La grand-parentalité suscite énormément de questions. Sur soi, sur la relation qu'on a avec ses enfants devenus parents, avec les petits, bien sûr, sur les attentes de la société et sur la place qu'on occupe dans la galaxie familiale. Si certaines de ces questions sont celles que se posaient déjà nos parents, d'autres, nouvelles, se posent en regard de nos conditions de vie actuelle.
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La grand-parentalité suscite énormément de questions. Sur soi, sur la relation qu'on a avec ses enfants devenus parents, avec les petits, bien sûr, sur les attentes de la société et sur la place qu'on occupe dans la galaxie familiale. Si certaines de ces questions sont celles que se posaient déjà nos parents, d'autres, nouvelles, se posent en regard de nos conditions de vie actuelle.L'image d'Epinal des grands-parents - chignon gris ou barbe blanche et plaid sur les genoux- continue néanmoins à faire florès notamment dans la pub et la presse, peu encline à sortir des clichés sitôt qu'il s'agit d'âge. Or, les grands-parents actuels, qui travaillent à l'extérieur, dialoguent avec leurs amis vrais ou virtuels via les réseaux sociaux et s'inspirent sur Instagram, ont pris en charge un bénévolat ou/et d'autres loisirs, voyagent, divorcent, tombent amoureux, se remarient, prennent soin d'eux, en sont loin. En outre, il n'est pas rare du tout que les grands-parents cumulent ce rôle avec celui de parents d'un enfant encore à leur charge. Et last but not least, ils ont encore très souvent leurs propres parents désormais très âgés voire dépendants dont ils doivent s'occuper ou tenir compte. Ce qui fait que ces grands-parents se situent au coeur d'un club sandwich dont ils sont le pivot. Leur charge mentale est énorme et leur temps est compté. Faire des gâteaux avec les petits-enfants, oui, mais ceci n'est qu'une facette de leur identité. Le tableau se complique encore un peu quand on sait que les enfants actuels, par le jeu des divorces et remariages de leurs parents et grands-parents, ont souvent plus de quatre grands-parents si l'on compte ceux avec lesquels ils n'ont aucun lien de sang mais peut-être bien d'autres affinités. La question qui pique: que deviennent ces liens en cas de séparation des adultes? Qu'est-ce qu'être grands-parents aujourd'hui? Que ce nouvel état soit désiré, attendu, subi ou craint, il ne résulte en tout cas pas du choix des grands-parents auxquels, bien sûr, leurs enfants ne demandent pas leur autorisation de procréer, et c'est très bien comme ça. Devenir grand-parent génère des sentiments ambivalents: du bonheur oui. Mais en même temps, on prend une autre place dans l'ordre générationnel, et on va aussi se retrouver tout à coup à partager la couche d'un grand-père ou d'une grand-mère. Un pas vers la vieillesse, alors qu'on se sent en pleine forme et en tout cas pas vieux? Un pas vers la renonciation pour s'occuper de cet enfant alors qu'on a tant d'autres projets? C'est certainement encore très tabou, mais la grand-parentalité n'apporte pas nécessairement le bonheur. Notamment quand les enfants se sont installés à l'étranger et qu'on a peu de contacts avec les petits, contacts encore plus difficiles quand on ne partage pas la langue. Ni quand enfants et parents se disputent et que ces derniers se voient privés de leur relation avec leurs petits-enfants. Une souffrance difficile à transcrire. Souffrance... Surtout si on avait quelque chose à réparer par rapport à ses propres enfants et qu'on est ainsi empêché de le faire. Pas le bonheur non plus quand le fait de pouvoir visiter les enfants ou pas est brandi comme une épée de Damoclès. Et puis, il y a ces grands-parents qui, au grand dam des parents, ne s'intéressent pas vraiment à leurs petits-enfants, qui leur ont été imposés et repésentent un projet qui n'est pas le leur. Certains grands-parents confient leurs craintes de ne pas être à la hauteur, de n'avoir pas les moyens financiers ou les compétences pour suivre, par ex. en informatique. Ils sont d'autant plus angoissés que les médias mettent en avant les grands-parents idéaux. Bref, encore une pression ajoutée à leur vie: réussir son couple, réussir sa famille, réussir sa carrière et... sa grand-parentalité. Qu'attend-on d'eux: de soutenir, d'être disponibles, mobilisables, d'entrer dans un projet éducatif qui n'est pas nécessairement le leur. C'est énorme. Il est clair que pour la plupart, un petit-enfant peut redonner un élan à leur vie, un nouvelle raison de se lever le matin. En donnant trop, au prix de leurs propres centres d'intérêt, les grands-parents courent néanmoins le risque de se retrouver fort isolés et déçus le jour où le petit-enfant devenu grand prend son envol. Attention donc à poser ses limites, et à ne pas entrer dans le jeu d'enfants qui s'imaginent que tout leur est dû. Faut-il sacrifier sa carrière et les finances de sa future pension pour se consacrer à plein temps à un petit-enfant dont les parents travaillent? Le rôle de soutien est-il obligatoire? Et jusqu'où? C'est une question qui mérite qu'on se penche dessus. A chacun de trouver ses réponses. Des chercheurs de l'Université d'Emory en Géorgie (USA) ont analysé le cerveau de 50 grands-mères à qui ont été montrées des images de leurs petits-enfants, âgés de 3 à 12 ans. Il leur a aussi été montré des images d'enfants qu'elles ne connaissaient pas, d'un de leurs enfants devenu adulte, et d'un adulte inconnu. "Face aux images de leur petit-enfant, elles ressentaient vraiment ce qu'il ressentait. Lorsqu'il exprime de la joie, elles ressentent de la joie. Quand il exprime de la détresse, elles ressentent de la détresse, a expliqué l'anthropologue et neuroscientifique James Rilling, auteur principal de l'étude. Elles activent des zones du cerveau impliquées dans l'empathie émotionnelle, et d'autres dans le mouvement". Au contraire, quand les grands-mères regardaient des images de leur enfant adulte, l'activation de régions liées à l'empathie cognitive était plus forte. Comme pour chercher à comprendre ce qu'une personne pense ou ressent et pourquoi, sans qu'il y ait d'implication émotionnelle. Ces résultats pourraient en partie être liés, selon James Rilling, à l'apparence mignonne des enfants, un phénomène partagé par de nombreuses espèces afin de susciter une réaction de protection. James Rilling a voulu explorer une théorie de l'hypothèse de la grand-mère, selon laquelle l'évolution a fait en sorte que les femmes vivent plus longtemps, bien après qu'elles ne sont plus capables de se reproduire, afin qu'elles puissent s'occuper des générations suivantes. Contrairement aux autres primates, chez les humains, les mères reçoivent de l'aide pour élever les enfants. Dans la civilisation romaine, le grand-père reste dépositaire de la fonction de chef de famille jusqu'à la fin de sa vie. Il a donc son mot à dire sur l'éducation de ses petits-enfants et son consentement est requis lors d'un mariage. Par ailleurs, si un grand-parent survit à ses enfants, ses petits-enfants ont le devoir de subvenir à ses besoins. On est très loin encore d'une relation axée sur le ludique! Au Moyen-Âge, dans les classes les plus aisées, le grand-père garde une autorité importante: il transmet son titre, sa fonction, son patrimoine. Mais il est alors rare que trois générations partagent le même toit et on peut supposer que les relations intergénérationnelles sont assez limitées. Changement au XIVe siècle. De 1347 à 1352, le bacille de la peste bubonique tue de 30 à 50% de la population européenne. Peste qui délaisse les plus âgés, de même que les pandémies suivantes. Avec pour conséquence qu'il revient aux grands-parents de transmettre leur expérience, à la place des parents, désormais décédés. Au XVIIIe siècle, sous l'influence des Lumières, les grands-parents restent plus durablement actifs dans la société et deviennent plus complices et affectueux. A cela, il faut ajouter une hausse graduelle de l'espérance de vie au tournant du XIXe siècle. Pour autant, les relations intergénérationnelles varient selon la classe sociale et les zones géographiques. Dans les classes ouvrières du XIXe siècle, par ex, souvent, les mères travaillent. La garde des enfants est donc laissée à l'aïeule. C'est dans le milieu bourgeois qu'apparaît l'ancêtre du modèle d'aujourd'hui: le grand-père et la grand-mère tendres, bienveillants, à qui l'enfant rend des visites et chez qui il va passer une partie de ses vacances. Petit à petit, le rapport vertical entre un grand-parent et ses petits-enfants a tendance à s'effacer, notamment durant les années 70, au profit d'une relation avant tout basée sur l'ouverture au monde et les bons moments passés ensemble. Il n'existe pas de chiffres (on avance parfois 6%) mais l'internationalisation du marché du travail laisse supposer que de plus en plus de grands-parents ont des petits-enfants à l'autre bout du monde.Or, si internet et les réseaux sociaux rendent les contacts plus faciles qu'il y a une vingtaine d'années, la grand-parentalité virtuelle a des limites.A partir de la 3e maternelle, il est important que les enfants entretiennent des relations avec les membres de la famille qui ne jouent pas un rôle éducatif et à qui ils peuvent se confier, les grands-parents dans la plupart des cas. Au fur et à mesure que les enfants grandissent, ils deviennent plus actifs sur les réseaux sociaux et allouent plus d'espace aux grands-parents hors la présence des parents. Pour nourrir la relation avec ses petits-enfants, il faut avant tout leur montrer qu'on pense à eux: un coup de fil ou un sms le jour de leur anniversaire, de la rentrée scolaire... Il n'empêche que le contact physique est essentiel. Il y a des moments qu'il est impossible de compenser par un appel vidéo. La naissance et les premiers mois d'un enfant, par ex. Lorsque c'est possible, les futurs grands-parents s'arrangent pour être sur place au moment de l'accouchement.Les rencontres "en live" vont permettre d'engranger des souvenirs communs à partir desquels il est possible de développer une relation virtuelle par la suite.Un enfant peut avoir plus de 4 grands-parents. Une des questions phares tourne généralement autour des enfants: accepteront-ils le nouveau partenaire? Avec les petits-enfants, la relation est souvent bien plus détendue parce que moins lestée de contraintes. Plus simple car les moments sont choisis et vécus dans le plaisir. Il reste que pour faire le plongeon dans la grand-parentalité, il faut déjà avoir un peu avancé dans la vie. Or, il n'est pas rare qu'un homme épouse une femme plus jeune.. Une fois grand-père, sa compagne peut ainsi avoir des difficultés à s'identifier au rôle de grand-mère. Si positive que soit la relation avec les petits-enfants de son conjoint, les pincettes sont souvent de rigueur avec leurs parents, génération qui demande à ses parents beaucoup d'investissement, mais ne veut pas se sentir supplantée. Avec de longues listes de recommandations laissées par leurs enfants, des grands-parents craignent toujours de mal faire et pour les "pièces rapportées", c'est encore plus compliqué. Présents, lointains ou décédés, les grands-parents "de sang" peuvent jouer un rôle dans le lien entre petits-enfants et beaux-grands-parents. Ces derniers veillent en général à ne froisser aucune susceptibilité. Mais les liens peuvent aussi être simples et naturels autour de ces petits-enfants choyés par tous. Qui peuvent même rendre les relations entre adultes plus harmonieuses. Si certains grands-parents ont été associés aux démarches des futurs parents, d'autres n'ont pas beaucoup de temps pour se faire à l'idée. Quoi qu'il en soit, face à l'adoption, il s'agit de resserrer les rangs, de mettre ses propres interrogations en veilleuse. Les questions sur l'avenir, les doutes, il est probable que les nouveaux parents les aient eus aussi. Ce que les grands-parents ont de mieux à faire, c'est d'accepter leur décision et de les soutenir. Un malentendu classique, entre parents et grands-parents, porte sur les motivations de l'adoption. Les parents, dans le cadre de la procédure d'adoption, suivent une formation qui les aide à se préparer, à analyser leur démarche. Adopter, c'est pour le bien de l'enfant, mais c'est aussi parce qu'on a envie d'être parent. Les grands-parents ont souvent une vision différente : pour eux, il s'agit de sauver un enfant. Cependant, un enfant n'est pas une bonne action. Aux parents d'aider les grands-parents à se détacher de cette image. Devient-on grand-parent du jour au lendemain? Que le bébé soit de notre sang ou pas, la relation peut démarrer en douceur et se construire au fil du temps. Dans les deux cas, la rencontre est un moment d'adoption. On s'apprivoise mutuellement. Il faut laisser faire le temps, en nommant sa place, en disant: "Je suis ton grand-père, ta grand-mère". Le lien entre un petit-enfant et ses grands-parents est lié à la place que les parents donnent aux grands-parents. Cette place doit exister dans le discours, pas seulement dans les rencontres. Evoquer les grands-parents, parler d'eux quand ils étaient parents, est aussi important que de permettre aux petits-enfants que de passer du temps avec eux. Pour renforcer cette construction du lien familial, les grands-parents peuvent prendre un album de photos, et montrer à l'enfant l'histoire de sa famille, raconter des anecdotes, dire "Ton père, ta mère, tes tantes, tes cousins..." Autre rapprochement possible: l'éducation. Si les trois générations ne partagent pas les mêmes valeurs, le contact sera plus difficile, que les petits-enfants soient biologiques ou non. A l'inverse, si les grands-parents sont en accord avec l'éducation et les valeurs transmises aux enfants, cela leur permettra de se retrouver en eux. D'ailleurs, les grands-parents ne doivent pas hésiter à participer à cette éducation. Faire des remarques aux petits-enfants s'ils font une bêtise, ne se tiennent pas bien. Il ne faut surtout pas s'abstenir d'en faire, sous prétexte que ce ne sont pas vos petits-enfants biologiques. Cela ne ferait que marquer leur différence. Il s'agit de resserrer les rangs et de mettre ses propres interrogations en veilleuse. Une séparation ou un divorce bouleverse les rôles familiaux. La nature et la fréquence des contacts entre les grands-parents et les petits-enfants sont appelées à changer, surtout si ces derniers partent vivre plus loin. Pour mettre toutes les chances de votre côté, éviter une rupture et maintenir des contacts avec vos petits-enfants, il est primordial de parler à vos enfants et, surtout, de rester neutre dans le conflit qui les oppose. Il faut souvent faire des compromis entre les souhaits et contraintes de chacun. Ne vous arrêtez pas à vos désirs et à ceux de votre enfant. Prenez également en compte les attentes de son ex, celles de l'enfant lui-même et, éventuellement, du nouveau partenaire. Faites des propositions concrètes, sans reproches ni commentaires. Organisez en priorité le nombre de visites, les jours et les heures. Vous avez tout intérêt à parler avec votre ex-belle fille ou ex-beau fils. Entamez la conversation en disant "Je comprends que cela doit être dur pour toi mais cette situation m'attriste énormément." Trouves-tu aussi que c'est important que nous gardions un bon contact avec nos petits-enfants? Que souhaites-tu personnellement?" Pourquoi ne pas impliquer dans la discussion la nouvelle compagne ou le nouveau compagnon de notre enfant? Il ou elle est appelé(e) à s'occuper des petits et à les voir souvent. Autant nouer immédiatement un dialogue. Ne jamais prendre parti dans une séparation est essentiel. Ce qui ne signifie pas que vous ne pouvez pas soutenir votre enfant. Vous pouvez aussi lui expliquer qu'un enfant a besoin de ses deux parents et que l'ex a le droit d'assumer sa parentalité. Les grands-parents du côté du parent divorcé qui a la garde de l'enfant peuvent exercer une certaine influence. Les autres sont malheureusement impuissants. Vous devez éviter à tout prix de confronter vos petits-enfants à un dilemme. Ne les questionnez pas et ne parlez pas en mal de leur papa ou de leur maman. Les enfants restent loyaux à l'égard de leurs deux parents et les défendent contre vents et marées en cas de séparation. Y compris quand ils ont été témoins de violences. Concentrez-vous sur le seul rôle pour les grands-parents en cas de divorce: celui de refuge et de gage de stabilité. Vos petits-enfants vous seront reconnaissants de pouvoir se confier à vous. Laissez-les être eux-mêmes, distrayez-les, câlinez-les, aidez-les à faire leurs devoirs. S'ils ont envie de parler de la séparation, ok, mais ne forcez pas les choses. Laissez-les s'épancher, ne prenez pas parti et ne répétez pas systématiquement à ses parents ce qu'ils vous ont dit. Vous aurez parfois l'impression que vos petits-enfants sont montés contre vous. Une seule règle: restez zen. Il se peut, dans le cadre d'un divorce ou autre, que vos petits-enfants déclarent ne plus avoir envie de vous voir. Tâchez de comprendre pourquoi. Ils ont peut-être simplement d'autres centres d'intérêt, à moins qu'il ne se soit produit quelque chose de désagréable lors de leur dernière visite. Ce n'est sans doute que temporaire, auquel cas vous devez accepter la situation et respecter leur désir. Même si l'enfant se détourne de manière plus durable, gardez le contact en envoyant des SMS, des cartes ou des e-mails, ou passez un coup de fil. Vous pouvez acheter un album de famille dans lequel vous racontez votre vie, puis le leur envoyer. Ou faire régulièrement un petit cadeau. C'est un symbole qui signifie: vous restez nos petits- enfants, nous restons vos grands-parents quoi qu'il arrive et vous faites partie de notre famille. Il est normal que le contact avec les petits-enfants se dilue à l'adolescence. A la puberté, un enfant est en quête de sa propre identité et se détache de la famille. Soyez patient et ne vous en faites pas. Une fois devenu adulte et lancé dans la vie, l'enfant revient de lui-même vers ses racines et donc vers ses grands-parents. Adultes, ils retrouvent l'envie de voir leurs grands-parents. Dispute ou divorce: Je ne vois plus mes petits-enfants! Lors d'une séparation, parfois, l'enfant aura tendance à stigmatiser un des parents. L'ex-partenaire accuse l'autre parent de tous les maux, l'enfant ne veut plus le voir ni ses grands-parents mis dans le même sac que le parent stigmatisé.Autre cause possible de détérioration des relations entre les grands-parents et les petits-enfants : le décès d'un des parents ou un désaccord entre parents et grands-parents. La relation grands-parents/petits-enfants est tout sauf simple. Il y a toujours une génération de parents entre eux. Ce sont eux qui décident, pour les enfants en bas âge en tout cas, de la fréquence des rencontres. Les grands-parents n'ont donc presque aucune prise. Comment s'y prendre pour que votre petit-enfant sache que vous cherchez à le revoir? Evitez de vous poster à la sortie des classes pour l'apercevoir. Vous ne ferez que mettre l'école et l'enfant dans l'embarras. Les réseaux sociaux sont une solution, à condition que l'enfant le souhaite et ne soit pas surveillé par ses parents. Vous pouvez aussi envoyer une carte, voire un petit cadeau d'anniversaire pour lui faire savoir que vous pensez à lui. Mais rien ne garantit qu'il les recevra ou les acceptera.Que faire quand il n'y a plus aucun espoir de réconciliation?Accepter la situation et s'en accommoder le mieux possible. Pour cela, une grand-mère écrivait chaque jour à sa petite-fille dans son journal intime. A sa mort, le journal devait être remis à sa petite-fille. C'était sa dernière tentative de lui montrer qu'elle n'avait jamais cessé de penser à elle.De nombreux experts déconseillent une intervention du tribunal qui risque d'aggraver les conflits familiaux. Le point le plus important de la loi est l'intérêt de l'enfant, une notion sujette à interprétation. Dans certaines circonscriptions, le droit de visite des grands-parents n'est pour ainsi dire jamais accordé. Si le contact entre (un des) parents et grands-parents est difficile, pourquoi compliquer encore la vie des petits en autorisant la visite des grands-parents. Les petits-enfants sont alors pris au piège dans un conflit de loyauté vis-à-vis de leurs parents. La plupart des juges estime ne pas devoir imposer d'obligation supplémentaire aux enfants. Dans certains cas, la situation se régularise assez facilement parce que les petits-enfants aspirent à voir leurs grands-parents. Souvent, les enfants, lorsqu'ils sont encore très jeunes, s'habituent vite à une nouvelle vie sans grands-parents. Le temps est un facteur primordial dans la stigmatisation d'un (grand-)parent. Plus l'enfant s'entend dire qu'un (grand-)parent se conduit mal, plus le contact sera difficile à rétablir. Une solution consiste à faire appel à un médiateur (un membre de la famille, un ami ou un professionnel). "Si le conflit est profondément enraciné, je commence par écouter chaque partie séparément avant de les réunir. Il m'est arrivé d'entendre aussi les petits-enfants. La vraie raison du conflit est souvent plus profonde que la goutte qui fait déborder le vase. Il convient alors de remonter dans le passé pour comprendre", confie un médiateur. Durant les vacances, les enfants, petits ou grands, séjournent souvent chez leurs grands-parents. Conseils. Faut-il respecter à la lettre les consignes des parents? L'heure précise du bain, celle du coucher, les aliments à inscrire aux menus, ceux à éviter. Il est toujours compliqué pour un parent de se séparer de son enfant. Une liste interminable de consignes peut tout simplement cacher une tentative de calmer son angoisse. Voyons-y donc un simple mode d'emploi pour rester au plus près des besoins et habitudes du petit. Pour autant, les grands-parents ne doivent pas s'interdire de prendre quelques libertés. C'est aussi cela qui plaît tant aux petits-enfants. S'il réclame ses parents chaque soir?Le coucher est classiquement un moment où un enfant peut se sentir anxieux seul dans une pièce où il n'a pas ses repères habituels. Il aimerait donc que papa et maman soient là pour le rassurer. L'idée est alors de convoquer ses parents grâce aux mots, de manière légère et rigolote. Par ex, en racontant des souvenirs d'enfance de son papa ou de sa maman, en ressortant ses vieux jouets et livres. Ainsi, les grands-parents auront détourné l'attention de leur petit-enfant sans pour autant fuir le sujet. Faut-il les inciter à participer aux tâches ménagères? Trop contents de se faire chouchouter, ils peuvent avoir tendance à rester les pieds sous la table. Peut-être aussi ne sont-ils pas habitués à participer chez eux aux tâches ménagères. Ne critiquez pas leur éducation, mais faites appel à leur empathie: "Vous savez, nous n'avons plus 20 ans et sommes parfois un peu fatigués. Ce serait vraiment gentil de nous donner un petit coup de main." Ou négociez: "Si vous nous aidez à débarrasser la table, nous pourrons partir plus vite à la plage." Quelles activités pour qu'ils ne s'ennuient pas?Cela ne doit pas devenir une obsession. Un enfant qui s'ennuie par moment n'est pas malheureux. C'est une occasion qui lui est offerte de relâcher la pression, de laisser divaguer ses pensées. Bref, cela lui fait du bien. S'ils restent scotchés à leurs écrans?Des réflexions désagréables ou, pire, la décision de leur confisquer leurs écrans n'auraient qu'une conséquence: les braquer et leur ôter toute envie de revenir. Les grands-parents peuvent en revanche poser des règles: chez nous, pas de téléphone à table ; les écrans, ok en fin en fin de journée. (lire notre article psycho dans le numéro prochain) Si les ados veulent sortir un soir? "Nous voyons cela avec tes parents, c'est à eux de prendre ce genre de décision." Les grands-parents ne peuvent assumer une telle responsabilité. Ils doivent surtout se garder de la tentation de faire alliance avec leur petit-enfant dans le dos de ses parents et tenir bon si ceux-ci ont opposé un niet. Accepter ou non le copain ou la copine?Ce compagnon présente un avantage de taille: l'adolescent aura beaucoup moins tendance à s'ennuyer. Petit bémol, il risque d'être un peu moins disponible pour ses grands-parents et plus pudique dans ses sentiments. Mieux vaut s'y préparer. Bien sûr, les deux ados doivent s'engager à mettre la main à la pâte... Mais à deux, même les tâches ménagères passent mieux! Manière de tisser du lien, les vacances qui rassemblent trois générations sont de plus en plus fréquentes. Pour les familles éclatées géographiquement qui peuvent ainsi se rapprocher, comme pour les autres. Et lorsque les grands-parents sont là, les petits-enfants sont au centre de l'attention, ce qui leur plaît beaucoup. Les préparatifs semblent souvent obéir au même schéma. C'est en général la mère de famille qui gère l'organisation pratique et fait les réservations, les enfants donnent leur avis sur la destination et... les grands-parents paient la note. Les parcs de vacances remportent un franc succès. Mais les croisières en famille les talonnent: elles proposent, en effet, toutes les facilités et chacun peut vaquer à ses occupations. Dans les parcs de vacances, les vacances en groupe sont essentiellement des vacances à trois générations ou plus. Ce type de séjour marque souvent un événement, comme un jubilé ou un anniversaire spécial. Ce qui compte le plus pour les adeptes de ce genre de formule? La qualité du temps passé ensemble et l'esprit de famille! Idem du côté des locations de vacances où la demande pour des villas pouvant accueillir de 6 à 20 personnes, souvent plusieurs générations d'une même famille, ne cesse de croître. Les vacanciers demandent autant de salles de bain que de chambres, histoire de garantir l'intimité de chacun. Mais ces grandes maisons doivent avant tout disposer d'une vaste pièce à vivre où tout le monde peut se rassembler. L'important est de partager des repas autour d'une grande table. Ce genre de vacances ne s'improvise pas. Il faut planifier à l'avance une série d'activités en famille, sans oublier de prévoir des plages d'intimité et la possibilité de faire des choses seul ou à deux. Il est important de respecter la liberté de chacun et d'oublier les éventuels problèmes familiaux au moins le temps des vacances. Si vous louez une petite maison et qu'il faut assurer les courses, les repas et le ménage, songez à la répartition des tâches. En (se) rappelant que les grands-parents ne sont pas corvéables à merci. Indiquez clairement vos désirs et limites. Souvent compagnons d'amusement, parfois confidents, la plupart des grands-parents ne ménagent pas leurs efforts pour faire plaisir. Quitte à en faire trop? Les grands-parents d'aujourd'hui ressentent en effet moins leur rôle comme étant un rôle d'autorité. La relation avec les petits-enfants est plus axée sur le ludique, la découverte. Ils cherchent à apporter des choses que les parents, souvent, n'ont plus le temps de faire. Face à cette relation privilégiée, les parents peuvent éprouver de l'amertume à voir leurs propres parents, autrefois sévères, se transformer en grands-parents gâteaux. Rien d'étonnant à cela: ils sont désormais en seconde ligne. S'ils peuvent toujours participer au projet éducatif, ils n'en sont plus responsables, ce qui leur ôte une solide pression. Ils sont aussi plus disponibles et le temps passé ensemble, forcément limité, va être consacré à développer une relation qualitative.Qui dit qualitatif, dit plaisir: les grands-parents chercheront à contenter leurs petits-enfants, sans que cela passe nécessairement par une profusion de cadeaux. Le plus souvent, il s'agira d'attentions, de sorties amusantes... Le tout dans une atmosphère un peu plus permissive. Les enfants savent bien faire la part des choses entre les règles des grands-parents et celles de leurs parents.Attention, il est très important de ne pas mettre l'enfant en conflit de loyauté. Dire à l'enfant "Tu ne diras rien à tes parents "le mettra dans une situation très inconfortable. Il sera ravi d'avoir été gâté, mais n'aura pas envie de mentir à ses parents.Il est cependant important que les parents et grands-parents adoptent globalement la même ligne de conduite. L'enfant a besoin de structure, de règles: il n'est pas interdit de lui faire plaisir, mais il est important de ne pas céder à tous ses caprices. Il est aussi utile d'identifier les raisons des règles mises en place par les parents.Ceci dit, autoriser l'enfant à se coucher un peu plus tard ou lui offrir occasionnellement un petit cadeau sans raison n'aura d'autre conséquence que de susciter de la joie. Mieux: développer une relation forte avec ses petits-enfants permettra de faire évoluer leur vision du monde et de la société. Des études montrent que quand on a des relations qualitativement bonnes avec ses grands-parents, quand on est enfant ou adolescent, on se fait une meilleure représentation de l'âge. Un cadeau destiné à un jeune enfant ne doit pas nécessairement être volumineux, original ou onéreux. Il ne doit pas nécessairement avoir été acheté dans un magasin. Avant toute chose, il importe de tenir compte des goûts de l'enfant. Ne lui demandez pas "Qu'aimerais-tu recevoir?", mais plutôt "Qu'aimes-tu faire?".Si la liste vient de lui, il n'y a pas de mal à s'en inspirer sans qu'elle ne devienne une liste d'exigences. L'enfant doit être conscient qu'il s'agit simplement d'idées. Déduisez-en ses intérêts sans tomber dans le piège du marketing. Un mini fer à repasser? Si la demande vient de l'enfant, il n'y a pas de mal à offrir ce genre de jouets. Certains trouvent très amusant d'aider papa ou maman. L'important étant de ne pas offrir ce genre de jouets exclusivement aux petites filles. Si les petits garçons de la famille s'amusent tout autant que les filles avec un ustensile de nettoyage ou un mini aspirateur et que ces dernières jouent aussi avec les outils de bricolage ou les petites autos de leurs frères, pas de souci ! De même, on pourrait se demander s'il ne faut acheter que des poupées aux petites filles et que des voitures aux petits garçons. La réponse est bien entendu non. Ce qui importe, c'est de leur donner l'occasion d'explorer diverses sortes de jeux. A eux de déterminer leurs préférences. Si, en tant qu'adulte, vous ne véhiculez pas de stéréotypes et que vous laissez à l'enfant la liberté de choisir ses jeux, peu importe qu'il s'agisse d'une poupée ou d'un fer à repasser, d'une voiture ou d'une mini foreuse. Les règles d'éducation, les valeurs et les normes des enfants sont fixées par les parents. Il est essentiel de les respecter. Faute de quoi cela risque de créer des tensions dont les enfants sont les premières victimes. Consulter les parents avant d'acheter un cadeau est un must. S'il faut respecter le refus des parents, on peut aussi chercher un compromis. Demandez, par ex., aux parents pour quelle(s) raison(s) ils sont opposés à l'idée d'avoir des animaux domestiques. Si c'est pour une question d'allergie, ok. Si, en revanche, leur refus a trait à l'entretien quotidien, proposez d'offrir un lapin à vos petits-enfants... mais chez vous. Si vous souhaitez faire plaisir à un enfant en lui offrant un vêtement, il faut qu'il ait son mot à dire et qu'il puisse choisir la pièce qui lui convient. Sans quoi, il risque d'être déçu. L'idée? Faire du shopping avec lui.Un cadeau ne doit pas nécessairement être matériel. Passer du temps en famille figure en tête de liste des souhaits des enfants. N'hésitez donc pas à leur proposer une activité en lieu et place d'un cadeau à déballer. Cette activité ne doit pas nécessairement être onéreuse. Si vous proposez un pique-nique au parc alors qu'ils n'ont jamais l'occasion d'en faire, ils garderont sans aucun doute un merveilleux souvenir de ce moment. Si enfant est trop jeune pour se rendre compte de ce que représente l'argent et de ce qu'il peut en faire, lui offrir une enveloppe n'est sans doute pas une bonne idée. Trop abstrait, l'argent n'est pas considéré comme un cadeau par les jeunes enfants. S'ils sont plus âgés, cela ne pose pas de problème mais il est important qu'ils sachent comment l'utiliser. Nombreux sont les enfants impatients de posséder de l'argent. Si vous souhaitez qu'ils en épargnent une partie, expliquez-le clairement et prenez leur âge en considération. Car gérer son argent s'apprend progressivement. N'ayez pas d'attentes trop élevées. L'argent liquide doit être considéré comme de l'argent de poche. Quel est son but? Qu'est-ce qu'un enfant peut acquérir avec cet argent? Quelles sont les dépenses que les parents estiment ne plus avoir à prendre en charge? Les parents ont peut-être déjà conclu des accords avec leurs enfants à ce sujet et il faut en tenir compte. Ne vous attendez pas à ce qu'un enfant économise la totalité de l'argent qu'il reçoit. Prévoyez un montant leur permettant d'épargner une partie et de dépenser l'autre. Vous insistez pour que l'argent donné soit économisé par l'enfant? Déposez-le alors sur un carnet d'épargne tout en expliquant votre démarche. Un bon-cadeau est trop abstrait pour les jeunes enfants incapables d'en déterminer la valeur. C'est une bonne idée, en revanche, lorsque les enfants sont plus grands. Cela revient à donner de l'argent mais c'est nettement plus concret puisqu'il ne s'agit pas de l'économiser dans ce cas-ci. Léguer son héritage directement à ses petits-enfants pour éviter les droits de succession, c'est l'idée qui sous-tend le saut de génération. Attention, les règles ne sont pas tout à fait identiques en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre. La loi vous autorise à léguer par testament la partie disponible de votre patrimoine, c'est-à-dire la moitié, à la personne de votre choix. Vous pouvez donc léguer directement une partie de vos biens à vos petits-enfants et sauter ainsi une génération.Une partie seulement car vous devez tenir compte de la réserve de vos enfants, la part qui doit obligatoirement leur revenir. Cette part se monte toujours à la moitié de la masse successorale, quel que soit le nombre d'enfants. Le saut de génération peut également être volontaire. En effet, lorsqu'un enfant renonce à son héritage, celui-ci revient à ses propres enfants et non à ses frères et soeurs : les petits-enfants prennent la place de l'héritier (leur parent) qui renonce à son héritage. Par conséquent, le saut de génération ne peut se produire que si la génération intermédiaire renonce à ce qui lui revient. Il s'agit donc de "tout ou rien". Mais les grands-parents ne peuvent jamais être totalement certains que leurs enfants renonceront à leur héritage. S'ils peuvent exprimer ce souhait de leur vivant, ils ne peuvent imposer leur volonté. En Flandre, vous bénéficiez d'un avantage si vous sautez une génération (et s'il y a plus d'un petit-enfant): lorsque l'héritage est partagé entre plusieurs bénéficiaires, chacun paie les droits de succession au taux le plus bas. Ce n'est le cas ni à Bruxelles ni en Wallonie où les petits-enfants paient ensemble autant de droits de succession que l'aurait fait leur parent qui renonce à la succession. Mais il y a économie d'impôts dans les trois Régions puisque l'héritage passe directement une génération "plus loin" et qu'il n'est donc imposé qu'une seule fois au lieu de deux. Depuis le 1er septembre 2018, les grands-parents peuvent faire une donation à leurs petits-enfants, avec l'accord de leurs enfants et sans que ces derniers n'aient à renoncer totalement à leur héritage. Le principe est le suivant: le grand-parent fait une donation à son petit-enfant et l'enfant (le parent du petit-enfant) s'engage à imputer fictivement sur sa propre part successorale la donation faite à ses propres enfants. C'est ce qu'on appelle le "rapport pour autrui". L'imputation que fait l'enfant se fait au bénéfice du petit-enfant. Au final, la part successorale de l'enfant est évidemment moindre que celles de ses frères et soeurs. Il existe une autre possibilité: la donation en cascade. L'enfant accepte la succession et paie les droits correspondants. Dans les 90 jours (Wallonie) ou dans l'année (Flandre) qui suivent l'acceptation, il fait don de tout ou partie de son héritage à ses propres enfants (les petits-enfants) sans payer de droits de donation. L'exonération est au maximum égale aux droits de succession payés précédemment. La donation en cascade n'est pas encore possible à Bruxelles. Votre courtier ou banquier vous le dira peut-être, une assurance épargne (branche 21) est un des moyens futés pour léguer de l'argent à ses petits-enfants en évitant de payer trop d'impôts. Car en tant que grands-parents, vous pouvez toujours souscrire un contrat de branche 21, une assurance-vie. Il s'agit d'une formule d'épargne avec laquelle vous visez la sécurité. Et vous pouvez désigner un petit-enfant comme bénéficiaire en cas de décès. Cette technique s'inscrit aussi dans la réflexion du saut de génération. Concrètement, en tant que preneur d'assurance, vous conservez le contrôle total du contrat et pouvez même changer de bénéficiaire après coup. La branche 21 procure un taux garanti et une éventuelle participation bénéficiaire. Notons qu'il existe aussi une assurance de branche 23 qui investit dans des fonds. Les rendements obtenus sont potentiellement plus élevés sur le long terme, mais les risques sont aussi plus importants. Ici, pour dormir sur ses deux oreilles, la branche 21 va constituer un instrument intéressant. Retenons encore que l'investisseur flamand est favorisé. Car en Flandre, et pas dans les deux autres Régions, les petits-enfants bénéficient d'une exonération d'impôts successoraux à concurrence de 12.500 ? par grand-parent. Une autre piste qu'une branche 21? Ils se nomment Junior Plan, Junior Invest Plan, Life Junior, peu importe... Ce sont des formules d'épargne proposées dans la plupart des banques et qui vous permettent d'investir, à intervalles réguliers, un montant déterminé pour vos petits-enfants. On vous propose déjà d'épargner à partir de 30 ? par mois dans une branche 44. Cette dernière ne correspond à aucune définition légale, mais il s'agit d'une combinaison de deux catégories d'assurances-vie des branches 21 et 23 (21+23=44). Pour combiner à la fois sécurité et prises de risques. Donc, avec une telle d'assurance placement pour les enfants, vous allez investir à votre rythme financier jusqu'à leurs 18, 21 ou 24 ans. Mais que faire si vous craignez que votre petit-enfant, encore immature à vos yeux, n'utilise pas cet argent comme vous le désirez? Vous pouvez toujours souscrire une telle assurance placement à votre nom tout en désignant l'enfant comme bénéficiaire. Ce qui vous laisse toujours la possibilité de modifier le bénéficiaire. Enfin, n'oublions pas que si ces produits sont rentables sur la durée, ils sont aussi soumis à des frais et à des taxes. Renseignez-vous auprès de votre conseiller financier.