De nombreuses théories ont vu le jour ces dernières décennies pour expliquer le destin tragique d'Anne Frank et des siens qui vivaient cachés dans la célèbre Annexe située Prinsengracht à Amsterdam. La liste des traîtres potentiels s'est d'ailleurs considérablement allongée au fil des ans mais l'affaire n'avait encore jamais été étudiée comme maintenant. L'équipe, qui réunissait une trentaine d'experts, a pu obtenir des résultats importants grâce à des techniques d'enquête modernes.

L'équipe d'enquêteurs, dirigée par l'ancien agent du FBI Vince Pankoke, est ainsi partie à la recherche de celui qui avait un motif, les connaissances et l'opportunité, et est arrivée à la conclusion que le notaire juif Arnold van den Bergh avait trahi la famille Frank en se basant sur une lettre anonyme qu'Otto Frank (le père de l'adolescente, et seule survivant de la famille, ndlr.) aurait reçu peu après la guerre.

Cette lettre fournirait l'identité du notaire en question qui a trahi la famille. Les enquêteurs ont réussi à trouver une copie de l'original - qu'Otto Frank avait mis en sécurité chez un ami notaire - chez le fils d'un ancien détective.

Membre du Judenrat

Arnold Van den Bergh appartenait au Judenrat, un organe administratif que l'occupant allemand employait pour organiser la déportation des juifs. Selon la déclaration d'un témoin, le Judenrat disposait des adresses qui servaient de cachettes. "Grâce à son appartenance (Van den Berghes, ndlr.) au Conseil juif et à ses contacts avec les forces d'occupation, il a pu se protéger, lui et sa famille, de la déportation pendant longtemps", écrit De Volkskrant. Mais cette protection a pris fin en 1944 et il a tenté désespérément de rester dans les bonnes grâces des Allemands. Peut-être en donnant la liste contenant les adresses des cachettes.

Le journaliste et membre de l'équipe d'enquêteurs Pieter van Twisk admet toutefois que ces preuves ne sont pas concluantes, mais "de toutes les théories sur l'Annexe secrète, celle-ci est la mieux étudiée et la plus probable", a-t-il déclaré au NRC. Van den Bergh avait certainement un motif, des connaissances et une opportunité.

Incapable d'agir

Otto Frank a donc peut-être su qui l'avait trahi, lui et sa famille, après la guerre. Pourtant, il n'a rien fait avec ce renseignement anonyme. Ceci par crainte d'attaques antisémites. De plus, Otto Frank ne voulait pas accabler les enfants du notaire - décédé en 1950, selon Pieter Van Twisk.

Ronald Leopold, le directeur de la Fondation Anne Frank, estime pour sa part que des recherches supplémentaires sont nécessaires. Il s'interroge ainsi sur la lettre et son intention. L'homme n'est par ailleurs pas convaincu que la liste que les chercheurs prétendent que Van den Bergh a transmise aux Allemands, ait réellement existé et d'appeler à la plus grande prudence avant de qualifier quelqu'un de traître aux yeux de l'histoire.

De nombreuses théories ont vu le jour ces dernières décennies pour expliquer le destin tragique d'Anne Frank et des siens qui vivaient cachés dans la célèbre Annexe située Prinsengracht à Amsterdam. La liste des traîtres potentiels s'est d'ailleurs considérablement allongée au fil des ans mais l'affaire n'avait encore jamais été étudiée comme maintenant. L'équipe, qui réunissait une trentaine d'experts, a pu obtenir des résultats importants grâce à des techniques d'enquête modernes. L'équipe d'enquêteurs, dirigée par l'ancien agent du FBI Vince Pankoke, est ainsi partie à la recherche de celui qui avait un motif, les connaissances et l'opportunité, et est arrivée à la conclusion que le notaire juif Arnold van den Bergh avait trahi la famille Frank en se basant sur une lettre anonyme qu'Otto Frank (le père de l'adolescente, et seule survivant de la famille, ndlr.) aurait reçu peu après la guerre. Cette lettre fournirait l'identité du notaire en question qui a trahi la famille. Les enquêteurs ont réussi à trouver une copie de l'original - qu'Otto Frank avait mis en sécurité chez un ami notaire - chez le fils d'un ancien détective. Arnold Van den Bergh appartenait au Judenrat, un organe administratif que l'occupant allemand employait pour organiser la déportation des juifs. Selon la déclaration d'un témoin, le Judenrat disposait des adresses qui servaient de cachettes. "Grâce à son appartenance (Van den Berghes, ndlr.) au Conseil juif et à ses contacts avec les forces d'occupation, il a pu se protéger, lui et sa famille, de la déportation pendant longtemps", écrit De Volkskrant. Mais cette protection a pris fin en 1944 et il a tenté désespérément de rester dans les bonnes grâces des Allemands. Peut-être en donnant la liste contenant les adresses des cachettes. Le journaliste et membre de l'équipe d'enquêteurs Pieter van Twisk admet toutefois que ces preuves ne sont pas concluantes, mais "de toutes les théories sur l'Annexe secrète, celle-ci est la mieux étudiée et la plus probable", a-t-il déclaré au NRC. Van den Bergh avait certainement un motif, des connaissances et une opportunité. Otto Frank a donc peut-être su qui l'avait trahi, lui et sa famille, après la guerre. Pourtant, il n'a rien fait avec ce renseignement anonyme. Ceci par crainte d'attaques antisémites. De plus, Otto Frank ne voulait pas accabler les enfants du notaire - décédé en 1950, selon Pieter Van Twisk.Ronald Leopold, le directeur de la Fondation Anne Frank, estime pour sa part que des recherches supplémentaires sont nécessaires. Il s'interroge ainsi sur la lettre et son intention. L'homme n'est par ailleurs pas convaincu que la liste que les chercheurs prétendent que Van den Bergh a transmise aux Allemands, ait réellement existé et d'appeler à la plus grande prudence avant de qualifier quelqu'un de traître aux yeux de l'histoire.