La Mutualité chrétienne (MC), ses différents mouvements francophones et néerlandophones (mouvements des aînés, organisations de jeunesse mais aussi les mouvements de personnes malades, valides et handicapées) et l'UCLouvain ont mené cette étude auprès de plus de 7.000 personnes. Celles-ci ont été réparties en quatre groupes: les volontaires actifs dans un ou plusieurs mouvements de la MC; les membres de la MC actifs dans une association ou une organisation, les membres de la MC qui prennent part à la vie associative de manière passive et les membres de la MC qui n'y participent pas du tout.

À la suite d'un questionnaire envoyé aux répondants, les principaux constats dressés par cette étude montrent qu'il y a un impact positif sur le bien-être des personnes qui participent activement à la vie associative. Confiance en soi, estime de soi, soutien social, empathie, épanouissement, intégration dans la société, sens de l'existence... Tous ces facteurs ont ainsi augmenté. De plus, les volontaires actifs ont également le sentiment d'être en meilleure santé que les personnes qui ne participent pas du tout à la vie active. Ces dernières ont d'ailleurs une perception moins bonne de leur santé et un sentiment de solitude plus prégnant.

"Le volontariat permet de rompre l'isolement, de créer des liens sociaux, de se rendre utile, de mettre en oeuvre ses convictions. La personne se sent valorisée. Elle peut aussi compter sur le soutien du réseau auquel elle appartient. Cela participe au sentiment d'être en bonne santé", s'enthousiasme Jean Hermesse, vice-président de la Mutualité chrétienne.

Moins de médicalisation

Lorsqu'on se sent en bonne santé, on a moins souvent recours aux soins de santé. La participation à la vie associative - qui améliore le sentiment de bien-être - influence donc positivement la santé des citoyens. L'étude montre en effet que les bénévoles et volontaires font moins souvent appel au médecin et ce, indépendamment de leur âge et de leur genre, qu'ils vivent seuls ou non, qu'ils bénéficient de l'intervention majorée ou non.

À l'inverse, les personnes qui ne participent pas à la vie associative présentent, en volume, une consommation de médicaments significativement plus élevée.

"Ceux-ci entrent en cohérence avec un courant scientifique qui montre combien la participation à la vie sociale va de pair avec le bien-être. Le volontariat n'est pas seulement une source d'enrichissement pour la vie en société, il l'est aussi pour la santé et le bien-être de ceux qui s'y engagent", affirment Jessica Morton et Bernard Rimé, chercheurs à l'UCLouvain.