Les mécanismes sous-jacents aux symptômes du covid de longue durée restent encore largement inconnus. De plus, comme le spectre de ces symptômes est très large, plusieurs mécanismes différents sont probablement à l'oeuvre et interfèrent entre eux. Par ailleurs, les données scientifiques sont encore assez limitées et très hétérogènes, et décrivent des formes, des durées et des sévérités différentes, avertit l'organisation.

Le KCE a distingué deux catégories de symptômes:

  • ceux qui sont clairement associés au dysfonctionnement d'un organe : tels que des lésions de fibrose pulmonaire, une contractilité cardiaque altérée ou une insuffisance rénale;
  • et ceux qui ne le sont pas : tels que des maux de tête, une fatigue persistante, un malaise post-effort, mais aussi les troubles de l'humeur.

Des complications cardiovasculaires et musculaires

Ainsi, pour ce qui concerne le système vasculaire, le KCE explique que des complications cardiovasculaires peuvent survenir, telles qu'un infarctus du myocarde, un AVC ou une embolie pulmonaire, pendant la phase aigüe de la maladie. De telles lésions peuvent laisser des séquelles persistantes et les mécanismes à l'origine de ces accidents seraient une activation de la cascade de la coagulation à la suite de dysfonctionnements, notamment sur la paroi interne des vaisseaux sanguins, dans les plaquettes et dans la régulation de la tension artérielle.

En plus des problèmes vasculaires dus aux perturbations de la coagulation, certains dégâts pourraient être causés aux cellules musculaires cardiaques, directement par le virus ou indirectement après la libération de cytokines lors de la réaction inflammatoire systémique. Des modifications structurales du coeur pourraient s'ensuivre, avec activation subséquente des voies de la fibrose, le tout pouvant mener à une décompensation cardiaque ou des arythmies.

Des troubles neurocognitifs

Au niveau du système nerveux, de nombreux mécanismes d'action sont évoqués pour expliquer les symptômes d'ordre neurocognitif, tels que les difficultés de concentration, les troubles de mémoire et les troubles des fonctions exécutives. En ce qui concerne les céphalées ou les douleurs, quelques articles font un lien avec les mécanismes supposément impliqués dans le syndrome de fatigue chronique. Ici également interviendrait une neuro-inflammation à la fois périphérique et centrale. Pour expliquer les troubles de l'odorat, les hypothèses portent surtout sur un envahissement viral direct du neuro-épithélium olfactif (une muqueuse de la cavité nasale).

Perturbations immunitaires et inflammatoires

Des perturbations d'ordre immunitaire ou inflammatoire sont également très probablement impliquées dans la genèse des dysfonctionnements observés dans les organes atteints. Cette hypothèse pourrait expliquer les variations de la susceptibilité individuelle à développer un covid de longue durée. Des études ont montré des signes d'inflammation dans différents organes. Une étude a démontré des anomalies de fonctionnement immunitaire et une autre a objectivé la persistance de marqueurs sanguins d'inflammation et de dysfonction mitochondriale, y compris chez des patients asymptomatiques.

Système gastro-intestinal touché

Enfin, les symptômes les plus couramment évoqués au niveau du système gastro-intestinal sont les diarrhées, les nausées et les crampes abdominales. Les hypothèses évoquées ici impliquent soit la persistance d'une inflammation intestinale faisant suite à l'infection virale, soit un dysfonctionnement du système nerveux autonome, soit encore des lésions directes du tractus hépatobiliaire.

Les mécanismes sous-jacents aux symptômes du covid de longue durée restent encore largement inconnus. De plus, comme le spectre de ces symptômes est très large, plusieurs mécanismes différents sont probablement à l'oeuvre et interfèrent entre eux. Par ailleurs, les données scientifiques sont encore assez limitées et très hétérogènes, et décrivent des formes, des durées et des sévérités différentes, avertit l'organisation. Le KCE a distingué deux catégories de symptômes: Ainsi, pour ce qui concerne le système vasculaire, le KCE explique que des complications cardiovasculaires peuvent survenir, telles qu'un infarctus du myocarde, un AVC ou une embolie pulmonaire, pendant la phase aigüe de la maladie. De telles lésions peuvent laisser des séquelles persistantes et les mécanismes à l'origine de ces accidents seraient une activation de la cascade de la coagulation à la suite de dysfonctionnements, notamment sur la paroi interne des vaisseaux sanguins, dans les plaquettes et dans la régulation de la tension artérielle. En plus des problèmes vasculaires dus aux perturbations de la coagulation, certains dégâts pourraient être causés aux cellules musculaires cardiaques, directement par le virus ou indirectement après la libération de cytokines lors de la réaction inflammatoire systémique. Des modifications structurales du coeur pourraient s'ensuivre, avec activation subséquente des voies de la fibrose, le tout pouvant mener à une décompensation cardiaque ou des arythmies. Au niveau du système nerveux, de nombreux mécanismes d'action sont évoqués pour expliquer les symptômes d'ordre neurocognitif, tels que les difficultés de concentration, les troubles de mémoire et les troubles des fonctions exécutives. En ce qui concerne les céphalées ou les douleurs, quelques articles font un lien avec les mécanismes supposément impliqués dans le syndrome de fatigue chronique. Ici également interviendrait une neuro-inflammation à la fois périphérique et centrale. Pour expliquer les troubles de l'odorat, les hypothèses portent surtout sur un envahissement viral direct du neuro-épithélium olfactif (une muqueuse de la cavité nasale). Des perturbations d'ordre immunitaire ou inflammatoire sont également très probablement impliquées dans la genèse des dysfonctionnements observés dans les organes atteints. Cette hypothèse pourrait expliquer les variations de la susceptibilité individuelle à développer un covid de longue durée. Des études ont montré des signes d'inflammation dans différents organes. Une étude a démontré des anomalies de fonctionnement immunitaire et une autre a objectivé la persistance de marqueurs sanguins d'inflammation et de dysfonction mitochondriale, y compris chez des patients asymptomatiques.Enfin, les symptômes les plus couramment évoqués au niveau du système gastro-intestinal sont les diarrhées, les nausées et les crampes abdominales. Les hypothèses évoquées ici impliquent soit la persistance d'une inflammation intestinale faisant suite à l'infection virale, soit un dysfonctionnement du système nerveux autonome, soit encore des lésions directes du tractus hépatobiliaire.