Nos revenus vont-ils diminuer si nous cohabitons ?

Je suis pensionné après une carrière de salarié. Mon amie, qui a une dizaine d'années de moins, perçoit des indemnités d'invalidité. Nous souhaitons cohabiter ou nous marier. Est-ce que cela aurait un impact sur nos revenus ?
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Je suis pensionné après une carrière de salarié. Mon amie, qui a une dizaine d'années de moins, perçoit des indemnités d'invalidité. Nous souhaitons cohabiter ou nous marier. Est-ce que cela aurait un impact sur nos revenus ? Si vous cohabitez ou vous vous mariez, cela pourrait avoir un impact positif. Si votre partenaire était aussi pensionnée (ce qui n'est pas le cas) et que vous vous mariiez, vous pourriez recevoir une pension de ménage si son montant était supérieur aux revenus totaux que vous percevez séparément. Le cas échéant, la pension de l'autre partenaire est suspendue. Mais cela ne vous concerne pas encore, votre partenaire recevant des indemnités d'invalidité et n'est donc pas pensionnée.Les indemnités d'invalidité sont payées à partir de la deuxième année d'incapacité de travail. L'Inami tient compte des revenus du partenaire pour déterminer le montant des indemnités dès le septième mois d'incapacité. Pour les indemnités d'invalidité, l'Inami tient aussi compte de la situation familiale. Vous pouvez retrouver les montants sur www.inamis.fgov.be, onglet Thèmes, rubrique Incapacité de travail. Mes parents ont une clause d'attribution optionnelle dans leur contrat de mariage. Mon père est décédé et ma mère est atteinte de démence. Puis-je décider à la place de ma mère sur la base d'un mandat de protection extrajudiciaire ? De plus en plus de Belges sont mariés sous un régime matrimonial prévoyant une forme de communauté (comme le régime légal ou le régime de séparation de biens avec adjonction d'un patrimoine commun interne) et insèrent une clause d'attribution optionnelle dans leur contrat de mariage. Une telle clause n'est d'ailleurs possible que s'il existe une forme de communauté.Concrètement, la clause d'attribution optionnelle permet au conjoint survivant de choisir ce qui lui convient le mieux en fonction des circonstances. Ce choix a également des répercussions sur les droits de succession. La clause d'attribution optionnelle prévoit généralement que le conjoint survivant dispose de quatre mois pour choisir ce qu'il veut retirer de la communauté. Ce choix revient normalement à votre mère, mais elle est atteinte de démence et donc incapable de le faire. Le mandat de protection extrajudiciaire vous désignant comme mandataire couvre fort probablement aussi le choix lié à la clause d'attribution optionnelle. Sur la base du mandat, vous pouvez donc vraisemblablement effectuer le meilleur choix (d'un point de vue fiscal). Vous ne devez toutefois pas seulement vous référer au mandat, mais aussi à la clause dans le contrat de mariage. Or, les clauses d'attribution optionnelle prévoient souvent que le conjoint survivant doit effectuer son choix de son propre chef. Le choix ne peut donc pas être fait par les enfants via un mandat de protection extrajudiciaire s'il est dément, par exemple. Si tel est votre cas, vous ne pouvez pas choisir à la place de votre mère. Vous devez alors vous référer à ce que prévoit le contrat de mariage si aucun choix n'est fait. Évidemment, les règles de dévolution légales restent applicables. Je suis actuellement en crédit-temps à mi-temps. J'aurai bientôt 63 ans et aimerais demander ma pension anticipée. Est-ce possible après un crédit-temps ? Cela aura-t-il un impact sur ma pension ? Je reçois une allocation de l'Onem. C'est tout à fait possible. Pour pouvoir demander votre pension anticipée, vous devez respecter certaines conditions d'âge et de carrière : 60 ans et 44 années de carrière, 61 ans et 43 années de carrière ou 63 ans et 42 années de carrière. À 63 ans, vous devrez donc justifier une carrière d'au moins 42 années. Seules les années au cours desquelles vous avez presté au moins un tiers d'un régime de travail à temps plein sont prises en considération pour votre pension anticipée. Les années durant lesquelles vous étiez en crédit-temps à mi-temps entrent donc en ligne de compte étant donné que vous avez travaillé plus d'un tiers d'un temps plein.Votre crédit-temps pourrait toutefois avoir une influence sur l'année au cours de laquelle vous prenez votre pension. Vous devez également avoir presté un tiers d'un temps plein ou 104 jours en équivalent temps plein (le service des pensions considérant qu'une année complète compte 312 jours) cette année. La date à laquelle vous atteignez les 104 jours et pouvez prendre votre pension anticipée diffère selon que vous recevez ou pas une allocation de l'Onem. En ne recevant pas d'allocation de l'Onem, vous n'atteindriez les 104 jours que le 1er septembre. Comme vous bénéficiez d'une allocation de l'Onem, vous pourrez prendre votre pension anticipée plus tôt. Vous atteindrez en effet les 104 jours nécessaires dès le 1er mai. Je vis dans un immeuble des années 80. La loi prévoit-elle une obligation de placer des portes coupe-feu dans mon immeuble ? Les exigences en matière de sécurité incendie sont reprises dans l'arrêté-royal du 7 juillet 1994, plus communément appelé l'arrêté-royal " Normes de base ". Il a fait l'objet de plusieurs modifications. La dernière en date du 7 décembre 2016. L'article 1 de l'arrêté-royal prévoit explicitement ce qui suit : Les spécifications techniques contenues dans les annexes du présent arrêté sont d'application : ? aux bâtiments à construire ; ? aux extensions aux bâtiments existants, en ce qui concerne la seule extension. Les normes de base ne sont pas d'application aux bâtiments existants. On entend par " bâtiments existants " : ? les bâtiments élevés et moyens, pour lesquels la demande de permis de bâtir a été introduite avant le 26 mai 1995 ; ? les bâtiments bas pour lesquels la demande de permis de bâtir a été introduite avant le 1er janvier 1998. Si votre immeuble est un bâtiment existant au sens de l'article repris ci-dessus, les normes de base ne sont donc pas d'application. Il n'y a donc pas d'obligation légale imposant le placement de porte coupe-feu. Il n'en demeure pas moins que le syndic pourrait soumettre cette question à l'assemblée générale des copropriétaires, notamment en vue de couvrir sa responsabilité en cas d'incendie.