Lorsqu'on respire, les molécules odorantes contenues dans l'air pénètrent dans le nez. La partie supérieure du nez, juste sous les yeux, abrite l'organe de l'odorat proprement dit. Là, les molécules odorantes (1) entrent en contact avec la muqueuse.
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Lorsqu'on respire, les molécules odorantes contenues dans l'air pénètrent dans le nez. La partie supérieure du nez, juste sous les yeux, abrite l'organe de l'odorat proprement dit. Là, les molécules odorantes (1) entrent en contact avec la muqueuse. Les terminaisons nerveuses (2) captent les molécules odorantes. Elles abritent des millions de cellules olfactives capables de distinguer au moins 10.000 odeurs. Elles cons-tituent ensemble le nerf olfactif, lui-même relié au lobe olfactif ou bulbe olfactif (3). Les informations sont ensuite envoyées vers d'autres zones du cerveau via le canal olfactif (4) où elles sont interprétées comme une odeur spécifique. Il suffit d'un traumatisme, d'une lésion cérébrale, de polypes, d'un traitement aux rayons, voire d'un virus pour perturber le sens de l'odorat. Le coronavirus, lui, provoque un gonflement de la muqueuse au fond de la cavité nasale, empêchant les molécules odorantes d'arriver jusqu'au nerf. En général, le problème dure maximum quelques semaines, comme pour un rhume. Les choses empirent lorsque le virus se lie au nerf olfactif ou perturbe le signal entre la muqueuse et ce nerf. Dans ce cas, l'anosmie peut durer plus longtemps et des séances de rééducation olfactive peuvent être nécessaires.