Le 22 juin, Luc Vandevenne est le premier membre du groupe de Plus Magazine à être arrivé en haut du Mont Ventoux, en un temps remarquable (1 heure et 53 minutes). Il avait ses raisons d'arriver si vite en haut... C'est que, le même jour, il a voulu escalader le Géant de Provence une seconde fois, avec un handbike.

En hommage, et par amour

Pour ce deuxième défi, il avait deux grandes motivations. Il voulait d'abord et avant tout se préparer à une ascension du Ventoux qu'il réalisera le 13 septembre prochain en handbike, au départ de Malaucène. Un challenge qu'il s'est fixé pour récolter de l'argent pour une opération de charité organisée par la Ligue flamande contre le cancer. Mais il a aussi refait le Ventoux en mémoire d'Andries, le fils de sa compagne Sabine, décédé en janvier dernier.

Luc et Sabine sont en couple depuis 8 ans. Sabine a eu un enfant d'une relation précédente, un fils souffrant de problèmes psychiatriques. Andries était traité pour sa pathologie, ce qui ne l'avait pas empêché de faire une tentative de suicide en 2010, en sautant d'un toit. La tentative avait échoué, mais Andries avait néanmoins perdu définitivement l'usage de ses jambes. " Il se trouvait depuis lors en fauteuil roulant et cherchait à s'adonner à une activité sportive adaptée, explique Luc. Je lui alors suggéré le handbike, sur lequel il se voyait bien. Nous lui en avons dès lors acheté un et il nous a accompagné à plusieurs reprises. Sabine et moi l'encouragions à tenter lui aussi l'ascension du Ventoux avec son handbike. Hélas, cela ne s'est jamais produit. En janvier de cette année, il a effectué une seconde tentative de suicide et, cette fois, ne s'est pas raté. Je savais, à ce moment, que j'avais été sélectionné pour le défi de Plus Magazine. Dès cet instant, l'idée de faire l'ascension du Ventoux une seconde fois, avec le handbike d'Andries, a mûri dans mon esprit. En hommage à lui, et par amour pour Sabine ".

" Totalement choco "

Le 22 juin, Luc a donc redémarré de Sault à midi, avec le handbike. " La première partie s'est relativement bien passée. Une fois dans le rythme, je pouvais continuer à rouler. Mais j'ai remarqué que c'était finalement plus difficile que je ne le pensais. Je faisais une pause chaque heure et j'ai pris le temps de bien manger au ravitaillement... "

3 heures et demies plus tard, Luc atteignait le Chalet Reynard. Sabine l'attendait là pour qu'ils puissent gagner le sommet ensemble. Sur les pentes au paysage lunaire, à proximité du sommet, le handbike n'allait pas plus vite qu'un piéton.

" A partir de ce moment, j'ai vraiment ressenti de la difficulté, explique Luc. A peu près tous les 500 mètres, je devais m'arrêter pour souffler un peu. A chaque fois que je stoppais, Sabine me donnait un coup de pouce juste avant que je n'abandonne. De cette façon, j'ai pu poursuivre tant bien que mal. En baver ensemble, arriver au sommet ensemble. A quelques reprises, j'ai pensé : 'j'arrête ici, c'est trop difficile'. Mais lorsque je regardais la photo d'Andries à qui nous avions attachée au handbike, j'en retirais le courage de poursuivre. A 18 heures, 6 heures après le départ, j'ai atteint le sommet. Je n'avais plus de bras. Dans le jargon des coureurs, on pouvait dire que j'étais 'totalement choco'. "

Il s'en est suivi un grand moment d'émotion : " Dans un petit endroit calme au sommet, Sabine et moi avons répandu des cendres d'Andries, que nous transportions dans un petit tube. Ce qu'il n'a pas pu faire de lui-même, était d'une certaine manière accompli : il a atteint le sommet. "

Le 22 juin, Luc Vandevenne est le premier membre du groupe de Plus Magazine à être arrivé en haut du Mont Ventoux, en un temps remarquable (1 heure et 53 minutes). Il avait ses raisons d'arriver si vite en haut... C'est que, le même jour, il a voulu escalader le Géant de Provence une seconde fois, avec un handbike.Pour ce deuxième défi, il avait deux grandes motivations. Il voulait d'abord et avant tout se préparer à une ascension du Ventoux qu'il réalisera le 13 septembre prochain en handbike, au départ de Malaucène. Un challenge qu'il s'est fixé pour récolter de l'argent pour une opération de charité organisée par la Ligue flamande contre le cancer. Mais il a aussi refait le Ventoux en mémoire d'Andries, le fils de sa compagne Sabine, décédé en janvier dernier.Luc et Sabine sont en couple depuis 8 ans. Sabine a eu un enfant d'une relation précédente, un fils souffrant de problèmes psychiatriques. Andries était traité pour sa pathologie, ce qui ne l'avait pas empêché de faire une tentative de suicide en 2010, en sautant d'un toit. La tentative avait échoué, mais Andries avait néanmoins perdu définitivement l'usage de ses jambes. " Il se trouvait depuis lors en fauteuil roulant et cherchait à s'adonner à une activité sportive adaptée, explique Luc. Je lui alors suggéré le handbike, sur lequel il se voyait bien. Nous lui en avons dès lors acheté un et il nous a accompagné à plusieurs reprises. Sabine et moi l'encouragions à tenter lui aussi l'ascension du Ventoux avec son handbike. Hélas, cela ne s'est jamais produit. En janvier de cette année, il a effectué une seconde tentative de suicide et, cette fois, ne s'est pas raté. Je savais, à ce moment, que j'avais été sélectionné pour le défi de Plus Magazine. Dès cet instant, l'idée de faire l'ascension du Ventoux une seconde fois, avec le handbike d'Andries, a mûri dans mon esprit. En hommage à lui, et par amour pour Sabine ".Le 22 juin, Luc a donc redémarré de Sault à midi, avec le handbike. " La première partie s'est relativement bien passée. Une fois dans le rythme, je pouvais continuer à rouler. Mais j'ai remarqué que c'était finalement plus difficile que je ne le pensais. Je faisais une pause chaque heure et j'ai pris le temps de bien manger au ravitaillement... "3 heures et demies plus tard, Luc atteignait le Chalet Reynard. Sabine l'attendait là pour qu'ils puissent gagner le sommet ensemble. Sur les pentes au paysage lunaire, à proximité du sommet, le handbike n'allait pas plus vite qu'un piéton." A partir de ce moment, j'ai vraiment ressenti de la difficulté, explique Luc. A peu près tous les 500 mètres, je devais m'arrêter pour souffler un peu. A chaque fois que je stoppais, Sabine me donnait un coup de pouce juste avant que je n'abandonne. De cette façon, j'ai pu poursuivre tant bien que mal. En baver ensemble, arriver au sommet ensemble. A quelques reprises, j'ai pensé : 'j'arrête ici, c'est trop difficile'. Mais lorsque je regardais la photo d'Andries à qui nous avions attachée au handbike, j'en retirais le courage de poursuivre. A 18 heures, 6 heures après le départ, j'ai atteint le sommet. Je n'avais plus de bras. Dans le jargon des coureurs, on pouvait dire que j'étais 'totalement choco'. "Il s'en est suivi un grand moment d'émotion : " Dans un petit endroit calme au sommet, Sabine et moi avons répandu des cendres d'Andries, que nous transportions dans un petit tube. Ce qu'il n'a pas pu faire de lui-même, était d'une certaine manière accompli : il a atteint le sommet. "