On se rend plus précisément à Amel, un petit village dans les Cantons de l'Est. Les paysages boisés, la quiétude des lieux, les panneaux en allemand...Il plane ici comme un agréable air de vacances. On pousse la porte de l'entreprise familiale Montenauer Schinkenräucherei. En une seconde, l'odeur de fumée envahit nos narines et excite nos papilles.

On entame directement la visite gratuite par le visionnage d'une courte vidéo (en français, ouf !). Puis, on suit le parcours instructif des diverses étapes de la production artisanale du fameux jambon grâce à de brefs panneaux didactiques et en jetant un oeil curieux à travers les vitres qui permettent (en semaine) d'observer les employés au travail. "Après avoir été minutieusement désossés, le jambon et la noix d'Ardenne sont d'abord frottés à la main avec du sel, du poivre, de l'ail et... le reste, c'est top secret ! Eh oui, tout est transparent ici sauf le mélange d'épices qui donne cette saveur et cet arôme intenses à nos charcuteries", sourit le passionné Sascha Rohs, co-directeur.

montenauer.com
© montenauer.com

Après le salage, il y a plusieurs semaines de maturation puis un bain de dessalage dans de l'eau. Et pas n'importe laquelle ! "L'eau provient directement de notre source, ici, à cent mètres de profondeur." Vient ensuite l'étape du fumage au bois de hêtre et aux baies de genévriers, selon un savoir-faire ancestral. Fascinant...

"Nos produits demandent beaucoup d'amour et de temps !" Du désossage du cochon à l'emballage, il faut compter 3 mois pour une noix d'Ardenne à 6 mois minimum pour le jambon d'Ardenne. Mais les visiteurs ne doivent évidemment pas patienter aussi longtemps pour laisser fondre sur leur langue un savoureux morceau de ces charcuteries de caractère. Rendez-vous au chalet en bois, faisant office de boutique, pour déguster toutes sortes de salaisons maison (si les mesures sanitaires liées au coronavirus le permettent) et acheter des coffrets cadeaux ou, pour les moins gourmands, une bouteille d'eau de source.

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Autre souvenir, imposé celui-là, l'arôme de fumé accroché à vos cheveux et vêtements ! Pourquoi ne pas tenter de vous en débarrasser en flânant, à pied ou vélo, sur l'ancien tracé de la Vennbahn, un magnifique RAVeL qui passe juste derrière l'entreprise ? Pssst... Si la visite vous a ouvert l'appétit, la brasserie voisine "Terminus" sert des assiettes de charcuteries du terroir. Bon appétit !

On se rend plus précisément à Amel, un petit village dans les Cantons de l'Est. Les paysages boisés, la quiétude des lieux, les panneaux en allemand...Il plane ici comme un agréable air de vacances. On pousse la porte de l'entreprise familiale Montenauer Schinkenräucherei. En une seconde, l'odeur de fumée envahit nos narines et excite nos papilles. On entame directement la visite gratuite par le visionnage d'une courte vidéo (en français, ouf !). Puis, on suit le parcours instructif des diverses étapes de la production artisanale du fameux jambon grâce à de brefs panneaux didactiques et en jetant un oeil curieux à travers les vitres qui permettent (en semaine) d'observer les employés au travail. "Après avoir été minutieusement désossés, le jambon et la noix d'Ardenne sont d'abord frottés à la main avec du sel, du poivre, de l'ail et... le reste, c'est top secret ! Eh oui, tout est transparent ici sauf le mélange d'épices qui donne cette saveur et cet arôme intenses à nos charcuteries", sourit le passionné Sascha Rohs, co-directeur. Après le salage, il y a plusieurs semaines de maturation puis un bain de dessalage dans de l'eau. Et pas n'importe laquelle ! "L'eau provient directement de notre source, ici, à cent mètres de profondeur." Vient ensuite l'étape du fumage au bois de hêtre et aux baies de genévriers, selon un savoir-faire ancestral. Fascinant... "Nos produits demandent beaucoup d'amour et de temps !" Du désossage du cochon à l'emballage, il faut compter 3 mois pour une noix d'Ardenne à 6 mois minimum pour le jambon d'Ardenne. Mais les visiteurs ne doivent évidemment pas patienter aussi longtemps pour laisser fondre sur leur langue un savoureux morceau de ces charcuteries de caractère. Rendez-vous au chalet en bois, faisant office de boutique, pour déguster toutes sortes de salaisons maison (si les mesures sanitaires liées au coronavirus le permettent) et acheter des coffrets cadeaux ou, pour les moins gourmands, une bouteille d'eau de source. Autre souvenir, imposé celui-là, l'arôme de fumé accroché à vos cheveux et vêtements ! Pourquoi ne pas tenter de vous en débarrasser en flânant, à pied ou vélo, sur l'ancien tracé de la Vennbahn, un magnifique RAVeL qui passe juste derrière l'entreprise ? Pssst... Si la visite vous a ouvert l'appétit, la brasserie voisine "Terminus" sert des assiettes de charcuteries du terroir. Bon appétit !