes.

Mais l'ombre au tableau de notre pays est surtout la surconsommation d'alcool par les Belges. La Belgique est le troisième pays de l'UE où l'absorption d'alcool est la plus élevée, soit 12,6 litres par personne et par an, après la Lituanie (15,2 litres/personne), et la République tchèque (12,7 L/p).

De manière générale, l'OMS constate que la consommation d'alcool, à la hausse dans les années 1990 et 2000, recule régulièrement depuis 2008 dans le bloc mais reste élevée, à 8,6 litres par personne et par an en 2014 ( contre 6,4 L/personne dans le monde). La moyenne de l'UE (10,2 L/p) aussi plus élevée par rapport au reste de la région.

En termes de tabagisme, la Belgique peut se targuer d'être sous la moyenne européenne, avec 23,9% des fumeurs, contre une moyenne régionale de 29,2%. Les hommes belges ont plus tendance à fumer que les femmes (27,5% contre 20,5%).

Les niveaux de vaccination des enfants belges sont quasi maximums atteignant 96% pour la rougeole et 98 % pour la poliomyélite, soit une couverture supérieure à la moyenne régionale européenne (94,3 % pour la rougeole et 96,1 % pour la poliomyélite en 2015).

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