Beaucoup d'humour, beaucoup de culture, le sens de l'amitié, une vraie gentillesse non dénuée de répondant lorsqu'on le pique... Voilà Jacques Mercier, cet éternel enfant aux fous rires d'anthologie. Qui ne le connaît pas ? Monsieur Dictionnaire. Monsieur Questions de mots dans Plus magazine, qui nous dévoile chaque mois l'origine d'expressions courantes qu'on utilise sans nécessairement s'interroger. Pourquoi dit-on "être dans les petits papiers de quelqu'un" ? Eh bien, parce qu'au XVIIe siècle... Tous les mois, Jacques Mercier vous offre six perles de cet acabit.

Jacques Mercier et Claude François, P.G.
Jacques Mercier et Claude François © P.G.

Aujourd'hui, après 45 années de carrière en radio et télévision, il sort ses mémoires. Qui, bien sûr, le racontent lui, avec ses joies, ses peines, ses fiertés et ses fêlures. L'adieu à l'alcool. Et le bye bye à la moumoute. Mais en même temps ces mémoires retracent un quasi demi-siècle du monde des médias. Dans ce monde qui a évolué si vite et complètement changé de visage, nous nous sommes rencontrés. C'était dans les années 80. J'ai eu la chance incroyable de travailler à feu Pourquoi Pas ? où nous étions tenus à ne pas garder notre langue dans notre poche et où le politiquement correct n'avait aucune place. Les bons mots volaient, tant dans les articles qu'au café d'à côté, qui s'appelait de manière très attendue "La presse". Collaborateur extérieur, Jacques était une grosse pointure de la radio. C'était une star. Qui côtoyait des stars, qui interviewait Georges Brassens, Nino Ferrer, Marie Laforêt... (anecdotes croustillantes, que je n'ai pas envie de déflorer ici, à retrouver dans le livre). Novice, j'étais impressionnée. D'autant plus qu'il n'avait pas, comme on dit, la grosse tête, n'était pas avare ni d'anecdotes ni de son temps.

Avec le jeune Adamo, P.G.
Avec le jeune Adamo © P.G.

Ce qui me frappe le plus en lisant ces mémoires, c'est à quel point ces années - et là, je parle surtout de celles que je n'ai pas connues - étaient riches en rencontres et créativité. On inventait, on évoluait, on testait, on sortait des clous, on cumulait les expériences... Rien n'était gravé dans le marbre. Ce qui a permis à des journalistes comme Jacques de présenter Forts en tête, la Semaine infernale d'animer Musique au petit-déjeuner, d'écrire des chansons, des livres, de la poésie, de faire des livres pour enfants, de monter sur scène, de devenir spécialiste du chocolat, de monter des projets. Et encore bien d'autres choses. Aujourd'hui encore, Jacques n'arrête pas. Ses journées doivent compter 48h... au moins. En fait, ce qu'il y a derrière tout ce travail, qui ne sent jamais la sueur, c'est la passion.

J'ai aimé ces mémoires qui scotchée. Par intérêt personnel, c'est certain. Mais je retiens surtout un témoignage sensible et sensé d'une époque inédite. Lisez-le, il y a matière à méditer. Et peut-être même à réinventer un peu le monde.

Mes drôles de vies, par Jacques Mercier, éd. Racine, EAN: 9782390251279

Racine
© Racine
Beaucoup d'humour, beaucoup de culture, le sens de l'amitié, une vraie gentillesse non dénuée de répondant lorsqu'on le pique... Voilà Jacques Mercier, cet éternel enfant aux fous rires d'anthologie. Qui ne le connaît pas ? Monsieur Dictionnaire. Monsieur Questions de mots dans Plus magazine, qui nous dévoile chaque mois l'origine d'expressions courantes qu'on utilise sans nécessairement s'interroger. Pourquoi dit-on "être dans les petits papiers de quelqu'un" ? Eh bien, parce qu'au XVIIe siècle... Tous les mois, Jacques Mercier vous offre six perles de cet acabit. Aujourd'hui, après 45 années de carrière en radio et télévision, il sort ses mémoires. Qui, bien sûr, le racontent lui, avec ses joies, ses peines, ses fiertés et ses fêlures. L'adieu à l'alcool. Et le bye bye à la moumoute. Mais en même temps ces mémoires retracent un quasi demi-siècle du monde des médias. Dans ce monde qui a évolué si vite et complètement changé de visage, nous nous sommes rencontrés. C'était dans les années 80. J'ai eu la chance incroyable de travailler à feu Pourquoi Pas ? où nous étions tenus à ne pas garder notre langue dans notre poche et où le politiquement correct n'avait aucune place. Les bons mots volaient, tant dans les articles qu'au café d'à côté, qui s'appelait de manière très attendue "La presse". Collaborateur extérieur, Jacques était une grosse pointure de la radio. C'était une star. Qui côtoyait des stars, qui interviewait Georges Brassens, Nino Ferrer, Marie Laforêt... (anecdotes croustillantes, que je n'ai pas envie de déflorer ici, à retrouver dans le livre). Novice, j'étais impressionnée. D'autant plus qu'il n'avait pas, comme on dit, la grosse tête, n'était pas avare ni d'anecdotes ni de son temps.Ce qui me frappe le plus en lisant ces mémoires, c'est à quel point ces années - et là, je parle surtout de celles que je n'ai pas connues - étaient riches en rencontres et créativité. On inventait, on évoluait, on testait, on sortait des clous, on cumulait les expériences... Rien n'était gravé dans le marbre. Ce qui a permis à des journalistes comme Jacques de présenter Forts en tête, la Semaine infernale d'animer Musique au petit-déjeuner, d'écrire des chansons, des livres, de la poésie, de faire des livres pour enfants, de monter sur scène, de devenir spécialiste du chocolat, de monter des projets. Et encore bien d'autres choses. Aujourd'hui encore, Jacques n'arrête pas. Ses journées doivent compter 48h... au moins. En fait, ce qu'il y a derrière tout ce travail, qui ne sent jamais la sueur, c'est la passion. J'ai aimé ces mémoires qui scotchée. Par intérêt personnel, c'est certain. Mais je retiens surtout un témoignage sensible et sensé d'une époque inédite. Lisez-le, il y a matière à méditer. Et peut-être même à réinventer un peu le monde. Mes drôles de vies, par Jacques Mercier, éd. Racine, EAN: 9782390251279