L'année dernière, l'Inspection économique et les douanes ont fermé 990 sites de contrefaçons. Cette année, ce nombre a légèrement augmenté pour atteindre 1.016. À première vue, peu de choses semblent avoir changé mais rien n'est moins vrai. Depuis la crise du coronavirus, les achats en ligne ont sensiblement augmenté. Pourtant le nombre de fermetures de sites de contrefaçons avec les extensions ".be" et ".eu" n'a pas augmenté proportionnellement.

Une approche proactive a été mise en oeuvre pour lutter contre ces sites malveillants : EURid et DNS Belgium ferment directement à la source les sites suspects qui se terminent par ".be" ou ".eu". Cette manière d'opérer fait même de la Belgique l'un des leaders mondiaux en la matière.

Comment fonctionne cette nouvelle approche ?

Jusqu'à récemment l'enregistrement d'un nom de domaine était très simple : le demandeur fournissait un certain nombre de données, après quoi le site web était directement mis en ligne. Si le titulaire du nom de domaine avait saisi des données incorrectes ou éventuellement frauduleuses, il recevait un e-mail lui demandant de corriger les données introduites ou de prouver leur exactitude. À défaut de réaction dans les 14 jours, le nom de domaine était désactivé et le site web mis hors ligne. Les escrocs disposaient donc de 14 jours pour sévir, à moins que le site ne soit bloqué prématurément par une autre procédure.

Aujourd'hui une nouvelle méthode de screening a été développée: les sites web susceptibles de contenir des données erronées sont mis en attente jusqu'à ce que les propriétaires corrigent les données ou prouvent leur exactitude. Le site n'est donc pas immédiatement mis en ligne et il ne peut pas faire de victimes. S'il s'agit d'une tentative de fraude, le propriétaire ne répondra généralement pas et son site web ne sera alors jamais activé.

La vigilance reste de mise

Bien que le nombre de sites de contrefaçons qui se terminent par ".be" ou ".eu" diminue, les escrocs ont toujours le choix parmi plus de 1.500 autres extensions de noms de domaine, lesquelles sont généralement moins bien contrôlées. En tant que consommateur, vous devez donc rester vigilant. Les boutiques en ligne qui proposent des produits contrefaits ont un aspect de plus en plus professionnel et appliquent des prix sans cesse plus réalistes.

Pour éviter l'arnaque, l'administration conseille de suivre 5 règles d'or :

  • Vérifiez que le site internet mentionne les coordonnées de l'entreprise. Dans l'Union européenne il est obligatoire d'indiquer une adresse physique, un numéro d'entreprise, un numéro de téléphone et une adresse e-mail. En général, un site de contrefaçons n'aura qu'un formulaire de contact ou une adresse e-mail.
  • Si vous ne trouvez aucune information sur l'entreprise qui gère le site internet, passez votre chemin !
  • Consultez les avis d'autres consommateurs du site internet.
  • Vérifiez le site internet en détails. Si le site n'est pas aussi professionnel que ce que vous pourriez attendre d'une marque connue, soyez particulièrement vigilant.
  • Vous avez découvert un produit contrefait ou vous pensez qu'un site internet en vend ? Signalez-le via https://pointdecontact.belgique.be.
L'année dernière, l'Inspection économique et les douanes ont fermé 990 sites de contrefaçons. Cette année, ce nombre a légèrement augmenté pour atteindre 1.016. À première vue, peu de choses semblent avoir changé mais rien n'est moins vrai. Depuis la crise du coronavirus, les achats en ligne ont sensiblement augmenté. Pourtant le nombre de fermetures de sites de contrefaçons avec les extensions ".be" et ".eu" n'a pas augmenté proportionnellement.Une approche proactive a été mise en oeuvre pour lutter contre ces sites malveillants : EURid et DNS Belgium ferment directement à la source les sites suspects qui se terminent par ".be" ou ".eu". Cette manière d'opérer fait même de la Belgique l'un des leaders mondiaux en la matière.Jusqu'à récemment l'enregistrement d'un nom de domaine était très simple : le demandeur fournissait un certain nombre de données, après quoi le site web était directement mis en ligne. Si le titulaire du nom de domaine avait saisi des données incorrectes ou éventuellement frauduleuses, il recevait un e-mail lui demandant de corriger les données introduites ou de prouver leur exactitude. À défaut de réaction dans les 14 jours, le nom de domaine était désactivé et le site web mis hors ligne. Les escrocs disposaient donc de 14 jours pour sévir, à moins que le site ne soit bloqué prématurément par une autre procédure. Aujourd'hui une nouvelle méthode de screening a été développée: les sites web susceptibles de contenir des données erronées sont mis en attente jusqu'à ce que les propriétaires corrigent les données ou prouvent leur exactitude. Le site n'est donc pas immédiatement mis en ligne et il ne peut pas faire de victimes. S'il s'agit d'une tentative de fraude, le propriétaire ne répondra généralement pas et son site web ne sera alors jamais activé.Bien que le nombre de sites de contrefaçons qui se terminent par ".be" ou ".eu" diminue, les escrocs ont toujours le choix parmi plus de 1.500 autres extensions de noms de domaine, lesquelles sont généralement moins bien contrôlées. En tant que consommateur, vous devez donc rester vigilant. Les boutiques en ligne qui proposent des produits contrefaits ont un aspect de plus en plus professionnel et appliquent des prix sans cesse plus réalistes.