Trente-et-un ans de travaux de rénovation. Voilà le nombre d'années qu'il aura fallu pour rouvrir le beffroi de Mons. Autant dire que la visite s'apprécie aujourd'hui. Symbole des libertés civiques des bourgeois, ce beau bébé de 87 mètres de haut, avec sa toiture caractéristique en forme de bulbe, abrite ...

Trente-et-un ans de travaux de rénovation. Voilà le nombre d'années qu'il aura fallu pour rouvrir le beffroi de Mons. Autant dire que la visite s'apprécie aujourd'hui. Symbole des libertés civiques des bourgeois, ce beau bébé de 87 mètres de haut, avec sa toiture caractéristique en forme de bulbe, abrite 49 cloches qui rythmaient jadis la vie des habitants. Et du haut de son "nid d'aigle", c'est un guetteur, caméra de surveillance de l'époque, qui informait de l'ouverture des portes, des couvre-feux et alertait des incendies. Aujourd'hui, ce seul beffroi baroque de Belgique (1661) est un phare urbain dont l'écrin se visite. Il abrite en son sein un centre d'interprétation dédié à son histoire et à sa reconnaissance en tant que Patrimoine immatériel de l'humanité par l'Unesco. Si des écrans multimédias font voyager dans le temps, le clou du spectacle reste la vue, les cloches et le carillon. Si vous avez de la chance, la cabine du carillonneur sera ouverte au moment des concerts. Notez encore que si vous voulez en savoir plus sur le beffroi, une expo intitulée "l'histoire d'une incroyable restauration" se tient un peu plus loin, à la salle Saint-Georges, Grand-Place. On y apprend que le beffroi rénové durant 31 ans, pourtant agréable à nos yeux, n'était pas au goût de tout le monde. Tenez, un certain Victor Hugo passant par Mons en 1837 écrivit à son sujet: "une énorme cafetière, flanquée au-dessous du ventre de quatre théières moins grosses".