Lorsqu'on pense assurances, les premières images qui viennent en tête sont souvent celles de l'assurance habitation, auto ou la familiale, de leurs couvertures après un sinistre. Mais à côté de ces assurances considérées comme " classiques ", les institutions financières proposent aussi des produits d'assurance-vie, des assurances épargne, d'investissement. Un de leurs objectifs est, entre autres, de constituer un capital pour des petits-enfants. Et ce, pour l'achat d'une première voiture, d'un appartement ou pour leurs études.
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Lorsqu'on pense assurances, les premières images qui viennent en tête sont souvent celles de l'assurance habitation, auto ou la familiale, de leurs couvertures après un sinistre. Mais à côté de ces assurances considérées comme " classiques ", les institutions financières proposent aussi des produits d'assurance-vie, des assurances épargne, d'investissement. Un de leurs objectifs est, entre autres, de constituer un capital pour des petits-enfants. Et ce, pour l'achat d'une première voiture, d'un appartement ou pour leurs études.Comme nous parlons d'assurances-vie, n'oublions pas que le capital d'assurance ira aux héritiers légaux, sauf si un testament en décide autrement. Le preneur souscrit un contrat d'assurance à son nom et désigne un enfant comme bénéficiaire du contrat à terme à ses 18 ans, 21 ans, ou 25 ans. Ce qui est intéressant, c'est qu'il peut toujours changer d'avis et peut modifier le contrat en cours. C'est clairement un avantage en comparaison d'un compte d'épargne au nom de l'enfant. Car ce dernier pourra jouir de l'argent placé comme il l'entend à sa majorité. Celui qui aura épargné pour lui ne pourra en outre plus disposer de l'argent versé. Et les parents des petits-enfants pourront toujours retirer de l'argent, à condition cependant d'effectuer des dépenses de ce qu'il convenu d'appeler " l'intérêt de l'enfant ", pour un nouvel ordinateur pour ses études par exemple. Bref, avec un carnet d'épargne au nom de l'enfant vous ne serez plus maître du capital, ce qui n'est pas le cas avec les assurances-vie. La première manière d'investir est (ou plutôt était) l'assurance branche 21 ou assurance-épargne. Il s'agit d'un produit d'épargne sur le moyen et long terme, sous la forme d'un contrat d'assurance vie. L'assurance-épargne branche 21, qui bloque le capital pendant 8 ans, a été très populaire avant l'effondrement des rendements. En cause : les taxes de 2 % prélevées sur les primes mais aussi les frais d'entrée à chaque versement. Ils varient et peuvent atteindre les 3,5% chez certains assureurs ou banquiers-assureurs. Rajoutons à ce mille-feuille que des frais de gestion, calculés, en fonction d'un pourcentage sur la réserve, peuvent éventuellement être dus...Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le rendement ne couvre pas l'évolution du coût de la vie. Quant aux éventuelles participations bénéficiaires de ces produits, elles sont tout aussi rachitiques. En clair, ce produit, c'est la voie de la sécurité (ou d'une forme de planification successorale comme nous l'expliquons ailleurs), mais pas celle du rendement. A tel point, que plusieurs compagnies ne commercialisent plus pour le moment ces produits uniquement en branche 21. Elles proposent en alternative : un produit de type 44 (voir plus bas). Mais au fait, pourquoi dit-on qu'il faut bloquer l'argent huit ans et un jour ? Car les intérêts sont alors exonérés de précompte mobilier. Cela signifie que vous pouvez reprendre les capitaux sans frais ni précompte mobilier et éventuellement décider de poursuivre le contrat. A partir de là, les nouveaux versements supplémentaires ne seront plus soumis au précompte mobilier. Et que se passe-t-il si vous retirez votre argent avant les huit ans ? Des frais de sortie peuvent être imputés. Mais surtout, il faudra payer un précompte mobilier de 30 %. Ce dernier est calculé sur base d'un rendement fictif de 4,75 %. Néanmoins, la branche 21 peut être la voie du " non-stress ". Car l'argent investi dans une assurance-vie branche 21 dort tranquillement et est couvert par le système de garantie. Les avoirs des assurances-épargne de droit belge sont protégés par le Fonds de garantie à concurrence de 100.000 ? par personne et par assureur. La seconde manière d'investir, ce sont les assurances investissement Branche 23. Ces produits sont liés à des fonds de placement qui évoluent à la hausse et à la baisse comme lors de la pandémie ! Malgré l'expertise des gestionnaires, les investissements effectués n'offrent pas toujours les résultats attendus. Une guerre du pétrole, un virus, des tensions internationales, tout est possible. Donc, très clairement, par rapport au produit de la branche 21, une perte du capital est tout à fait possible. Mais sur le long terme, crise ou pas, le rendement sera statistiquement meilleur... Sauf qu'il n'y a aucune certitude contractuelle et que cela peut en rebuter plus d'un selon le principe du " un tien vaut mieux que deux tu l'auras ". Quant aux frais, il sera difficile d'y échapper, ils varient entre 1 et 3% comme pour l'assurance-épargne, sans oublier les frais de gestion. Il n'y a cependant pas de précompte mobilier en cas de vente et pas de taxe sur les opérations de Bourse. En résumé, l'avantage de cette formule est donc qu'il n'y a pas de aucun précompte mobilier et que les rendements sur le long terme sont potentiellement meilleurs. Le désavantage : la prise de risque. Cela dit, pour le même risque, vous pouvez aussi choisir un fonds de placement dans une banque tout en économisant sur les frais. L'alternative aux inconvénients des branches 21 et 23 serait peut-être la branche 44. Quarante-quatre ? Oui, car 21 + 23 = 44. Cette branche 44 n'a en réalité aucune définition légale. C'est un montage entre des assurances-vie des branches 21 et 23. Il s'adresse aux investisseurs qui désirent jouer la carte la garantie de capital (au moins partiellement) tout en espérant un rendement meilleur. Comme pour le reste, et comme il s'agit bien d'un contrat d'assurance-vie, une taxe de 2% est retenue sur le versement des primes. L'horizon de placement est d'au moins 8 ans. Il comporte aussi des frais d'entrée qui varient selon les compagnies. Il n'y a donc pas d'autre choix que de comparer les offres. Prenons l'exemple d'un montage en branche 44 chez BNP, le leader du marché bancaire belge. Son Junior Future Plan est une assurance d'épargne et d'investissement conclue hors fiscalité par un preneur d'assurance au bénéfice d'un mineur. Il est composé de deux sous-contrats d'assurance-vie individuelle : un contrat " constitution de capital " branche 21 et un contrat en branche 23. Ce concept de volets combinés permet un plan flexible qui combine la constitution d'un capital avec sécurité et le rendement. Vous décidez combien vous souhaitez investir dans chaque branche, naturellement en fonction de votre profil d'investisseur : par exemple 70% dans la branche 21 et 30% dans la branche 23. Ou 50 % dans chaque branche. Quelle est sa durée ? Elle est de 10 ans. Et il n'y a pas de dérogations possibles. La durée des contrats est déterminée en fonction de l'âge auquel le client désire que l'enfant bénéficiaire reçoive son capital : au 18e, 21e ou 24e anniversaire. Quels sont les frais ? Les frais d'entrée s'élèvent à 3,5 % sur les primes nettes versées. Vous avez effectué un nouveau versement de 25.000 ? dans votre Junior Future Plan ? Dans ce cas, vous ne payerez " que " 3 % de frais d'entrée sur ce versement et tous les suivants. Au cours des 5e, 4e et 3e années précédant l'échéance du contrat, ces frais d'entrée diminuent de 0,5 % par an. Au cours de l'avant-dernière et de la dernière année du contrat, vous ne payez plus de frais d'entrée. La taxe de prime à l'entrée est de 2%. Les frais de sortie sont nuls à l'échéance ou en cas de décès de l'assuré. Les frais de gestion ? Nuls pour le volet constitution de capital (branche 21). Pour le volet capital Plus (branche 23), ils varient en fonction du fonds et sont automatiquement imputés. Il existe un taux applicable dans le règlement de gestion propre à chaque fonds. En cas de décès avant terme de l'assuré, des droits de succession sont-ils appliqués ? La réponse est oui. Plus le lien sera étroit, plus les droits de succession seront faibles. Entre parents et enfants, entre époux et, dans certaines circonstances, entre cohabitants, les droits de succession sur les biens mobiliers s'élèveront au minimum à 3 % et maximum 30% en Wallonie à Bruxelles et maximum 27 % en Flandre.