Coup d'envoi de l'année thématique "OMG! Van Eyck was here". Plus de la moitié de la vingtaine d'oeuvres de Jan van Eyck (vers 1390-1441) conservées dans le monde investissent le Musée des Beaux-Arts de Gand (MSK). Jamais autant de Van Eyck n'ont pu être vus en un seul endroit ! L'occasion de voir, en primeur, une série de chefs d'oeuvre rétablis dans leur éclat original. Intitulée "Van Eyck, une révolution optique", l'exposition montre comment la technique picturale de l'artiste et son extraordinaire sens de l'observation ont transformé la peinture occidentale...
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Coup d'envoi de l'année thématique "OMG! Van Eyck was here". Plus de la moitié de la vingtaine d'oeuvres de Jan van Eyck (vers 1390-1441) conservées dans le monde investissent le Musée des Beaux-Arts de Gand (MSK). Jamais autant de Van Eyck n'ont pu être vus en un seul endroit ! L'occasion de voir, en primeur, une série de chefs d'oeuvre rétablis dans leur éclat original. Intitulée "Van Eyck, une révolution optique", l'exposition montre comment la technique picturale de l'artiste et son extraordinaire sens de l'observation ont transformé la peinture occidentale...Peintre au service de la cour du duc de Bourgogne Philippe le Bon et des riches habitants des villes prospères comme Bruges et Gand, Jan van Eyck avait un souci phénoménal du détail. L'exposition accueille notamment le formidable Portrait de Jan de Leeuw (1436) du Kunsthistorisch Museum de Vienne : le regard intense et le visage délicatement éclairé de cet orfèvre brugeois - sans doute un ami - lui confèrent une saisissante présence physique quasi réelle. Seul manque le souffle ! "Peu de portraits de cette période sont aussi magnétiques que celui de ce Jan de Leeuw au regard flegmatique", précise le MSK. Parmi d'autres tableaux impressionnants, le Portrait de Baudouin de Lannoy 1435), prêté par la Gemäldegalerie de Berlin. "Le résultat de sa restauration est époustouflant ! C'est le seul portrait toujours existant qui nous donne une idée de la façon dont Van Eyck portraiturait les hommes d'Etat bourguignons", détaille le musée.L'adoration de l'Agneau mystique (1432) constitue la plus grande et importante oeuvre léguée par le maître flamand et son frère Hubert. Tous les acquis de la révolution optique de Van Eyck se sont cristallisés dans ce polyptyque mondialement connu. On peut admirer (de tout près ! ) les huit panneaux des volets extérieurs du retable fermé, répartis sur le parcours de l'exposition. Pour la première fois, les panneaux, restaurés, sont présentés en dehors de la cathédrale gantoise Saint-Bavon. Après l'exposition, ils y retourneront pour rejoindre les panneaux des volets intérieurs du retable. Et jamais plus, ils ne quitteront l'édifice ! Notez déjà qu'un centre de visiteurs flambant neuf ouvrira ses portes, là, en octobre. Grâce à des lunettes de réalité virtuelle vous pourrez voyager dans le passé et vivre l'histoire mouvementée de l'Agneau mystique et de la cathédrale.Les treize salles de l'exposition dévoilent aussi des oeuvres de l'atelier de Jan van Eyck, des copies d'oeuvres disparues du maître et une centaine de fleurons internationaux de l'art de la fin du Moyen Age. L'ensemble permet de placer la technique du peintre, son oeuvre et son influence dans une perspective nouvelle. "Van Eyck, une révolution optique" ambitionne de déclencher chez le visiteur un émerveillement comparable à celui que les contemporains du maître flamand ont dû éprouver en découvrant son art pour la première fois, il y a six-centsans...