Luc De Martelaer, préside un club d'oldtimers

Lors d'une visite au salon Rétromoteur de Ciney, en 2006, j'ai craqué pour une Opel Rekord de 1966 et je me suis affilié au club Opel car je trouvais les membres du stand sympathiques ", raconte Luc De Martelaer, 63 ans. L'ex-éducateur spécialisé préside désormais l'Old Opel Club Belgium (OOCB), le club de passionnés des Opel anciennes.
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Lors d'une visite au salon Rétromoteur de Ciney, en 2006, j'ai craqué pour une Opel Rekord de 1966 et je me suis affilié au club Opel car je trouvais les membres du stand sympathiques ", raconte Luc De Martelaer, 63 ans. L'ex-éducateur spécialisé préside désormais l'Old Opel Club Belgium (OOCB), le club de passionnés des Opel anciennes. " J'ai commencé à participer à des rallyes de voitures de collection, fin des années 90, au volant de ma Land Rover de 1964. Mais j'étais forcé d'abandonner à mi-parcours à cause de la fatigue car j'avais l'impression de conduire un camion de pompier ! Je l'ai donc revendue pour me procurer l'Opel Rekord, un modèle que j'avais à 18 ans.Le club est un chouette petit monde, surtout composé de couples en fin de carrière ou fraîchement pensionnés. Les femmes endossent le rôle de navigatrices, comme mon épouse lors des rallyes. Si le club participe à des rassemblements, ce qu'on préfère c'est rouler avec nos voitures, toutes âgées de minimum 30 ans. Une poignée de balades d'un jour et l'un ou l'autre voyage sont annuellement organisés. L'année prochaine, direction la Côte d'Opale. Je souris quand je conduis ma Rekord, quand les gens m'observent passer... Je suis fier et heureux car cette voiture populaire suscite la sympathie, elle réveille des souvenirs. Tout le monde a eu un tonton, un parrain, qui en possédait une ! Les gens me racontent leurs histoires d'enfance et de jeunesse... Financièrement parlant, ma belle Opel ne vaut rien mais elle a une grosse cote d'amour. J'ai deux autres oldtimers : une 4X4 de Daihatsu de 1984 et une Daf YA66, modèle Jeep, de 1974. Cependant, je ne suis pas un collectionneur. J'aime conduire les voitures anciennes et les restaurer avec des copains du club ou du milieu. Pour moi, les bagnoles sont avant tout un support à de la convivialité ! " Passionnée d'agriculture biologique, j'avais envie de lancer une activité ludique et instructive pour corriger la mauvaise réputation du chanvre, plante encore méconnue du grand public. D'ailleurs, j'ai moi-même découvert les multiples vertus médicinales du chanvre en y ayant recouru pour un problème de défense du système immunitaire ", confie Sabrina Plisnier. Après une première édition l'été dernier à Neuville, l'ancienne cuisinière namuroise accueille, avec son mari agriculteur, les curieux dans son labyrinthe de 3 hectares, à Daussois (Cerfontaine). " A la suite d'une formation sur le chanvre, nous avons conçu ce labyrinthe - unique au monde ! - à l'aide de plans, d'un drone et d'un tracteur-tondeuse. L'idée est que le public de tout âge se perde, lâche prise, tout en apprenant en s'amusant que le chanvre n'est pas une drogue ! Souvent confondu avec son cousin le cannabis, le chanvre ne contient pas de substance psychotrope (THC) et ne provoque pas de dépendance. Facile à cultiver, cette plante permet notamment de se chauffer, de se vêtir, de se nourrir, de se soigner... En effet, riche en CBD (cannabidiol), le chanvre permet de traiter le psoriasis, les douleurs musculaires, l'arthrose, la maladie de Parkinson...N'oublions pas que la pharmacie au départ, ce sont des plantes ! Un conseiller en CBD vient les weekends pour expliquer les vertus médicinales du chanvre et répondre aux questions du public. Au milieu du labyrinthe, un bar bohème propose des produits à base de chanvre comme de la bière artisanale. Des paniers de pique-nique sont, en outre, disponibles sur réservation. Nous vendons également plusieurs de nos produits, tels que de l'huile, à l'accueil. Au fil des allées bordées de plantes atteignant en moyenne 2,5 mètres de hauteur, le visiteur rencontre des panneaux explicatifs et des énigmes pour trouver un mot magique. " Depuis cinq ans, je peins des renards sur les bornes électriques de la capitale afin de redorer le blason de ce bel animal", explique Rose Delhaye, 54 ans. Via cette démarche, l'artiste autodidacte entend rappeler à tous qu'il n'est pas un nuisible. " Tant dans mon atelier que dans la rue, mon art est engagé. En voulant défendre la cause de l'animal en ville, j'ai pensé au renard roux. J'en ai déjà croisés plein ! Ils se plaisent en milieu urbain, se sentent tranquilles... Le renard est protégé à Bruxelles mais il est chassé dans les campagnes à cause d'une mauvaise réputation qu'il traîne depuis des siècles. Pourtant, il est utile, entre autres, pour chasser les petits rongeurs. En peignant des renards dans l'espace public, avec chaque fois le slogan "Je ne suis pas un nuisible", je veux le mettre à l'honneur.Jusqu'ici, j'ai décoré une cinquantaine de bornes électriques d'Uccle, Forest, Ixelles et Woluwe-Saint-Lambert, avec, bien sûr, l'autorisation des communes et de Sibelga. Une réalisation me prend minimum 4 h. Je peins les renards à l'échelle réelle et en mouvement pour donner l'illusion qu'ils se baladent dans leur habitat. Certains chiens aboyent d'ailleurs en les apercevant ! Et les passants sont émerveillés quand ils me voient à l'oeuvre, avec mes pinceaux et mes peintures. Ils me racontent leurs anecdotes avec les renards observés dans leur jardin, la rue, les parcs, et m'encouragent à continuer mon projet. De chouettes échanges ! Certains me demandent même d'aller peindre des renards chez eux. J'ai ainsi déjà décoré quelques portes de garage de particuliers et je reçois des commandes pour des réalisations sur des murs d'écoles, de refuges animaliers... Dans mon atelier, je réalise d'autres peintures à l'huile, également en lien avec l'environnement, que j'expose régulièrement. Il y a notamment des baleines et des requins représentés devant le drapeau du pays qui les extermine ou encore, depuis environ dix ans, des personnages qui portent un masque à gaz les protégeant d'un monde asphyxié à tous niveaux. Une forme d'art un peu visionnaire... "