C'est une route qui court de Bruges à la frontière néerlandaise, aussi droite qu'une nationale américaine. Bordée de peupliers, elle longe un canal d'eaux paresseuses aux reflets d'un bleu métallique. En cette saison, la vue porte loin : à l'horizon, on devine quelques rares fermes accrochées à la terre moite des polders. Rien d'autre, si ce n'est un ou deux courageux cyclistes, attaqués sans relâche par un vent puissant qu'aucun obstacle n'arrête. Et puis soudain, sur la droite, se dessine une tour massive. Incongrue, comme surgie de nulle part.
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