"J'étais prépensionné et nous avions plein de projets pour le jour où Marleen arrêterait de travailler, elle aussi. Puis le diagnostic est tombé. Nous étions mariés depuis quarante ans et je n'en ai pas douté une seconde : je serais son aidant proche. Electricien, je n'avais pas la moindre expérience dans le domaine des soins. C'est dur, mais je peux heureusement compter sur mes deux filles et sur l'aide apportée par une asbl spécialisée. Je m'y sens à l'aise : là-bas, gérer la démence fait partie du quotidien. Oui, j'ai des moments de découragement, car je rencontre des personnes atteintes de démence à un stade bien plus avancé que celui de Marleen. C'est une façon de me confronter à la réalité, si dure soit-el...