1. Y a-t-il de plus en plus de cancers du sein ?

Scientifiquement, aucune certitude. Les cas de cancers du sein augmentent dans les pays industrialisés mais cela s'explique par plusieurs facteurs. Culturels, comme la consommation importante de graisses, des règles plus précoces, le fait d'avoir un premier enfant après 30 ans, et des facteurs environnementaux, tels la pollution et la radioactivité. Avec le vieillissement de la population, les femmes ont plus de risques de développer un cancer du sein. Actuellement, une femme sur huit risque de souffrir d'un cancer du sein au cours de sa vie.

Retour

2. Quelles sont les chances de survie ?

Tout dépend du type de tumeur et du stade auquel on la dépiste. Si la tumeur est peu agressive et détectée tôt dans son développement (moins d'1 cm), les chances sont de 90 % après cinq ans. Ce qui est fort encourageant. Si les ganglions de l'aisselle sont atteints, les chances de survie sont d'environ 50 % à 75 % après cinq ans. Il est essentiel de détecter la tumeur très tôt.

Au fil des ans, la vision que l'on a du cancer a évolué : on ne le considère plus comme une maladie mortelle mais comme une maladie chronique. Il est donc primordial d'améliorer la qualité de vie des patients. Dans cette optique, les statistiques de décès viennent en seconde position.

Retour

3. Qu'en est-il de l'auto-palpation ?

Les statistiques semblent démontrer que l'auto-palpation des seins n'a pas permis de réduire la mortalité. On brandit le même argument contre les screenings, l'examen gratuit proposé aux femmes.

L'auto-palpation est controversée et, en effet, il n'est pas évident de bien s'y prendre. Mais il est important qu'une femme connaisse ses seins, afin de pouvoir prévenir son médecin en cas d'anomalie. Une femme de 40 ans qui a le mamelon un peu rentré, cela n'a rien de problématique. Mais si elle en fait subitement le constat, cela peut être un signe. Dès qu'une lésion ou une anomalie dure plus d'un mois, il faut en parler à son médecin. Les femmes doivent faire examiner leurs seins chaque année par leur gynécologue ou leur médecin traitant, et faire une mammographie, car certaines tumeurs échappent à la palpation. Il faut se faire suivre ainsi dès 40 ans. Dans les familles à risque, les femmes doivent être suivies dès l'âge de 25 ans.

Retour

4. Examen gratuit ou visite de contrôle ?

Le screening a pour but de déceler les lésions indétectables au palper. En Belgique, il est gratuit pour les femmes de 50 à 69 ans. C'est à partir de 50 ans que les images sont les plus parlantes, car les seins contiennent alors plus de graisse et moins de tissu glandulaire. Une mammographie, telle que prescrite par un médecin ou un gynécologue, donne une image nettement plus détaillée.

Retour

5. Peut-on prévenir le cancer du sein ?

Dans le cas d'une prédisposition familiale, c'est possible mais sans garantie totale. 10 % des cas de cancers du sein sont liés à une anomalie chromosomique augmentant le risque de maladie. Les femmes concernées courent jusqu'à 80 % de risque d'en souffrir. L'actrice américaine Christina Applegate s'est récemment fait amputer des deux seins à cause de ce risque, qu'elle a ainsi réduit de 90 %.

Retour

6. Le traitement hormonal de substitution pris durant la ménopause augmente-t-il le risque de cancer du sein ?

Avant, on prescrivait de fortes doses d'hormones. Les dosages actuels, bien plus faibles permettent d'éviter ce risque.

Retour

7. Les femmes ayant eu un cancer du sein peuvent-elles prendre des hormones en cas de désagréments liés à la ménopause ?

Non. Il n'y a aucune preuve scientifique véritable que cela soit nocif mais, pour des raisons éthiques, il est inimaginable de mener des expériences avec un groupe de femmes concernées.

Retour

8. Quelle est l'utilité des cliniques du sein ?

Elles offrent aux patientes un traitement individualisé prenant en compte un maximum de facteurs. Le cancer du sein y est traité de manière pluridisciplinaire, par des oncologues, chirurgiens et thérapeutes, sans oublier le suivi psychologique.

Retour

9. Comment lutter contre certains effets secondaires, comme les gros bras ?

Cela survient parfois si les glandes de l'aisselle sont atteintes et ont dû être ôtées. Avant, on n'hésitait pas à les retirer en même temps qu'un sein. Aujourd'hui, on vérifie d'abord si les ganglions lymphatiques sont touchés. On a par là même réduit le risque de gros bras. Lorsqu'il faut malgré tout retirer les ganglions, la kinésithérapie peut aider.

Retour

10. A partir de quand une femme ayant souffert d'un cancer du sein peut-elle s'estimer guérie?

En règle générale, quand une femme n'a pas connu de rechute dans les cinq années. Mais il subsiste toujours un faible risque de récidive.

La plupart des patientes acceptent bien la radiothérapie et la chimiothérapie mais le traitement anti-hormonal par voie orale reste souvent mal suivi. On commence par oublier une gélule, puis on néglige de s'en faire prescrire à nouveau et, finalement, on interrompt le traitement. Au bout de trois ans, la motivation faiblit un peu. En outre, certaines femmes sont effrayées par ce qu'elles lisent sur la notice qui accompagne les médicaments. Mais le traitement ne donne sa pleine mesure que si on le suit rigoureusement pendant cinq ans.

Retour

Des pistes prometteuses

  • L'une des pistes les plus prometteuses est la mise " hors service " d'une molécule qui pousse la tumeur à se propager. Une équipe australienne a déjà obtenu des résultats positifs.
  • Des chercheurs américains se concentrent sur une toute récente découverte : des cellules apparemment saines propagent le cancer vers d'autres organes.
  • Le Breast international group (Big) a vu le jour en Belgique, en 1996. Son rôle est de permettre aux équipes du monde entier de coopérer et de s'échanger, de manière souple et rapide, toutes les informations existantes.

Retour

Scientifiquement, aucune certitude. Les cas de cancers du sein augmentent dans les pays industrialisés mais cela s'explique par plusieurs facteurs. Culturels, comme la consommation importante de graisses, des règles plus précoces, le fait d'avoir un premier enfant après 30 ans, et des facteurs environnementaux, tels la pollution et la radioactivité. Avec le vieillissement de la population, les femmes ont plus de risques de développer un cancer du sein. Actuellement, une femme sur huit risque de souffrir d'un cancer du sein au cours de sa vie.RetourTout dépend du type de tumeur et du stade auquel on la dépiste. Si la tumeur est peu agressive et détectée tôt dans son développement (moins d'1 cm), les chances sont de 90 % après cinq ans. Ce qui est fort encourageant. Si les ganglions de l'aisselle sont atteints, les chances de survie sont d'environ 50 % à 75 % après cinq ans. Il est essentiel de détecter la tumeur très tôt. Au fil des ans, la vision que l'on a du cancer a évolué : on ne le considère plus comme une maladie mortelle mais comme une maladie chronique. Il est donc primordial d'améliorer la qualité de vie des patients. Dans cette optique, les statistiques de décès viennent en seconde position.RetourLes statistiques semblent démontrer que l'auto-palpation des seins n'a pas permis de réduire la mortalité. On brandit le même argument contre les screenings, l'examen gratuit proposé aux femmes. L'auto-palpation est controversée et, en effet, il n'est pas évident de bien s'y prendre. Mais il est important qu'une femme connaisse ses seins, afin de pouvoir prévenir son médecin en cas d'anomalie. Une femme de 40 ans qui a le mamelon un peu rentré, cela n'a rien de problématique. Mais si elle en fait subitement le constat, cela peut être un signe. Dès qu'une lésion ou une anomalie dure plus d'un mois, il faut en parler à son médecin. Les femmes doivent faire examiner leurs seins chaque année par leur gynécologue ou leur médecin traitant, et faire une mammographie, car certaines tumeurs échappent à la palpation. Il faut se faire suivre ainsi dès 40 ans. Dans les familles à risque, les femmes doivent être suivies dès l'âge de 25 ans.RetourLe screening a pour but de déceler les lésions indétectables au palper. En Belgique, il est gratuit pour les femmes de 50 à 69 ans. C'est à partir de 50 ans que les images sont les plus parlantes, car les seins contiennent alors plus de graisse et moins de tissu glandulaire. Une mammographie, telle que prescrite par un médecin ou un gynécologue, donne une image nettement plus détaillée.RetourDans le cas d'une prédisposition familiale, c'est possible mais sans garantie totale. 10 % des cas de cancers du sein sont liés à une anomalie chromosomique augmentant le risque de maladie. Les femmes concernées courent jusqu'à 80 % de risque d'en souffrir. L'actrice américaine Christina Applegate s'est récemment fait amputer des deux seins à cause de ce risque, qu'elle a ainsi réduit de 90 %.RetourAvant, on prescrivait de fortes doses d'hormones. Les dosages actuels, bien plus faibles permettent d'éviter ce risque.RetourNon. Il n'y a aucune preuve scientifique véritable que cela soit nocif mais, pour des raisons éthiques, il est inimaginable de mener des expériences avec un groupe de femmes concernées. RetourElles offrent aux patientes un traitement individualisé prenant en compte un maximum de facteurs. Le cancer du sein y est traité de manière pluridisciplinaire, par des oncologues, chirurgiens et thérapeutes, sans oublier le suivi psychologique. RetourCela survient parfois si les glandes de l'aisselle sont atteintes et ont dû être ôtées. Avant, on n'hésitait pas à les retirer en même temps qu'un sein. Aujourd'hui, on vérifie d'abord si les ganglions lymphatiques sont touchés. On a par là même réduit le risque de gros bras. Lorsqu'il faut malgré tout retirer les ganglions, la kinésithérapie peut aider.RetourEn règle générale, quand une femme n'a pas connu de rechute dans les cinq années. Mais il subsiste toujours un faible risque de récidive.La plupart des patientes acceptent bien la radiothérapie et la chimiothérapie mais le traitement anti-hormonal par voie orale reste souvent mal suivi. On commence par oublier une gélule, puis on néglige de s'en faire prescrire à nouveau et, finalement, on interrompt le traitement. Au bout de trois ans, la motivation faiblit un peu. En outre, certaines femmes sont effrayées par ce qu'elles lisent sur la notice qui accompagne les médicaments. Mais le traitement ne donne sa pleine mesure que si on le suit rigoureusement pendant cinq ans.RetourRetour