Quel a été l'impact de la crise du coronavirus sur le comportement d'épargne des Belges ?

Xavier Falla : " L'image globale qui transparaît de notre Observatoire de l'épargne est que ceux qui le pouvaient ont eu tendance à épargner davantage. Ce qui peut s'expliquer par le confinement et l'impossibilité de réaliser certaines dépenses, mais aussi par la crainte de l'avenir. Les priorités des Belges en matière d'épargne ont également évolué. Assurer sa sécurité financière et aider ses proches est plus important que jamais ".

Une mission de plus en plus délicate dans l'environnement actuel ?

Xavier Falla : " La crise a en effet encore accentué et prolongé la période des taux bas. Sur un compte d'épargne, vous ne recevez plus qu'un rendement symbolique insuffisant pour compenser l'inflation qui grignote la valeur de votre patrimoine. L'activation de l'épargne est ainsi devenue un enjeu majeur, tant pour les épargnants que l'économie ".

La croissance à tout prix a toutefois montré ses limites ?

Xavier Falla : " Il est certain que l'on ne peut plus nier l'impact des activités humaines sur le climat. Chez CBC, nous pouvons toutefois compter sur une expérience de près de 30 ans dans les investissements durables pour soutenir le développement d'une économie plus responsable. Ce qui englobe évidemment les critères environnementaux comme les émissions de CO2, mais aussi des critères sociaux et de gouvernance. Ces derniers sont tout aussi importants dans la perspective d'un développement durable respectueux de la Terre et des Hommes ".

Les investissements durables sont toutefois régulièrement accusés d'écoblanchiment ?

Xavier Falla : " Fondamentalement, nous ne pouvons pas accepter le greenwashing. En pratique, les processus restent perfectibles, mais l'expérience et la plus grande disponibilité de données extrafinancières nous permettent aujourd'hui de proposer des investissements soutenant les organisations les plus vertueuses ".

© Istock

Les investissements responsables sont-ils moins rentables ?

Xavier Falla : " Ces dernières années ont démontré que cette croyance était fausse. Les investissements responsables ont généré des rendements tout à fait comparables aux placements classiques. Les fonds durables pourraient même devenir plus rentables à l'avenir alors que les consommateurs et l'économie en général vont de plus en plus privilégier les acteurs responsables ".

Qu'en est-il de la diversification ? On a l'impression que les investissements durables se cantonnent aux actions de certains secteurs.

Xavier Falla : " C'est vrai pour les fonds thématiques, misant sur l'eau ou les énergies renouvelables par exemple, mais notre offre de placements responsables est bien plus large. Notre objectif est de proposer une version responsable de l'ensemble de nos produits d'investissement, des moins risqués aux plus dynamiques. Que cela soit en actions ou en obligations, nous sélectionnons les émetteurs les plus responsables.

Est-il nécessaire de disposer d'un patrimoine important pour investir dans des fonds durables ?

Xavier Falla : Nous voulons que chacun puisse investir de façon responsable à son rythme. Cela va de nos formules d'investissement systématique, permettant d'investir à partir de 25 euros par mois dans un fonds durable, jusqu'à la transition de portefeuilles complets vers les investissements responsables ".

Xavier Falla : " L'image globale qui transparaît de notre Observatoire de l'épargne est que ceux qui le pouvaient ont eu tendance à épargner davantage. Ce qui peut s'expliquer par le confinement et l'impossibilité de réaliser certaines dépenses, mais aussi par la crainte de l'avenir. Les priorités des Belges en matière d'épargne ont également évolué. Assurer sa sécurité financière et aider ses proches est plus important que jamais ".Xavier Falla : " La crise a en effet encore accentué et prolongé la période des taux bas. Sur un compte d'épargne, vous ne recevez plus qu'un rendement symbolique insuffisant pour compenser l'inflation qui grignote la valeur de votre patrimoine. L'activation de l'épargne est ainsi devenue un enjeu majeur, tant pour les épargnants que l'économie ".Xavier Falla : " Il est certain que l'on ne peut plus nier l'impact des activités humaines sur le climat. Chez CBC, nous pouvons toutefois compter sur une expérience de près de 30 ans dans les investissements durables pour soutenir le développement d'une économie plus responsable. Ce qui englobe évidemment les critères environnementaux comme les émissions de CO2, mais aussi des critères sociaux et de gouvernance. Ces derniers sont tout aussi importants dans la perspective d'un développement durable respectueux de la Terre et des Hommes ".Xavier Falla : " Fondamentalement, nous ne pouvons pas accepter le greenwashing. En pratique, les processus restent perfectibles, mais l'expérience et la plus grande disponibilité de données extrafinancières nous permettent aujourd'hui de proposer des investissements soutenant les organisations les plus vertueuses ".Xavier Falla : " Ces dernières années ont démontré que cette croyance était fausse. Les investissements responsables ont généré des rendements tout à fait comparables aux placements classiques. Les fonds durables pourraient même devenir plus rentables à l'avenir alors que les consommateurs et l'économie en général vont de plus en plus privilégier les acteurs responsables ".Xavier Falla : " C'est vrai pour les fonds thématiques, misant sur l'eau ou les énergies renouvelables par exemple, mais notre offre de placements responsables est bien plus large. Notre objectif est de proposer une version responsable de l'ensemble de nos produits d'investissement, des moins risqués aux plus dynamiques. Que cela soit en actions ou en obligations, nous sélectionnons les émetteurs les plus responsables.Est-il nécessaire de disposer d'un patrimoine important pour investir dans des fonds durables ?Xavier Falla : Nous voulons que chacun puisse investir de façon responsable à son rythme. Cela va de nos formules d'investissement systématique, permettant d'investir à partir de 25 euros par mois dans un fonds durable, jusqu'à la transition de portefeuilles complets vers les investissements responsables ".