Les végétaux exotiques survivent désormais à des températures aussi extrêmes que celles de la Laponie. Un chercheur belge, Jonas Lembrechts (Université d'Anvers), vient d'en faire la découverte. On considérait jusqu'à présent la montagne comme une sorte de refuge ultime, le seul environnement où les espèces agressives ne risquaient pas de s'enraciner. Dans ces régions au climat froid, seule la flore locale pouvait s'adapter et durer... du moins le pensait-on.

Mais voilà que l'étude anversoise vient démontrer la capacité des plantes exotiques à s'implanter bien au-delà du cercle polaire, dans les zones les moins hospitalières de la planète. Explication : c'est l'homme qui les a amenées là. "Les espèces exotiques entament leur périple invasif au pied des montagnes et grimpent progressivement en suivant les routes et les sentiers pédestres. Les graines s'accrochent aux mottes de boue fixées aux roues des voitures et aux semelles des chaussures. C'est ainsi qu'elles voyagent et prennent de l'altitude", explique Jonas Lembrechts.

Un lift bien involontaire

L'écosystème montagnard est extrêmement vulnérable face aux conquérantes. "Dans la vallée, la présence des plantes exotiques se limite aux talus, mais dans la montagne elles se mêlent plus facilement à la végétation locale jusque là intacte", poursuit Jonas Lembrechts. Les plantes indigènes sont alors menacées. "Les plantes septentrionales d'altitude ne sont pas préparées à subir les assauts d'envahisseurs venus de la vallée. La grande variété d'écosystèmes en montagne explique peut-être pourquoi les plantes exotiques finissent toujours pas trouver un terrain favorable. Marcheurs et randonneurs doivent savoir qu'ils transportent involontairement des chevaux de Troie sous leurs semelles ." Pour éviter cela, nettoyez votre équipement de randonnée avant de vous mettre en route. Sans quoi vous offrirez aux graines importunes un lift bien involontaire."

Les végétaux exotiques survivent désormais à des températures aussi extrêmes que celles de la Laponie. Un chercheur belge, Jonas Lembrechts (Université d'Anvers), vient d'en faire la découverte. On considérait jusqu'à présent la montagne comme une sorte de refuge ultime, le seul environnement où les espèces agressives ne risquaient pas de s'enraciner. Dans ces régions au climat froid, seule la flore locale pouvait s'adapter et durer... du moins le pensait-on.Mais voilà que l'étude anversoise vient démontrer la capacité des plantes exotiques à s'implanter bien au-delà du cercle polaire, dans les zones les moins hospitalières de la planète. Explication : c'est l'homme qui les a amenées là. "Les espèces exotiques entament leur périple invasif au pied des montagnes et grimpent progressivement en suivant les routes et les sentiers pédestres. Les graines s'accrochent aux mottes de boue fixées aux roues des voitures et aux semelles des chaussures. C'est ainsi qu'elles voyagent et prennent de l'altitude", explique Jonas Lembrechts.L'écosystème montagnard est extrêmement vulnérable face aux conquérantes. "Dans la vallée, la présence des plantes exotiques se limite aux talus, mais dans la montagne elles se mêlent plus facilement à la végétation locale jusque là intacte", poursuit Jonas Lembrechts. Les plantes indigènes sont alors menacées. "Les plantes septentrionales d'altitude ne sont pas préparées à subir les assauts d'envahisseurs venus de la vallée. La grande variété d'écosystèmes en montagne explique peut-être pourquoi les plantes exotiques finissent toujours pas trouver un terrain favorable. Marcheurs et randonneurs doivent savoir qu'ils transportent involontairement des chevaux de Troie sous leurs semelles ." Pour éviter cela, nettoyez votre équipement de randonnée avant de vous mettre en route. Sans quoi vous offrirez aux graines importunes un lift bien involontaire."