MEISE - DES PLANTES ET DES PROJETS

Si le Jardin botanique de Meise a été un peu négligé pendant des années, il connaît aujourd'hui une belle renaissance. Le jardin de 92 hectares, situé au nord de Bruxelles, a entamé une vaste opération de rénovation en 2001 avec la restauration progressive du Palais des Plantes, les impressionnantes serres abritant une collection de plantes tropicales.
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Si le Jardin botanique de Meise a été un peu négligé pendant des années, il connaît aujourd'hui une belle renaissance. Le jardin de 92 hectares, situé au nord de Bruxelles, a entamé une vaste opération de rénovation en 2001 avec la restauration progressive du Palais des Plantes, les impressionnantes serres abritant une collection de plantes tropicales. En 2018, le Labo du Bois ouvrait ses portes au public. Ce musée a pour ambition de nous faire découvrir toutes les facettes du bois. À l'extérieur, on est accueilli par deux gigantesques pièces de collection : une tranche de séquoia géant d'Amérique de 5 tonnes et un tronc d'arbre de 10,5 m de longueur d'un Pericopsis du Congo. L'année dernière, la magnifique roseraie était inaugurée. Lovée entre des bosquets et entourée d'un mur naturel de prairies et de fleurs sauvages, elle étonne par son design contemporain en forme de spirale. Cette architecture raconte la naissance et l'évolution des rosiers botaniques. Un escalier en acier Corten mène au mur d'enceinte d'où on profite d'une vue panoramique sur la roseraie et la collection de chênes au loin. Enfin, à l'été 2020, le Jardin botanique a été doté de deux nouvelles zones d'accueil. Sa métamorphose se poursuit avec la création du Jardin d'expérience culinaire et le nouveau complexe de serres. Toutes ces nouveautés s'inscrivent dans un domaine qui avait déjà beaucoup à offrir : un château dont les origines remontent au XIIe siècle, un parc à l'anglaise avec ses étangs et ses plaines vallonnées, 18.000 espèces végétales dont certaines plantes sont aujourd'hui menacées, la " petite " serre de Balat qui a servi de modèle d'étude pour la conception des grandes serres du château de Laeken... La Région flamande, propriétaire du domaine depuis 2014, souhaite en faire une attraction touristique d'envergure à l'horizon 2026. Un statut que mérite l'un des plus vastes jardins botaniques au monde ! (E.M.) S'ils ne sont pas là pour l'éternité, ils nous survivront néanmoins sans peine. C'est sans doute pour cette raison que les arbres forcent l'admiration. Et parce qu'ils apportent la sérénité. Déambuler dans un arboretum est donc une excellente activité pour se détendre, recharger ses batteries et apprécier la beauté de la nature.L'Arboretum de Wespelaar, entre Malines et Louvain, abrite une collection d'arbres et d'arbustes du monde entier. Du mois d'avril jusqu'à la mi-novembre, on peut s'y promener, avec ou sans guide, mais obligatoirement sur la pelouse (attention à vos chaussures). Vingt hectares de nature s'offrent à vous. N'essayez pas d'admirer tous les arbres à la fois : une fiche vous est remise gratuitement et reprend les dix endroits où des arbres et arbustes sont en fleurs au moment de votre visite.Au printemps, la collection de magnolias se présente sous son meilleur jour, tandis qu'en automne, les érables leur volent la vedette. Le paysage vallonné offre des points vue divers, entre sites ouverts et vastes ou ombragés et couverts. Des massifs soignés alternent avec des étendues plus naturelles. (A.G.) Avec ses hivers rudes, sa pluviosité élevée et sa température généralement inférieure au reste du pays, le Plateau des Tailles est considéré comme l'une des régions les plus inhospitalières du pays. Tout du moins pour l'homme : un faune et une flore spécifiques y ont trouvé les conditions idéales à leur épanouissement, donnant naissance à de splendides panoramas, qui ne sont parfois pas sans rappeler les Hautes Fagnes. Landes sèches, ruisseaux, prairies fleuries, marais, tourbières où ondulent bruyères et digitales... Il y a là de quoi ravir les amoureux de la nature, à l'affût de paysages préservés ou d'espèces sauvages ! Aux abords de la Baraque de Fraiture, le circuit didactique " Les Fagnes de Bihain " a l'avantage d'offrir un panaché représentatif des paysages locaux sur six kilomètres à peine. Il traverse par ailleurs l'un des principaux hauts lieux de la biodiversité en Wallonie, où se rencontrent libellules, papillons, oiseaux migrateurs... Des aires de vision, des panneaux didactiques et des caillebottis ont été installés sur le parcours, mais prévoyez tout de même de vous équiper de chaussures imperméables ou de bottes, sous peine d'avoir les pieds trempés ! (N.E.) Les Cisterciens l'ont découvert il y a plusieurs siècles. Autour d'Orval, la nature du " val d'or " s'exprime sans retenue. Se détendre ne demande aucun effort. Des balades silencieuses à travers champs, jusqu'aux randonnées le long de la frontière française sur les traces des Romains. Orval a bien plus à offrir que sa fameuse trappiste et son fromage, bien que ceux-ci ne soient pas à bouder.La célèbre abbaye se cache dans les collines boisées à deux pas de la frontière française. Les impressionnantes ruines de l'ancienne église témoignent d'un passé mouvementé, jalonné de légendes et d'histoires truculentes. Les jardins qui bordent l'abbaye, aménagés de manière symétrique, invitent spontanément à flâner dans un environnement inspirant, tout comme le jardin des plantes médicinales et sa pharmacie traditionnelle. Mais l'extérieur du domaine regorge également de lieux pour se ressourcer au vert. L'abbaye sera le point de départ pour des randonnées accessibles ou plus corsées. Suivez par exemple les anciennes bornes abbatiales à travers le bois. Une promenade un peu plus longue et de difficulté modérée, moins connue et pourtant si agréable, vous conduira au village français de Chameleux. Franchissez la frontière et découvrez en chemin une pisciculture publique, la charmante église de Williers et un camp gallo-romain. Depuis l'abbaye, les bornes bleues vous mèneront sur les traces de nos ancêtres. Vous préférez une vie un rien plus sauvage ? Optez pour la réserve naturelle non loin de l'abbaye, où paissent les photogéniques troupeaux de vaches Highland. Et au crépuscule, vous suivrez le ballet de colonies de chauves-souris. (K.V.H.) www.orval.be Les endroits où le grondement des voitures n'existe pas, où le vrombissement des avions est absent et où le tintamarre des chantiers ne résonne pas se font rares en Flandre. Si vous aspirez au calme et si vous souhaitez profiter, pour un petit moment, des bruits de la nature, rendez-vous dans l'une des dix zones de silence officielles de Flandre. Nous avons opté pour la réserve naturelle de Gerhagen, près de Tessenderlo dans le Limbourg. La province mène une politique active et compte aujourd'hui quatre zones reconnues pour leur quiétude. Gerhagen, un domaine forestier de 945 ha caractérisé par son sol sablonneux et sa végétation typiquement campinoises, est la première zone à avoir reçu le label officiel " Stiltegebied ". Il a obtenu deux étoiles en 2010. Nous avons suivi le Sentier du silence, d'une distance de 6 km. L'itinéraire complet peut être téléchargé sur le site internet du Bosmuseum Gerhagen. Au cours de la randonnée, nous nous sommes arrêtés à 9 endroits pour écouter le silence : un banc de sirène, une souche d'arbre dédiée à la méditation, un hamac entre les arbres... Mais ne vous méprenez pas : il s'agit surtout de points de repère utiles si vous randonnez avec des enfants. L'avantage de se promener à Gerhagen, c'est que le trafic routier se trouve bien à l'écart !Nous n'avons jamais dû nous écarter du chemin sauf pour des vététistes et des cavaliers. Et nous n'avons entendu que le son de nos pas, le chant de nombreux oiseaux, le bruit de pommes de pin tombées et - avouons-le - le vrombissement d'un hélicoptère au loin. Un mal nécessaire pendant un printemps chaud et particulièrement sec en Campine ? ( E.M.)