"Le premier dessin connu d'Hergé a été réalisé lorsqu'il avait 4 ans. On y voit une locomotive et une voiture à un passage à niveau", raconte Dominique Maricq, spécialiste de l'oeuvre d'Hergé. Et connaissez-vous l'origine de la fameuse houppette ? "Dans le premier album, Tintin au pays des Soviets (1929), le reporter vole une voiture décapotable et, avec l'accélération et le vent, une mèche s'est redressée sur le sommet de sa tête!", poursuit le jeune retraité qui ne tarit pas d'anecdotes.

Quatre voitures d'Hergé

Georges Remi, dit Hergé, aimait les voitures sportives et adorait la vitesse mais seulement quatre de ses voitures seront représentées dans les 24 albums de Tintin. Ainsi, l'Opel Olympia cabriolet du Sceptre d'Ottokar est la même que celle qu'il possédait en 1938. Ce fut sa première voiture alors qu'il avait 31 ans. L'auteur belge a aussi été propriétaire d'une Impéria Mésange (1940) telle que celle remorquée par une dépanneuse dans Le Crabe aux pinces d'or. Il a également eu une Lancia Aprilia semblable à celle conduite par le reporter Au pays de l'or noir. "Une excellente petite voiture qui, à l'époque, se tapait facilement le 140!", disait-il. Enfin, Hergé a conduit une Porsche 356 de couleur bleue qui figure discrètement dans le grand rassemblement automobile du rallye du Volant Club, organisé par Séraphin Lampion à Moulinsart. Un modèle visible dans la dernière vignette de Coke en stock. Dans l'atrium du Musée Hergé, on peut admirer, en grandeur nature, une des autres voitures représentées dans cette planche de l'album: une Isetta blanche, mignonne comme tout!

Olivia van de Putte
© Olivia van de Putte

Le souci du détail

Hergé a toujours travaillé en recourant à de la documentation avec notamment des illustrations et photos qu'il découpait dans des revues. C'était sa banque d'images à lui. L'exposition "En voiture avec Tintin" permet d'observer tant le souci de la précision dans la reproduction de bolides contemporains de l'auteur, qui l'ont marqué de près ou de loin, que les petits détails différenciant les voitures des albums de celles de la réalité. Dans les premiers albums, la qualité de l'authenticité de la voiture n'était pas toujours au rendez-vous car Hergé s'amusait à apporter son propre style esthétique et graphique aux carrosseries. A partir des années cinquante, il s'entoure de personnes maniaques du trait comme Bob de Moor et Jacques Martin, indique Dominique Maricq. Si elles font parfois juste une apparition discrète dans les BD, les voitures sont souvent représentées dans des séquences dynamiques où l'automobile devient quasi un personnage à part entière entre autres dans les courses-poursuites s'étalant sur plusieurs pages.

Olivia van de Putte
© Olivia van de Putte

Dix-huit maquettes

Plusieurs éléments de documentation d'Hergé sont présentés dans cette exposition, des photos, des croquis, des planches, de même que dix-huit maquettes représentant les véhicules phares des aventures de Tintin, replacées dans leur contexte. Un carnet quiz (offert à l'entrée) permettra de vérifier si vous avez été bien attentifs lors de la visite! Au fait, ne partez pas sans avoir fait un crochet dans la salle de cinéma. Là, une vidéo dévoile, en avant-première, quelques planches de la colorisation en cours la version originale de l'album Tintin en Amérique (1932).

"En voiture avec Tintin". Musée Hergé, 26 rue du Labrador, 1348 Ottignies-Louvain-la-Neuve. Jusqu'à la fin de l'été. Prix: 12 €. Infos: www.museeherge.com

"Le premier dessin connu d'Hergé a été réalisé lorsqu'il avait 4 ans. On y voit une locomotive et une voiture à un passage à niveau", raconte Dominique Maricq, spécialiste de l'oeuvre d'Hergé. Et connaissez-vous l'origine de la fameuse houppette ? "Dans le premier album, Tintin au pays des Soviets (1929), le reporter vole une voiture décapotable et, avec l'accélération et le vent, une mèche s'est redressée sur le sommet de sa tête!", poursuit le jeune retraité qui ne tarit pas d'anecdotes.Georges Remi, dit Hergé, aimait les voitures sportives et adorait la vitesse mais seulement quatre de ses voitures seront représentées dans les 24 albums de Tintin. Ainsi, l'Opel Olympia cabriolet du Sceptre d'Ottokar est la même que celle qu'il possédait en 1938. Ce fut sa première voiture alors qu'il avait 31 ans. L'auteur belge a aussi été propriétaire d'une Impéria Mésange (1940) telle que celle remorquée par une dépanneuse dans Le Crabe aux pinces d'or. Il a également eu une Lancia Aprilia semblable à celle conduite par le reporter Au pays de l'or noir. "Une excellente petite voiture qui, à l'époque, se tapait facilement le 140!", disait-il. Enfin, Hergé a conduit une Porsche 356 de couleur bleue qui figure discrètement dans le grand rassemblement automobile du rallye du Volant Club, organisé par Séraphin Lampion à Moulinsart. Un modèle visible dans la dernière vignette de Coke en stock. Dans l'atrium du Musée Hergé, on peut admirer, en grandeur nature, une des autres voitures représentées dans cette planche de l'album: une Isetta blanche, mignonne comme tout!Hergé a toujours travaillé en recourant à de la documentation avec notamment des illustrations et photos qu'il découpait dans des revues. C'était sa banque d'images à lui. L'exposition "En voiture avec Tintin" permet d'observer tant le souci de la précision dans la reproduction de bolides contemporains de l'auteur, qui l'ont marqué de près ou de loin, que les petits détails différenciant les voitures des albums de celles de la réalité. Dans les premiers albums, la qualité de l'authenticité de la voiture n'était pas toujours au rendez-vous car Hergé s'amusait à apporter son propre style esthétique et graphique aux carrosseries. A partir des années cinquante, il s'entoure de personnes maniaques du trait comme Bob de Moor et Jacques Martin, indique Dominique Maricq. Si elles font parfois juste une apparition discrète dans les BD, les voitures sont souvent représentées dans des séquences dynamiques où l'automobile devient quasi un personnage à part entière entre autres dans les courses-poursuites s'étalant sur plusieurs pages.Plusieurs éléments de documentation d'Hergé sont présentés dans cette exposition, des photos, des croquis, des planches, de même que dix-huit maquettes représentant les véhicules phares des aventures de Tintin, replacées dans leur contexte. Un carnet quiz (offert à l'entrée) permettra de vérifier si vous avez été bien attentifs lors de la visite! Au fait, ne partez pas sans avoir fait un crochet dans la salle de cinéma. Là, une vidéo dévoile, en avant-première, quelques planches de la colorisation en cours la version originale de l'album Tintin en Amérique (1932).