" Ann : Incrédulité, chagrin, révolte. Trois ans après le diagnostic, il ne se passe pas un jour sans que je ne pleure. C'est tellement dur de voir l'homme que j'aime s'éloigner de moi petit à petit et se transformer en être perdu et dépendant. Je n'arrive pas à l'accepter. Avant que le diagnostic ne tombe, je sentais déjà que quelque chose n'allait pas. Jo perdait tout son entrain, lui qui était si actif, si bricoleur. Un jour, en rentrant de son travail, il s'est mis à bégayer. Son père avait été, très jeune, atteint de démence. Nous sommes allés voir le même neurologue, qui, très vite, a fait le lien. Jo a rapidement décliné. En très peu de temps, il n'a plus été capable de parler, puis de mar...