Depuis le village hôtelier de Casa Oliva, dans la petite localité de Bargni, nous admirons un paysage époustouflant. A perte de vue, on n'aperçoit que de douces collines, ponctuées ça et là de petites fermes. " Au Moyen Âge, le "borgo" comptait environ 200 habitants, expliquent les exploitants, Mateo et Luciana. Ils vivaient surtout de l'exploitation du bois mais, au XXe siècle, le village s'est vidé jusqu'à ne plus compter que 16 habitants. " C'est pourquoi il a été décidé, il y a vingt ans, de restaurer le petit village et d'y aménager des logements de vacances, avec un restaurant.

De jolies plages

Cet endroit isolé constitue un point de départ idéal pour explorer la province Pesaro e Urbino, au nord des Marches. Nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres de la côte adriatique. Dans l'autre direction, à même distance, s'étend la région montagneuse autour d'Urbino. La ville la plus proche est Fano. Les murs et l'arc de triomphe de l'époque d'Auguste sont toujours debout. Aujourd'hui, Fano est une joyeuse ville balnéaire qui compte deux plages et un petit port de pêche. Dans le centre historique sans voiture, l'atmosphère est toujours animée et conviviale. Un peu plus au nord se trouve Pesaro, une station balnéaire connue dont le centre-ville regorge de cyclistes. Ici, les habitants sont surtout fiers de Giacomo Rossini, dont la statue trône sur la place intérieure du conservatoire, qui porte son nom. De même, la maison natale du compositeur du Barbier de Séville a été transformée en musée et, chaque année, l'imposant Teatro Rossini organise un festival d'opéra. Un peu plus au sud, déjà dans la province d'Ancône, on trouve le Parco Naturale del Conero, qui possède le plus beau littoral de la région. La route de vingt kilomètres qui passe par le Monte Conero offre de magnifiques panoramas sur les falaises et les plages. Le village médiéval de Sirolo possède une magnifique plage de sable blanc et, sur la baie de Portonovo, juste derrière la plage, s'élèvent de verdoyantes montagnes. Le vieux fort napoléonien y a maintenant été transformé en hôtel de luxe.

La ville idéale

En retournant vers l'intérieur des terres, en direction d'Urbino, les collines se font de plus en plus abruptes. Urbino est moins connue qu'Assise, par exemple, mais est l'une des plus belles villes d'art d'Italie. De loin, on voit déjà surgir la silhouette de la ville, avec ses étonnantes tours. Une fois arrivés, une solide montée nous attend pour rejoindre le centre historique, mais la récompense en vaut la peine : on se croirait revenu à l'époque du duc Federico da Montefeltro. Au XVe siècle, il a su attirer tous les grands artistes de son temps à Urbino, où il a essayé de créer une ville idéale. Son immense palais, le Palazzo Ducale, abrite aujourd'hui la Galerie Nationale des Marches, qui possède notamment des oeuvres de Raphaël, du Titien et de Piero de la Francesca. C'est également ici que se trouve la célèbre oeuvre La ville idéale, l'un des symboles de la Renaissance. La route panoramique continue dans les montagnes jusqu'à la presque aussi pittoresque Urbania, où le duc possédait sa résidence secondaire et où il a également fait construire un Palazzo Ducale, plus modeste il est vrai.

Notre dernière halte est la localité d' Aqualunga, surtout connue pour ses variétés de truffes. La foire internationale annuelle attire des gourmets venus de toute l'Europe, mais les touristes viennent également y admirer la Gola del Furbo, une gorge spectaculaire.

Pratique

Y aller : à partir de mai, la compagnie aérienne low cost Windjet volera deux fois par semaine de Bruxelles à Forli, à moins de 100 kilomètres des Marches. Infos : www.windjet.com, tel.

tel. 02 712 64 30

Se loger : Belvilla loue des maisons de vacances de

caractère dans la région, tel.

tel. 03 275 05 05, info@belvilla.be et www.belvilla.be

Infos : Office italien du tourisme, avenue Louise 176, Bruxelles. tel. 02 674 11 54 et www.enit.be et www.turismo.pesarourbino.it

Depuis le village hôtelier de Casa Oliva, dans la petite localité de Bargni, nous admirons un paysage époustouflant. A perte de vue, on n'aperçoit que de douces collines, ponctuées ça et là de petites fermes. " Au Moyen Âge, le "borgo" comptait environ 200 habitants, expliquent les exploitants, Mateo et Luciana. Ils vivaient surtout de l'exploitation du bois mais, au XXe siècle, le village s'est vidé jusqu'à ne plus compter que 16 habitants. " C'est pourquoi il a été décidé, il y a vingt ans, de restaurer le petit village et d'y aménager des logements de vacances, avec un restaurant. Cet endroit isolé constitue un point de départ idéal pour explorer la province Pesaro e Urbino, au nord des Marches. Nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres de la côte adriatique. Dans l'autre direction, à même distance, s'étend la région montagneuse autour d'Urbino. La ville la plus proche est Fano. Les murs et l'arc de triomphe de l'époque d'Auguste sont toujours debout. Aujourd'hui, Fano est une joyeuse ville balnéaire qui compte deux plages et un petit port de pêche. Dans le centre historique sans voiture, l'atmosphère est toujours animée et conviviale. Un peu plus au nord se trouve Pesaro, une station balnéaire connue dont le centre-ville regorge de cyclistes. Ici, les habitants sont surtout fiers de Giacomo Rossini, dont la statue trône sur la place intérieure du conservatoire, qui porte son nom. De même, la maison natale du compositeur du Barbier de Séville a été transformée en musée et, chaque année, l'imposant Teatro Rossini organise un festival d'opéra. Un peu plus au sud, déjà dans la province d'Ancône, on trouve le Parco Naturale del Conero, qui possède le plus beau littoral de la région. La route de vingt kilomètres qui passe par le Monte Conero offre de magnifiques panoramas sur les falaises et les plages. Le village médiéval de Sirolo possède une magnifique plage de sable blanc et, sur la baie de Portonovo, juste derrière la plage, s'élèvent de verdoyantes montagnes. Le vieux fort napoléonien y a maintenant été transformé en hôtel de luxe. En retournant vers l'intérieur des terres, en direction d'Urbino, les collines se font de plus en plus abruptes. Urbino est moins connue qu'Assise, par exemple, mais est l'une des plus belles villes d'art d'Italie. De loin, on voit déjà surgir la silhouette de la ville, avec ses étonnantes tours. Une fois arrivés, une solide montée nous attend pour rejoindre le centre historique, mais la récompense en vaut la peine : on se croirait revenu à l'époque du duc Federico da Montefeltro. Au XVe siècle, il a su attirer tous les grands artistes de son temps à Urbino, où il a essayé de créer une ville idéale. Son immense palais, le Palazzo Ducale, abrite aujourd'hui la Galerie Nationale des Marches, qui possède notamment des oeuvres de Raphaël, du Titien et de Piero de la Francesca. C'est également ici que se trouve la célèbre oeuvre La ville idéale, l'un des symboles de la Renaissance. La route panoramique continue dans les montagnes jusqu'à la presque aussi pittoresque Urbania, où le duc possédait sa résidence secondaire et où il a également fait construire un Palazzo Ducale, plus modeste il est vrai. Notre dernière halte est la localité d' Aqualunga, surtout connue pour ses variétés de truffes. La foire internationale annuelle attire des gourmets venus de toute l'Europe, mais les touristes viennent également y admirer la Gola del Furbo, une gorge spectaculaire.