Arvid, le narrateur, suit sa mère qui a quitté précipitamment la Norvège pour retourner dans son Danemark natal alors qu'elle souffre d'un cancer incurable. Il y a la grisaille de novembre, le vent, la pluie, la mer et aussi les petites déchirures de la vie. Les retrouvailles sont difficiles, il n'est pas le bienvenu. Il se tourne alors sur lui-même et voit que son existence lui échappe, son mariage part à vau l'eau, son boulot est sans intérêt, son engagement politique est dépassé, le mur de Berlin vient de tomber et que reste-t-il de ses rêves ? A la croisée des chemins, il se rend compte qu'il ne deviendra jamais celui qu'il aurait voulu être car le temps passe et vous file entre les doigts tant et tant qu'il est trop tard pour réagir. " Maudit soit le fleuve du temps " est une oeuvre troublante car elle nous met face à nos propres failles, à ce que l'on aurait pu faire et qu'on n'a pas fait, ce qui aurait pu être si ; ah ! si seulement si !

Maudit soit le fleuve du temps de Per Petterson, Gallimard, 236 pp.

Arvid, le narrateur, suit sa mère qui a quitté précipitamment la Norvège pour retourner dans son Danemark natal alors qu'elle souffre d'un cancer incurable. Il y a la grisaille de novembre, le vent, la pluie, la mer et aussi les petites déchirures de la vie. Les retrouvailles sont difficiles, il n'est pas le bienvenu. Il se tourne alors sur lui-même et voit que son existence lui échappe, son mariage part à vau l'eau, son boulot est sans intérêt, son engagement politique est dépassé, le mur de Berlin vient de tomber et que reste-t-il de ses rêves ? A la croisée des chemins, il se rend compte qu'il ne deviendra jamais celui qu'il aurait voulu être car le temps passe et vous file entre les doigts tant et tant qu'il est trop tard pour réagir. " Maudit soit le fleuve du temps " est une oeuvre troublante car elle nous met face à nos propres failles, à ce que l'on aurait pu faire et qu'on n'a pas fait, ce qui aurait pu être si ; ah ! si seulement si ! Maudit soit le fleuve du temps de Per Petterson, Gallimard, 236 pp.