L'iris me fascine, c'est la fenêtre sur l'âme... Un organe exceptionnel d'à peine un centimètre carré par lequel nous percevons le monde", raconte l'artiste photographe Edouard Janssens, 58 ans. Dans son studio, à Lasne, il nous présente quelques-unes de ses oeuvres dont d'impressionnants iris de 150 cm de diamètre, agrandis jusqu'à 22.500 fois !
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L'iris me fascine, c'est la fenêtre sur l'âme... Un organe exceptionnel d'à peine un centimètre carré par lequel nous percevons le monde", raconte l'artiste photographe Edouard Janssens, 58 ans. Dans son studio, à Lasne, il nous présente quelques-unes de ses oeuvres dont d'impressionnants iris de 150 cm de diamètre, agrandis jusqu'à 22.500 fois !"Après une carrière d'entrepreneur dans le milieu de la communication, je suis revenu à ma passion de toujours: la photographie. J'ai commencé par réaliser des portraits. En en retouchant un sur un grand écran, j'ai été frappé, en zoomant, par la beauté des yeux agrandis. L'idée m'est alors venue de sublimer l'iris! En dix ans, j'en ai photographié près de quatre cents.J'accueille ici surtout des couples et des familles, mes clients ont entre 7 et 92 ans. Ils posent leur menton sur une table ophtalmologique puis j'amène une lumière spécifique sur leur iris pour réveiller la richesse de ses couleurs, de ses contrastes, de ses motifs. La prise de vue doit être extrêmement précise pour la netteté. En postproduction, je recentre la pupille, j'optimise la forme de l'iris, sans jamais toucher aux couleurs. Outre l'agrandissement photo, je propose aussi des boutons de manchette personnalisés. L'iris est un portrait totalement unique, il n'y en a pas deux pareils.Les clients sont scotchés par le résultat et, moi, à chaque cliché d'iris, je suis émerveillé par ce concentré de détails. J'ai toujours l'impression de découvrir une nouvelle petite planète. Il y a tellement de ressemblances entre l'iris et l'Univers : la forme, les couleurs... Ce parallélisme a d'ailleurs inspiré une de mes autres séries photographiques, intitulée Stratos-Sphere. Ainsi, à partir d'un simple ballon-sonde, j'ai photographié la courbure de la Terre, à 35 km d'altitude. Sur les clichés, on voit clairement cette infime couche d'air qui sépare les lueurs bien visibles de notre activité sur Terre du noir profond du néant. Des prises de vue et de conscience révélant la fragilité de l'Humanité... "