La patine rose de ses briques de terre cuite que la lumière du sud enflamme, tout comme l'élégance du patrimoine bâti de la ville, racontent cette période faste de l'histoire de Toulouse quand le commerce du pastel enrichit les négociants au point d'en faire un centre de commerce international. Toulouse devient la capitale de l'or bleu et de splendides hôtels particuliers chapeautés par de hautes tours étroites sont élevés à cette époque et jalonnent encore le vieux centre.
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La patine rose de ses briques de terre cuite que la lumière du sud enflamme, tout comme l'élégance du patrimoine bâti de la ville, racontent cette période faste de l'histoire de Toulouse quand le commerce du pastel enrichit les négociants au point d'en faire un centre de commerce international. Toulouse devient la capitale de l'or bleu et de splendides hôtels particuliers chapeautés par de hautes tours étroites sont élevés à cette époque et jalonnent encore le vieux centre.Toute visite commence sur la place du Capitole, centre du pouvoir depuis le XIIe siècle. Face à l'hôtel de ville avec ses colonnes de marbre rose s'ouvre une série d'arcades garnies de terrasses. Toutes proches, la basilique St-Sernin, véritable phare sur la ville, un chef d'oeuvre de l'art roman inscrit à l'Unesco, et la forteresse du couvent des Jacobins, lieu d'accueil d'expositions d'art contemporain dans un décor étonnant, à l'ombre de piliers qui dessinent à leur sommet la silhouette d'un palmier de pierre polychrome.La balade dans le labyrinthe des ruelles tortueuses mène inévitablement vers la Garonne. L'esplanade est envahie par les étudiants de l'école des Beaux-Arts, inspirés sans doute par la rive gauche barrée par la silhouette de l'Hôtel-Dieu, classé lui aussi à l'Unesco. Quand le soleil décline, le pont St-Pierre et le Pont Neuf plongent leur reflet illuminé dans le miroir du cours paisible du fleuve.C'est au hasard de la géographie que Toulouse doit sa success-story aéronautique. Durant la Première Guerre mondiale, le gouvernement choisit la ville la plus éloignée du front pour y replier ses usines d'aviation militaire, chargée d'observer les lignes ennemies et de les bombarder. Au lendemain de la guerre, l'industriel Pierre-Georges Latécoère lance des lignes aériennes tournées vers le Sénégal et vers l'Amérique du Sud. C'est la belle époque des héros de l'Aéropostale, qui sera absorbée en 1933 dans le nouveau groupe national de Air France. Mais Toulouse n'en finit pas de tourner les yeux vers le ciel. Caravelle, Concorde, Airbus A300, ils sont tous nés à Toulouse.Le musée Aeroscopia célèbre près d'un siècle d'histoire locale liée à cette grande épopée aéronautique et rend hommage aux femmes et aux hommes qui ont ouvert les routes du ciel. Pour aller plus loin encore dans la découverte, la Cité de l'Espace rend compte de l'actualité spatiale avec rigueur et inventivité, de quoi voyager aux confins de l'univers en vivant entre autres la mission de Thomas Pesquet, comme si vous étiez à ses côtés à bord de l'ISS.La toute nouvelle Piste des Géants, née sur le site historique de Montaudran où décollèrent les pionniers de l'aviation civile, emmène les visiteurs dans un voyage au coeur de l'aventure de ces hommes qui osèrent l'impossible. Plus de 1.000 m2 d'exposition permanente dédiée à ces vols improbables! On apprivoise le désert avec St-Exupéry, on traverse l'océan avec Mermoz, on survole les montagnes avec Guillaumet. Pour poursuivre l'aventure, la Halle de La Machine présente sur 6.000 m2 l'écurie des fantastiques machines de spectacles dont l'une d'elles, le Minotaure (14m de haut) a été créée pour Toulouse.Une péniche amarrée sur le canal du Midi affiche les couleurs de la fameuse violette de Toulouse. Un soldat de Napoléon de retour d'une campagne en Italie aurait ramené cette fleur originaire de Parme. Séduits par sa floraison hivernale, les maraîchers y ont vu l'occasion d'un complément de culture et la violette a fait vivre jusqu'à 600 familles. Mais l'hiver rigoureux de 1956 gèle les cultures, qui disparaissent des marchés, jusqu'à ce que d'irréductibles passionnés de cette fleur aux 40 pétales ne la remettent au goût du jour. Hélène Vié propose à bord de sa péniche convertie en Maison de la Violette des confitures et des savons, des moutardes et du miel aromatisés à la violette, mais aussi des fleurs cristallisées qui, plongées dans une flûte de crémant, se libèrent de leur gangue de sucre et s'envolent doucement vers la surface. Un kir royal !