Lise est audiologue chez Amplifon Louvain. À 50 ans tout juste, nous sommes confrontés aux divers contrôles physiques qui vont de pair avec cet âge. Nous n'avons pas de véritables problèmes d'audition mais, depuis quelques années, nous avons le sentiment d'être obligé de lire de plus en plus souvent sur les lèvres pour suivre des conversations dans un espace un peu bruyant. Nous avons lu que ce phénomène est connu sous le nom d'"effet cocktail party". L'optimiste qui vit au fond de nous retient exclusivement les deux derniers mots et ferme les yeux sur le premier. Cet aspect ne nous préoccupe pas vraiment, mais il reste que dès que le brouhaha se calme, nous percevons des bruits fantômes. Serait-ce des acouphènes ? Ou plutôt des séquelles de ce concert rock d'il y a tellement d'années ?

" Nos plaintes sont-elles suffisamment graves pour que nous allions frapper à la porte d'Amplifon pour un test acoustique gratuit ? ", demandons-nous à Lise. " Mieux vaut passer chez nous dès que vous ressentez que quelque chose va moins bien ", dit-elle. " Si nous constatons à temps une perte d'acoustique, nous pouvons y remédier et faire en sorte de ralentir son développement. "

Mieux vaut passer chez nous dès que vous ressentez que quelque chose va moins bien.

Le test d'audition comporte quatre parties. En premier lieu, l'audiologue va vérifier dans quelles conditions nous entendons moins bien, ce qui lui permettra d'en évaluer l'impact sur notre vie quotidienne. Ensuite, elle vérifiera les antécédents médicaux et nous demandera d'estimer à quel point nous entendons bien ou mal dans certaines circonstances. " Nous utiliserons ensuite cette évaluation personnelle en vue d'avoir un point de référence lorsque nous testons des appareils auditifs ", ajoute Lise. " Dans ce même objectif, nous nous fixons des objectifs personnels comme "Je veux profiter plus pleinement de la musique", "Je veux mieux entendre le gazouillis des oiseaux" ou "Je veux pouvoir suivre sans effort les conversations au bistrot". "

Un audiogramme personnel

Après l'otoscopie, qui permet à Lise de vérifier d'éventuelles anomalies dans nos conduits auditifs, un nouveau test déterminera à quel niveau d'audition nous pouvons suivre confortablement une conversation (57 dB) et à partir de quand le bruit ambiant est considéré comme gênant (37 dB). Grâce à des bips de tonalités diverses et à une modification régulière du volume dans les écouteurs, l'audiologue va pouvoir dessiner notre audiogramme. " Un tel audiogramme est un schéma simple qui montre s'il y a ou non une perte d'audition, de quel niveau et dans quelles fréquences ", poursuit Lise. " Dans votre cas, tout est normal : vous entendez les sons à partir de 20 dB à toutes les tonalités. Avec une remarque cependant pour l'oreille gauche : il y a une fréquence que vous entendez nettement moins bien. Cela peut provenir d'une lésion auditive. " Pas de quoi se faire du souci, rassure-t-elle. Et l'"effet cocktail party" ? " Ce n'est pas un problème d'audition, mais je constate que le brouhaha environnemental est rapidement perçu comme gênant. "

Et si les résultats avaient été moins positifs ? " Dans ce cas, je vous aurais envoyé chez un spécialiste ORL pour approfondir la recherche et faire une prescription. À la suite de quoi on prévoit une période d'essai avec un appareil auditif que nous réglons plusieurs fois, jusqu'à atteindre un confort maximal. Cela dure en moyenne un mois. C'est également gratuit chez Amplifon. Ensuite, à vous de décider si vous passez à l'achat. "