Difficile d'avoir un chiffre précis, mais on évalue la base installée d'ordinateurs dans le monde à environ 4 milliards. Un nombre qui croît de jour en jour. Pourtant, lorsque vous adressez un courriel à un correspondant situé quelque part sur la planète, il lui parvient - généralement - en quelques secondes à peine. Et quand il vous répond, son message arrive dans votre boîte aux lettres électronique : pas chez celle du voisin. Un miracle? Pas vraiment. En fait, un e-mail fonctionne comme un envoi postal. Avant d'apposer un timbre sur une carte ou une enveloppe, vous écrivez l'adresse du ou de la destinataire : nom, rue et numéro, code postal, localité et pays.
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Difficile d'avoir un chiffre précis, mais on évalue la base installée d'ordinateurs dans le monde à environ 4 milliards. Un nombre qui croît de jour en jour. Pourtant, lorsque vous adressez un courriel à un correspondant situé quelque part sur la planète, il lui parvient - généralement - en quelques secondes à peine. Et quand il vous répond, son message arrive dans votre boîte aux lettres électronique : pas chez celle du voisin. Un miracle? Pas vraiment. En fait, un e-mail fonctionne comme un envoi postal. Avant d'apposer un timbre sur une carte ou une enveloppe, vous écrivez l'adresse du ou de la destinataire : nom, rue et numéro, code postal, localité et pays.C'est à peu près la même chose sur internet. Chaque ordinateur, mais aussi et plus généralement, chaque appareil connecté, possède des coordonnées spécifiques. Cette d'identification unique, appelée adresse IPv4 ("Internet Protocol version 4"), ressemble à 185.46.211.172. Ces dernières années, l'augmentation exponentielle du nombre d'appareils reliés à internet laissait présager une future saturation mondiale d'IPv4. Il a donc été décidé de créer de nouvelles identifications, plus longues et associant lettres et chiffres. C'est l'IPv6, qui se présente comme ceci : 2a01 : 1969 : 32f : 6a00 : 107b : 6a77: f2d3 : 69f6. La bonne nouvelle, c'est que vous ne devez pas retenir cette suite de caractères. Il faut juste savoir que tout ordinateur possède la sienne et qu'elle est unique. Fin du premier chapitre (Nous avons volontairement simplifié la présentation. En réalité, il existe des adresses publiques (liées au routeur) et des adresses privées (liées à un appareil précis)).Ouvrez une fenêtre de votre navigateur et encodez : https://iknowwhatyoudownload.com/en/peer/. Tout en haut, vous allez découvrir votre adresse IP et, directement en dessous, votre localité et le nom de votre fournisseur d'accès à internet.Vous pensiez surfer anonymement? C'est raté. Pire : s'il vous est arrivé de télécharger illégalement des films ou de la musique, par exemple, leur liste s'affiche au bas de la page. Gloups ! Soyons clairs : il ne s'agit ici que d'un outil basique, accessible gratuitement à chacun. Imaginez ce que, avec leurs moyens, des pirates, les autorités, les Gafa (Google, Apple, Facebook, Amazon) ou des agences étrangères (CIA, KGB, etc.) peuvent découvrir quant à votre usage d'internet. Il n'est guère compliqué pour eux de recouper ces informations, de vous identifier ainsi de façon extrêmement précise, d'associer à votre profil tel achat en ligne, tel site visité... Or, inutile de nous voiler la face, nous avons tous un jardin secret que nous n'aimerions pas voir exposé sur la place publique. Et pourtant, là, jour après jour, nous laissons ouverte une porte sur notre intimité. Car, ne l'oublions pas, les données échangées sur internet ne sont pas cryptées. Fin du deuxième chapitre.À ce stade, on l'a compris, il ne suffit pas d'avoir installé un antivirus sur son PC, sur son smartphone ou sur sa tablette pour être protégé. En n'étant pas anonymes, nos activités en ligne posent un vrai problème de sécurité. Heureusement, même si elle est imparfaite, la solution existe. Elle tient en trois lettres: VPN, l'acronyme de Virtual Private Network ou "réseau privé virtuel". Pour faire simple, un VPN va créer une sorte de tunnel informatique qui va permettre à vos données de circuler sur le net en étant cryptées et sans qu'une personne extérieure puisse les consulter.Un VPN peut se présenter sous différentes formes, mais nous allons nous concentrer sur celle qui est la plus facile pour un particulier : un logiciel. Une fois installé et activé, il va chiffrer vos informations et les protéger, notamment en camouflant votre adresse IP derrière une autre, située en Espagne, au Japon ou encore aux États-Unis. Avec la plupart des logiciels de VPN, on peut choisir le pays où on prétend être. C'est un atout supplémentaire du concept : il masque votre localisation géographique et vous permet d'accéder à des sites ou services habituellement bloqués pour les Européens. Rien que des avantages! En réalité, le seul point faible du système, c'est qu'il a un coût (les prix varient selon la durée, le nombre d'appareils à protéger,...). Il faut en tout cas éviter comme la peste les VPN gratuits: en plus de ralentir votre navigation, ils risquent de vous bombarder de publicités, de vous exposer à des logiciels malveillants et de... partager vos données. À proscrire ! Nos recommandations? NordVPN (https://nordvpn.com), ExpressVPN (https://www.expressvpn.com) ou CyberGhost (https://www.cyberghostvpn.com).